Le Front de gauche a présenté, ce dimanche, ses chefs de file dans les 8 secteurs de Marseille

Publié le 13 janvier 2014 à  21h32 - Dernière mise à  jour le 27 octobre 2022 à  17h12

Les huit chefs de file du Front de gauche (photo Philippe Maillé)
Les huit chefs de file du Front de gauche (photo Philippe Maillé)
Le Front de gauche a opté pour une présentation de ses chefs de file dans un espace public, l’esplanade du Mucem. Un espace emblématique à plusieurs titres. « Il représente le lien entre la Méditerranée et les cultures. Montre le potentiel de la coopération et la richesse de Marseille », explique le leader du Front de gauche, Jean-Marc Coppola. Rappelant dans ce cadre : « Nous sommes très préoccupés par la montée des intégrismes en Europe ». Il tient à évoquer la décision du gouvernement espagnol Rajoy qui vient d’annuler la loi autorisant l’avortement. « Il faut combattre ces lois de régression », juge-t-il.

«Marseille est à la croisée des chemins»

Il revient sur le lieu, un lien avec le Port et ses territoires environnants. Considère que « Marseille dépend du Port en terme économique ». Souligne « la belle victoire de la SNCM ». Pour Jean-Marc Coppola : « Marseille est à la croisée des chemins. Notre objectif est de créer les conditions pour que les Marseillais et les Marseillaises prennent le pouvoir pour vivre en toute quiétude dans une ville aux valeurs solidaires ».

Chefs de files de la liste «Marseille à gauche, l’humain d’abord»

L’heure est à la présentation des chefs de files- et non des têtes de liste puisque « tout est encore ouvert »- de la liste « Marseille à gauche, l’humain d’abord ». Un lancement de campagne pour les municipales qui est basé sur les 8 priorités . « Le résultat de tout un travail de débat, d’assises, de forums. Ainsi dans les huit secteurs de Marseille, le Front de gauche aura des listes les plus larges possibles parce que nous voulons changer la donne ».
Ainsi, l’on retrouve pour le 1er secteur (1/7) : Christian Pellicani, conseiller municipal communiste sortant; le 2e secteur (2/3) : Marie Batoux, dirigeante nationale du Parti de gauche, agent territorial ; le 3e secteur (4/5) : Isabelle Pasquet, sénatrice PCF, cheminote, syndicaliste ; le 4e secteur (6/8) : Marie-Françoise Palloix, conseillère communautaire communiste, membre du Conseil d’administration du Parc national des Calanques, ancienne salariée des impôts ; le 5e secteur (9/10) : Jean-Marc Cavagnara, salarié et syndicaliste à Pôle emploi, responsable du Parti de gauche, ancien dirigeant national syndical à l’Unedic ; le 6e secteur (11/12) : Sandrine Cartier, candidate d’ouverture issue du mouvement social, infirmière, syndicaliste, non membre d’un parti politique; le 7e secteur (13/14) : Samy Johsua, universitaire à la retraite, ancien dirigeant de la LCR puis du NPA, représentant du mouvement Ensemble, troisième composante politique du Front de gauche (Clémentine Autain); et le 8e secteur (15/16) : Jean-Marc Coppola, PCF, vice-président de la Région Paca où il a initié la gratuité des transports régionaux pour les jeunes de moins de 26 ans, ancien cheminot et syndicaliste.

«Nous invitons à une insurrection citoyenne»

Jean-Marc Coppola de poursuivre son intervention : « Nous ne sommes pas engagés en politique pour souhaiter des vœux mais pour nous retrousser les manches ». Il pointe le gouvernement qui, « en assumant des choix libéraux accroit les inégalités : La hausse de la TVA, l’impôt le plus injuste qui soit ; les restrictions des dépenses publiques alors que le pays a besoin d’investissements publics ; les cadeaux au Medef, avec la chasse au coût du travail, etc. » Estimant que l’on assiste ainsi à « un délitement de la démocratie participative ».
Il revient sur la victoire de la SNCM « celle des personnels, de l’engagement dans la lutte citoyenne, la victoire de la démocratie sociale. Oui la grève est utile ou d’autres actions. Cette victoire montre qu’un changement est possible. » Et Jean-Marc Coppola de lancer : « Nous invitons à une insurrection citoyenne pour l’emploi, le logement, l’éducation, les services publics. Nous voulons dépolluer Marseille des gaz qui l’étouffent, des trafics qui la gangrènent, de la pauvreté, du clientélisme, des injustices et répondre aux préoccupations sociales. »
Il souhaite : « Le rassemblement le plus large possible et nous avons jusqu’au 6 mars 18 heures. Des socialistes nous rejoignent ainsi que des collectifs, des associations, des personnalités et des mouvements. Nous sommes actuellement en discussion avec le « Sursaut ».Il faut convaincre que c’est possible avec nos listes et que ce qui est possible devienne une réalité pour barrer la route à l’extrême-droite et être une alternative pour mettre Gaudin en difficulté ».

«Il faut voter en fonction de nos désirs pas de nos peurs»

En revanche, il confirme qu’il n’y a pas d’accord avec EELV ni avec le PS pour le second tour contrairement à ce qu’a pu avancer Patrick Mennucci. « Bien sûr nous voulons que la gauche gagne mais avec une politique de gauche crédible que Patrick Mennucci ne porte pas avec un PS solidaire d’un gouvernement qui applique une politique d’austérité. »
Il transmettra, pour finir, deux messages : « Il faut voter en fonction de nos désirs pas de nos peurs. Et, il faut arrêter de parler de Marseille en noir mais arc-en-ciel, clin d’œil à Nelson Mandela.»
Patricia MAILLE-CAIRE

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