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Présentation à l’Épopée du dispositif d’équipement de 55 collèges de Marseille avec le "Livre Géant Laïcité"

samedi 26 juin 2021

C’est à l’Épopée* que vient d’être présenté le dispositif d’équipement et d’accompagnement des 55 Collèges de Marseille avec le "Livre géant Laïcité" pour chaque CDI (Centre de Documentation et d’Information). Afin de répondre aux attentes des enseignants et CDI, concernant un outil support pédagogique autour de la Laïcité abordée de manière simple et ludique ; chacun des 55 collèges publics marseillais grâce au soutien de la Fondation Hashtag Marseille, se voit recevoir une dotation Kit de 50 livres géants Laïcité personnalisés (Synergie Family / Education nationale), d’affiches et de fiches pédagogiques d’accompagnement. Munis de ces éléments, les professeurs documentalistes des CDI pourront initier des actions autour de cette valeur essentielle du vivre-ensemble à Marseille, en étant accompagnés s’ils le souhaitent par les équipes d’animation de Synergie Family .

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François Grouard "Synergie Family" et Jean-Michel Aupy de "Hors Pistes "©Mireille Bianciotto

Entretien avec Jean-Michel Aupy, ancien dessinateur devenu directeur de l’agence éditrice aixoise Hors Pistes du “ Livre géant Laïcité ”

Destimed : Vous venez de sortir le grand livre de la laïcité. Pouvez-vous vous présenter ?
Jean-Michel Aupy : Je dirige hors-pistes éditions qui est basé à Aix-en-Provence, deux petits détails, ce n’est pas le grand livre de la laïcité mais le Livre géant laïcité et, là, aujourd’hui, nous le diffusons sur les 55 collèges de Marseille. Ce livre est déjà sorti il y a 3 ans. Et, c’est un livre que l’on a sorti à la suite des attentats de Charlie.

Vous dites on, vous dites nous, de qui s’agit-il ? Êtes-vous un des auteurs de ce lLvre géant Laïcité ?
Je suis l’initiateur du projet mais on est une dizaine de personnes à avoir travaillé dessus. Ce livre est né à la suite des attentats de Charlie où je me suis dit que c’était bien de s’émouvoir mais qu’il fallait à tout prix faire de la pédagogie autour de la laïcité parce que la laïcité encore, aujourd’hui, beaucoup de monde en parle mais pas beaucoup de monde ne l’explique. J’ai considéré qu’il était nécessaire d’établir un livre, un outil pédagogique simple, accessible à tous, pour faire comprendre cette valeur républicaine et ce principe qui est fondamental pour vivre ensemble.

Vous n’êtes pas de l’Éducation nationale alors quel rapport avez-vous avec celle-ci qui a une charte de la laïcité et qui a mis en place un système pour aborder ces questions de laïcité, de valeurs de la République, au niveau académique et national...?
Quand j’ai sorti ce livre, j’ai tout de suite voulu avoir des validations, puisque des livres sur la laïcité, vous en avez à peu près un qui sort par semaine. Quelle légitimité, moi, j’avais pour sortir ce bouquin-là ? Aucune. Je tenais à en avoir une donc j’ai été d’abord, avec les maquettes, à l’observatoire de la laïcité, voir Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène, en sachant que, dès le départ, quand je disais qu’on était plusieurs, j’ai demandé au niveau des textes à Alain Cabras, ex-prof de Sciences Po, très proche de Philippe Seguin et Gérard Scemama de l’Observatoire de la laïcité de Provence très proche de Christiane Taubira, de me faire les textes. Donc deux personnes politiquement, différentes mais pas du tout opposées, sur ce principe-là, justement.

On a fait la synthèse de leurs écrits que j’ai dessinés, et, ensuite, on a présentés ce livre à l’Observatoire de la laïcité. Après l’avoir fait validé- on a eu 16 navettes avec l’Observatoire pour la validation- on l’a présenté au président de la République. Il nous a invité à contacter Jean-Michel Blanquer, pour avoir la validation de l’Éducation nationale. Le ministre a demandé au recteur d’Aix-Marseille de nommer une commission pour travailler avec nous parce que l’Éducation nationale n’a pas, vraiment des outils adaptés, des outils pédagogiques, couvrant tous les spectres de la laïcité, il y a une charte de la laïcité mais il n’y a pas de véritables outils.

On a travaillé pendant 6 mois avec 12 personnes de l’Éducation nationale, du rectorat pour avoir la validation de l’Éducation nationale. Ensuite on a dupliqué, personnalisé ce livre, pour, aujourd’hui, 84 mairies et on en a sorti à plus de 100 000 exemplaires, et là, maintenant, avec Synergie Family, on passe à une étape supplémentaire, à savoir que nous, on fournit les livres et vous avez Synergie Family qui est basée à Marseille et qui opère dans toute la France, qui fait l’accompagnement pédagogique, autour du livre, en proposant des choses fort originales pour les collèges, pour les lycées...

Alors maintenant quel financement pour ce livre géant ?
Il y a deux types de financement déjà l’exemple de Marseille qui est assez intéressant, aujourd’hui pour les 55 collèges que l’on va équiper en livres. On n’avait aucun financement public, tout a été fait par le privé à savoir une Fondation qui s’appelle, « Hashtag Marseille », dont le président est Christophe Baralotto, qui a financé l’intégralité de plus de 3 000 livres et toute l’opération pédagogique qui va avec pour les 55 collèges de Marseille.

Pour quel montant ?
En gros cela fait environ 7 000 € donc c’est un financement essentiellement privé en collaboration, bien sûr, avec l’Éducation nationale qui va se charger à travers les CDI de faire des animations autour du Livre Géant Laïcité et, je l’espère, avec Synergie Family qui, si on lui demande, va accompagner les enseignants qui veulent faire, un plus, en animations pédagogiques.

Vous avez parlé de 12 personnes qui vous ont aidé autour de la mise en forme de ce livre. Est-ce que vous allez continuer à travailler, je reprends l’idée, avec les référents laïcité, du groupe Valeurs de la République du rectorat ?
Absolument, c’est déjà enclenché depuis le mois de décembre où à la suite de la mort de Samuel Paty, avec une vingtaine d’enseignants, supervisés par Rodrigues Coutouly qui est directeur de collège et Evelyne Bechtold, qui est inspectrice de philosophie. On a réuni avec l’Éducation nationale une vingtaine d’enseignants. On a terminé la partie texte et on va sortir un nouveau livre qui s’appelle, « Vivre libres ». On aborde, dans ce nouveau livre qui va sortir le 17 octobre, pour le jour anniversaire de la mort de Samuel Paty, tous les sujets qui fâchent, à savoir, comment organiser une minute de silence après un attentat, comment aborder la question du révisionnisme, comment aborder l’égalité fille-garçon en fonction des religions...

Vous avez parlé d’exemplaires qui vont être donnés à 55 collèges marseillais, combien cela fait d’exemplaires au total. Et quelle est la diffusion à venir, du premier et du deuxième livre ?
Sur Marseille, chaque CDI des collèges publics de Marseille, il y en a 55, vont recevoir 50 livres en petit format et un ou deux livres en format géant, plus des affiches, plus des fiches pédagogiques d’accompagnement pour les aider à parler de ce livre.

Pourquoi les CDI ?
Un CDI dans un collège ou dans un lycée, c’est un peu la plaque tournante, c’est là, où beaucoup de choses se passent. Vous avez les profs doc qui sont les profs qui sont dans les CDI, qui sont des gens dont on ne parle pas beaucoup et qui, pourtant, ont une place absolument énorme dans un collège. Il y a avec eux une liberté de paroles qui n’est pas la même que vis à vis d’un professeur classique. Il y a une approche différente et il faut absolument se servir de ces endroits-là et, surtout, de ces profs-là, pour mener des actions autour de la laïcité.

Le livre est-il diffusé hors du Département ?
Oui, vous avez une diffusion, selon les villes qui en font la demande. Actuellement, vous avez, par exemple, sur toute la Bourgogne Franche-Comté, une grosse diffusion, puisque vous avez la version géante du livre, en 2,20 m, format exposition, qui est en cours de livraison dans chacune des préfectures et dans les grandes villes à travers les Ligues de l’enseignement de Bourgogne Franche-Comté. Dans le Var, vous avez l’association des maires du Var, qui fait un très beau boulot avec nous qui fait tourner l’exposition et vous avez un certain nombre de communes, comme Bandol, récemment Cotignac et d’autres qui arrivent qui nous suivent et notamment, Monsieur Falco qui vient de signer l’éditorial, pour l’ensemble du Var, maintenant qu’il est élu président des maires du Var.

Là, est-ce que c’est vous qui vous occupez de cette commercialisation ou est-ce que vous êtes aidés par l’Éducation nationale, il y a 30 académies, en France ?
Au niveau des 30 académies pour l’instant, trois nous suivent, Aix-Marseille, Bourgogne Franche Comté. J’espère que Limoges va nous suivre bientôt, mais on y va, petit à petit...

C’est vous qui accomplissez cette démarche ?
C’est nous qui faisons cette démarche-là de les contacter. Les réseaux sociaux nous aident énormément puisque on est très présents. Les médias nous aident aussi, pas mal, mais on est une toute petite boîte d’Aix.

Propos recueillis Par Mireille BIANCIOTTO

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Le "Livre Géant Laïcité" et l’ouvrage qui sortira le 17 octobre "Vivre Libres" © Mireille Bianciotto

Synergie Family est une association qui s’implique depuis plus de 10 ans dans le développement d’actions à fortes valeurs éducatives au bénéfice de l’enfance, de la jeunesse et de la famille

Entretien avec François Grouard, Synergie Family Association qui s’implique depuis plus de 10 ans dans le développement d’actions à fortes valeurs éducatives au bénéfice de l’enfance, de la jeunesse et de la famille.

Destimed : vous êtes de Synergie Family. Quel est votre rôle dans la diffusion du Livre géant Laïcité dans les 55 collèges de Marseille ?
François Grouard : C’est tout simple, c’est Jean-Michel Aupy qui s’est adressé à nous pour pouvoir intervenir, en plus de la diffusion du livre géant de la laïcité, pour pouvoir apporter notre vision ludo-pédagogique. Nous allons d’ailleurs montrer à l’Éducation nationale comment on peut aborder la laïcité, via un « escape game », un « laïciné », un atelier d’écriture. Trois formats qui peuvent être développés aussi bien sur Marseille, sur Paris, sur Mulhouse, là, où nous sommes implantés, en tous les cas.

Je vois bien qu’il y a une innovation pédagogique dans cette présentation vous pouvez revenir sur une ou deux ?
La laïcité est un sujet, pas évident, pour personne donc on essaie d’apporter à l’Éducation nationale des choses simples, aborder simplement ce thème-là par un « escape game ». Les participants vont pouvoir construire un parcours, construire leur laïcité, en tout cas, et, surtout, mettre leur doigt dedans, ce qui permettra au professeur de pourvoir travailler, plus simplement la question.

Vous avez parlé d’escape game, est-ce que ce jeu est sur nos smartphones ?
Non, c’est vraiment un jeu qui est en présentiel. On joue, il y a des codes à trouver, il y a des coffres à ouvrir, pour accéder aux valeurs de la République. Il y a un système de balance, et, donc il faut mettre les poids liberté, égalité, fraternité. Cet équilibre permettra d’ouvrir un coffre ouvrant l’accès à l’hymne national avec un système. Alors il faudra le jouer, pour le comprendre, avec les différentes religions que l’on met sur les touches d’un piano. Quand on appuie dans un ordre, sur les religions cela joue l’hymne national, en fait, ce sont des choses toutes simples. On a aussi le format « Laïciné », là, c’est sur une semaine, c’est de créer un court métrage, avec un groupe de jeunes apprenants, sur le problème de la laïcité. On a aussi l’atelier d’écriture, qui est, à peu près la même chose mais qui est sur 3 jours qui vise à monter une pièce de théâtre, une mini pièce de théâtre, à termes, sur la réussite.

Je reviens sur le film, est-ce que c’est un film fait avec le portable, les jeunes en font ?
Oui, effectivement, c’est un film réalisé avec caméra ou portable et le montage est fait aussi avec eux. Il y a tout un process, comment aborder la laïcité, réaliser le montage, le son et, ensuite la diffusion. A qui on le montre et comment on le montre, on l’explique à ses collègues enfin à d’autres classes. C’est la classe de 3e qui fait cela, qui va le montrer aux 5e aux 4e.

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO


Entretien avec Eric Rusterholtz représentant le recteur Bernard Beignier

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Eric Rusterholtz référent laïcité, valeurs de la République au niveau académique ©Mireille Bianciotto

Destimed : vous êtes référent laïcité, valeurs de la République au niveau académique pouvez-vous nous préciser votre fonction ?
Eric Rusterholtz : C’est en 2017 que nous avons été mis en place. Nous sommes en lien avec une équipe nationale qui est en lien, elle-même, avec le Conseil des sages. Notre travail est double. Il s’agit d’abord de répondre aux atteintes des valeurs de la République, dans les établissements scolaires du premier et du second degré. En effet, lorsqu’il y a une atteinte, il y a un signalement et nous sommes chargés d’intervenir sur cette atteinte. Nous rencontrons les familles, les élèves, on va conseiller sur la suite à donner pour ne pas la laisser passer. On va aussi répertorier les atteintes, les faire remonter systématiquement au ministère. Notre second rôle est de faire de la prévention et de la formation. Donc on forme tous les personnels de l’académie.

On revient sur le premier rôle, est-ce qu’il y a beaucoup de signalements, beaucoup de problématiques, dans l’académie ?
Des problèmes, il y en a, on ne va pas dire qu’il n’y en a pas mais ils ne sont pas très nombreux. On est à environ 80 signalements par an. Sachant que des faits ne nous remontent pas toujours soit parce qu’ils sont gérés très simplement en interne parce que nos professionnels sont formés, soit parce que certains ne veulent pas forcément en parler, parce qu’ils pensent que c’est un épiphénomène. Et nous sommes sur une centaine d’interventions dans les établissements sachant que parfois il nous suffit de conseiller, au téléphone. Parfois, il suffit de nous déplacer, très simplement, et de voir les personnes. Tous les faits sont gérés et aboutissent à une résolution dans le dialogue.

Admettons que vous fassiez une intervention, en début d’année scolaire et vous traitez le problème. Est-ce que vous revenez, au printemps, l’année d’après ?
Quand on gère un incident avec une famille à la suite d’une contestation d’enseignement. Par exemple, un refus de parler d’éducation affective et sexuelle. Une fois qu’on a vu la famille, qu’on a expliqué la différence entre leurs croyances et le champ des connaissances de l’école, quasiment à chaque fois, cela se termine par une compréhension des familles sur notre démarche, et nous n’avons pas besoin de revenir.

Concernant votre deuxième rôle est-ce que cette formation se fait, à l’initiative d’un professeur, d’un personnel de l’éducation nationale, ou bien est-ce que vous en prenez l’initiative ?
Il y a, dans le parcours de formation proposé par le rectorat, un catalogue de formations qui sont souvent à destination des professeurs qui peuvent s’y inscrire, à titre individuel. Il y a aussi beaucoup de demandes d’établissement. Et puis, souvent, on vient dans l’établissement à l’issue d’un fait, on intervient, auprès du chef d’établissement, du directeur d’école. Et comme ils voient que, finalement, ce genre d’incident peut intervenir, de nouveau, ils nous disent, pourquoi ne pas revenir pour nous former pour que, la prochaine fois, nous n’ayons pas besoin de vous faire intervenir. Et puis c’est quelque chose de collectif, il faut que l’ensemble des professeurs s’en saisissent, et pas seulement les professeurs d’histoire- géographie et de philosophie.

Vous n’avez jamais eu besoin de remonter jusqu’au conseil des sages, il n’y a jamais eu d’événements assez importants ou qui poseraient trop de problèmes ?
Dans ce domaine-là, il y a toujours des faits un peu nouveaux, des choses que l’on va faire remonter à l’équipe nationale, après le conseil des sages, pas spécialement. Il répertorie, avec l’équipe nationale, les points de détail mais ils ont fait un travail extrêmement abouti qui se traduit pas un vade-mecum, avec des fiches extrêmement bien faites qui répondent à l’ensemble des situations. Après c’est toujours des thèmes extrêmement complexes, où il faut faire preuve de nuance, de finesse, de compétence, d’écoute, de dialogue. Et, pour l’instant je pense que les équipes mises en place, répondent tout à fait aux problèmes qu’on peut rencontrer, localement.

La laïcité, c’est un droit, cela vient de la loi de 1905. Vous parlez de philosophie, d’interprétation, est-ce que ce n’est pas possible, quand même, de parler, simplement d’un droit ?
C’est un droit, c’est un devoir aussi c’est à dire que, quand on ne doit pas manifester de signes religieux, c’est une obligation, ce n’est pas qu’un droit. C’est à la fois, le fait de croire et de ne pas croire, mais c’est, aussi, un devoir de respecter les zones de neutralité, la neutralité des fonctionnaires. Donc, c’est un ensemble des deux, c’est un principe juridique, d’abord, mais en plus il y a une certaine idée de philosophie derrière. La philosophie c’est celle de la fraternité, c’est celle du vivre ensemble, c’est de ne pas commencer par rencontrer quelqu’un, en affichant une religion, mais de rester dans une idée de nuance, de neutralité, même si elle n’est pas obligatoire. On essaie aussi d’expliquer le mode de vie à la française, en essaie d’expliquer que nous on préfère se désarmer avant de rentrer dans un saloon quand les Américains préfèrent eux être armés, et que c’est une façon aussi de vivre et de réfléchir. C’est un principe constitutionnel, la République est laïque, elle est aussi indivisible. C’est à dire qu’on essaie d’expliquer la philosophie autour de ce principe de laïcité et de ne pas se contenter, uniquement, de droit ou de devoir, parce que le juridique, vous savez, il est là, on l’appelle souvent quand le bon sens a quitté les lieux, et je pense que c’est, d’abord, une question de vivre ensemble et d’esprit de fraternité qu’il faut défendre dans l’éducation, en tout cas ».

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

*Installé dans les anciens locaux de l’entreprise Ricard, au cœur des quartiers Nord de Marseille, l’Épopée est un lieu unique en France. Révélateur de talents et accélérateur de rêves, il est dédié à l’innovation éducative et inclusive. Salle de spectacle vivant immersive, aire de jeu indoor ludo-éducative, restaurant expérimental, lieu d’hébergement, start-up à impact...

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