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Le confinement, accélérateur de nouveaux modes de consommation

lundi 19 avril 2021

L’Étal des paysans à Peipin, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a connu l’affluence durant le 1er confinement, une période qui a confirmé une tendance qui s’était déjà amorcée avant la crise sanitaire.

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L’Etal des Paysans à Peipin ©AG

Robin Paoletti, le responsable du magasin de producteurs « L’Étal des paysans » à Peipin le reconnait à demi-mots et avec pudeur, mais la crise sanitaire a été très positive pour son activité. « L’Étal des paysans » a été le premier magasin de producteurs créé dans la région il y a 11 ans. Il est né de la volonté d’une dizaine de locaux qui voulait trouver un autre canal de distribution que les grandes et les moyennes surfaces. Ce mode de vente leur permettait de mieux valoriser leurs produits, de commercialiser au juste prix, tout en dégageant de meilleures marges.

Aujourd’hui, ils ne sont plus que six à gérer cet espace de 100 m², situé en plein cœur de la zone commerciale. La boutique fonctionne selon un modèle de dépôt-vente : avec une récupération des invendus. La soixantaine de producteurs référencés touchent 80 % du montant des ventes, les 20 % restants étant destinés au fonctionnement de l’échoppe qui emploie trois salariés. Ils doivent également être présents une ½ journée par semaine.

Une nouvelle clientèle conquise

Durant le premier confinement « L’Étal des paysans » n’a jamais fermé ses portes et a connu une affluence inédite avec des clients angoissés de ne pas pouvoir s’approvisionner via les canaux traditionnels. « Nous étions déjà sur une pente ascendante et on avait le vent en poupe mais ça a été un véritable accélérateur, confie Robin Paoletti. Nous avions déjà constaté que les gens commençaient à changer leurs modes de consommation.  »

Même si au moment du déconfinement une partie importante des nouveaux clients sont retournés à leurs habitudes de consommation, 10 à 15 % sont restés fidèles à l’enseigne. « Parmi ces nouveaux clients beaucoup sont des jeunes. Ils se sont rendu compte que finalement ce n’était pas plus cher de venir chez nous alors qu’ils en étaient persuadés auparavant, révèle Robin. Ils ont aussi pris conscience de la saisonnalité des produits car on leur explique bien. »

Une solution rassurante pour les producteurs

Autre « effet covid », un certain nombre de producteurs, un peu affolés de perdre des marchés, se sont tournés vers eux pour écouler leur marchandise. « On a été plus sollicités que d’habitude et on a essayé d’être solidaires, explique le responsable. Mais nous avons fait cela de manière raisonné pour ne pas pénaliser les producteurs déjà présents. Nous étions aussi confrontés à une question de pérennité des approvisionnements car nous ne voulions pas faire rentrer que des produits que nous ne pourrions pas suivre après. Le meilleur exemple est la truffe. Habituellement j’ai du mal à en trouver, là j’ai trois producteurs qui sont venus me voir mais quand je leur ai demandé s’ils pourraient toujours me servir après la réouverture des restaurants ils m’ont dit que non, donc il fallait être réalistes et bien réfléchir. »
A.G pour L’Espace Alpin

L’Espace Alpin est le journal agricole et rural des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes. Ce journal bimensuel est disponible sur abonnement sur lespace-alpin

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