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Le Festival d’Aix-en-Provence ouvre avec "La Flûte enchantée"

mardi 1er juillet 2014

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Au centre du plateau, Stanislas de Barbeyrac répète sous les ordres de Simon McBurney (Photo Festival d’Aix-en-Provence)

Après un savoureux amuse-bouche servi dimanche soir, sur le cours Mirabeau, par les Musiciens du Louvre-Grenoble et la troupe de la production du « Turc en Italie », tous sous la baguette de Marc Minkowski, on entre dans le vif du sujet, ce mercredi 2 juillet au Grand Théâtre de Provence, avec la première représentation de « La Flûte enchantée », mise en scène par le britannique Simon McBurney. Une production déjà donnée à Londres et Amsterdam dont ceux qui l’ont vue se plaisent à louer la nouveauté, la magie, la beauté poétique. A la direction musicale, le jeune chef espagnol, Pablo Heras-Casado sera devant les musiciens du Freiburger Barockorchester. Au sein de la distribution, Tamino sera incarné par la révélation lyrique des victoires de la musique 2014, Stanislas de Barbeyrac.
Nous avons rencontré ce dernier qui nous livre ses impressions de répétition un peu plus loin.Première note à 19 heures si le mouvement social des intermittents du spectacle ne vient pas perturber le timing.
Le Festival d’Aix-en-Provence se poursuivra jusqu’au 24 juillet avec de nombreux temps forts. Dès demain, c’est Ariodante de Haendel qui fera vibrer la nuit aixoise sous la direction d’un maître de la musique baroque, Andrea Marcon. A sa disposition, un trio magique de femmes : Sarah Connolly, Patricia Petibon et Sandrine Pieu. on peut difficilement faire mieux. Nous retrouverons ensuite Marc Minkowski à la tête des musiciens du Louvre pour « Le Turc en Italie » donné à l’Archevêché. Il y aura aussi « Le Voyage d’hiver » de Schubert, donné par Matthias Goerne et « Nuit de Deuil », un spectacle composé de cantates de Bach pour lequel nous retrouverons Raphaël Pichon à la direction musicale.
De nombreux concerts et récitals sont au programme avec, notamment, une carte blanche à Jean-Guihen Queyras, sans oublier le concert annuel et festivalier de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, le 24 juillet.
Rappelons que cet ensemble est désormais dans le giron du Festival. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Stanislas de Barbeyrac, le plus heureux des Tamino

Pour ses trente ans, Stanislas de Barbeyrac vit un rêve éveillé.
Révélation lyrique aux victoires de la musique 2014, c’est lui que Bernard Foccroulle a choisi, il y a quelques mois, pour incarner le prince Tamino de « La Flûte enchantée ». Rencontre avec un jeune artiste heureux.

Après y avoir reçu la victoire de la musique il y a trois mois, vous retrouvez la scène du Grand Théâtre de Provence. Vous êtes en terre de connaissance, donc ?
Pas vraiment. C’est vraiment bizarre de revenir ici ! Cela change beaucoup.
Pour les "Victoires", c’était un vrai plateau de télé et maintenant c’est un vrai théâtre.

La Victoire a-t-elle changé quelque chose dans votre carrière ?
C’est trop tôt pour le dire. Ce fut beaucoup de stress à gérer sur le moment. C’était vraiment une surprise. Ensuite il a fallu prendre le temps de savourer et de réfléchir. Puis j’ai appris que le Festival d’Aix voulait faire appel à moi.

C’est donc très récent ?
Tout à fait. C’était après les Victoires. Je sais qu’Alain Perroux me suivait depuis quelques temps, je pense que Bernard Foccroulle aussi.

Un moment assez exceptionnel pour votre carrière...
Pour le moins ! Pensez-donc : prendre le rôle de Tamino au Festival d’Aix, c’est le rêve de tout le monde. Et pour moi le rêve se réalise. J’ai rencontré Simon McBurney qui voulait me voir avant de signer le contrat et tout s’est très bien passé avec lui. C’est vrai que Tamino était un rôle situé dans ma ligne de mire et que j’avais déjà travaillé pour moi et pour en donner de nombreux airs en concert. C’est un rôle que j’ai dans la peau, même si j’ai mis du temps à me l’approprier. Je sais qu’il me convient et je suis très heureux de le chanter ici pour la première fois dans des conditions idéales. Mais maintenant, je ne veux plus penser à l’importance de cet engagement, au contexte festivalier. C’est polluant et je tiens à me concentrer sur l’essentiel.

Vocalement vous vous sentez comment en chantant Tamino ?
J’ai la chance de bénéficier d’un important bagage technique qui facilite la prise de rôle. Car, c’est lyrique et dans la tessiture il faut être d’une grande souplesse ; puis les vocalises, même les plus légères, sont acrobatiques.

Et le travail avec Simon McBurney ?
C’est épuisant. Il est très exigeant et a une façon de travailler peu conventionnelle. Il crée une émulation de troupe de théâtre, il veut que tout le monde soit présent pour que chacun connaisse les exigences qu’il a eu envers les autres. Tout le monde est interpellé par cette façon de travailler et il règne une excellente ambiance... Personnellement, ce travail "théâtral" m’apporte beaucoup et me permet de prendre conscience des stéréotypes et des automatismes liés au monde de l’opéra. Et cette prise de conscience me permet de m’en dégager.

Des projets après cette « Flûte » ?
L’enregistrement du disque des Victoires de la musique consacré à Schumann, Mahler et Tchaïkovski puis Salomé à São Paulo et Arbace d’Idomenée au Convent Garden. Mais pour l’heure Mozart est l’objet de toutes mes attentions...

Propos recueillis par Michel EGEA

Pratique
La Boutique du Festival, place des Martyrs de la Résistance, 13100 Aix-en-Provence. Tél. 0820 922 923. Site : Festival d’Aix

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