Marseille. Baptême de la Gyptis, fleuron des affaires maritimes

Publié le 28 juin 2022 à  19h44 - Dernière mise à  jour le 7 novembre 2022 à  8h28

C’est un beau bébé. Longueur, 46 mètres, largeur près de 9 mètres avec une autonomie de 3 160 milles (5 800 km). Ce patrouilleur est le dernier né des affaires maritimes. C’est le premier navire à propulsion hybride.

La Gyptis baptisée dans la darse du Mucem à Marseille (Photo Joël Barcy)
La Gyptis baptisée dans la darse du Mucem à Marseille (Photo Joël Barcy)
Nathalie Simon Marraine de la
Nathalie Simon Marraine de la

Une page blanche

Aux deux commandants, qui se relaient à la tête du navire, d’écrire l’Histoire. Ils sont dotés d’un instrument qui permet de couvrir toute la Méditerranée H24. «On peut se rendre dans les Baléares ou à Malte», assure le commandant Ludovic Bouteillon. «On peut rester 14 jours en mer et parcourir plus de 3 000 milles à chaque sortie. Notre mission : surveillance et contrôle des pêches, plan de contrôle environnemental, police en mer pour la plaisance et le trafic maritime en général. Avec ce patrouilleur nous pourrons faire mieux et davantage pour protéger les aires marines en méditerranée». [(

Commandant Ludovic Bouteillon

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Un navire innovant

La Gyptis est le premier navire à propulsion hybride, diesel et électrique, des affaires maritimes. Un patrouilleur, chargé notamment du contrôle de l’environnement, se devait d’être exemplaire. Il consomme 30% de carburant en moins grâce à sa coque en aluminium. «Quand nous devons nous projeter et aller vite pour rejoindre un point donné ou arraisonner un navire on utilise les moteurs diesel. En revanche quand on approche d’un milieu sensible, d’un parc marin on passe à l’électrique pour une moindre pollution et une réduction sonore», indique Laurent Paronneau, chef mécanicien en second. [(

Laurent Paronneau, chef mécanicien en second

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Un patrouilleur polyvalent

La Gyptis offre une grande polyvalence malgré son gabarit. Deux semi-rigides peuvent prendre le relais pour des interventions et complètent le dispositif. «Ce patrouilleur assure des missions de police des pêches et de l’environnement, de sécurité maritime, mais il peut aussi participer à des opérations conjointes internationales», estime Eric Banel, directeur général des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture. En résumé la Gyptis est un couteau suisse. «Ce patrouilleur répond aux besoins nouveaux des missions. Il est plus performant, plus efficace en matière environnementale et confortable pour les équipages». [(

Eric Banel, directeur général des affaires maritimes

)] Parions que la Gyptis sera aussi dans la rade de Marseille pour les JO en 2024. Juste retour des choses. Voilà quelque 2 600 ans la légende de Gyptis et Protis est le mythe fondateur qui raconte la création de Massalia. Reportage Joël BARCY

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