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Marseille : Gabriel Attal en visite au Centre de vaccination du Stade Vélodrome

lundi 17 mai 2021

Après avoir visité le centre de vaccination de Coudoux (13), Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement s’est rendu ce samedi 15 mai au vaccinodrome du Stade Vélodrome de Marseille, présenté comme le plus grand de France. Il a été guidé par Thierry Zaveroni du Bataillon de marins-pompiers de Marseille, responsable du centre et par Michèle Rubirola, médecin et Première adjointe au maire de Marseille.

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Gabriel Attal devant le vaccinodrome du Stade Vélodrome de Marseille accompagné de ceux qui ont oeuvré pour faciliter la vaccination © Mireille Bianciotto

Gabriel Attal se félicite car l’objectif que s’était fixé le gouvernement a été atteint avec 20 millions de vaccinations au 15 mai. « Je suis ici, au Stade Vélodrome de Marseille, en compagnie des élus, de l’Amiral, des marins-pompiers de Marseille, des professionnels de santé... de tout ce collectif qui s’est mis en place, dans le pays, depuis plusieurs mois, maintenant, pour permettre à cette campagne de vaccination d’être un succès. Et c’est important pour moi, d’être là, puisque aujourd’hui nous franchissons la barre des 20 millions de personnes qui auront reçu une première injection, objectif fixé par le Premier ministre. Je suis là pour saluer et pour remercier toutes celles et tous ceux qui sont engagés, sur le terrain, pour faire en sorte que l’on puisse atteindre cet objectif. Parce que, derrière ces chiffres, il y a, sur le terrain, encore une fois, des pompiers, des médecins, des infirmiers, des agents administratifs, des collectivités locales, des bénévoles, des réservistes, qui sont là, pour faire en sorte que les Français puissent être protégés ».


Gabriel Attal répond aux questions de Destimed

20 millions de personnes ont reçu la première dose, y aura-t-il assez de doses pour la seconde injection ?
Vous savez que les personnes qui viennent se faire vacciner pour leur première dose, ont leur rendez-vous qui est pris, pour la deuxième et, évidemment les doses sont préréservées pour ces deuxièmes doses. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir là-dessus. D’autant que, concernant AstraZeneca, la deuxième dose, a lieu beaucoup plus tard. Par ailleurs, on a un nouveau vaccin, maintenant, Johnson & Johnson, qui est un vaccin unidose. J’ajoute et peu de Français le savent, que les personnes, qui ont déjà été infectées par la Covid, n’ont besoin que d’une seule dose.

On reçoit ses deux doses certes mais au même endroit. Que se passe-t-il si on est sur son lieu de vacances pour la seconde ?
Nous allons, cet été, renforcer nos capacités de vaccination dans les zones touristiques. D’autant qu’il y aura, encore, des Français qui n’auront pas reçu leur première dose.

A quand, la fin du port obligatoire du masque, pour tous ?
D’abord, on en a tous ras-le-bol du masque. Je n’ai encore jamais rencontré personne qui soit heureux de porter le masque. Alors évidemment, dès qu’on pourra s’en débarrasser on le fera. L’horizon, Olivier Véran l’a donné, il a dit qu’il espérait que, cet été, on pourrait enlever le masque, en tout cas, en
extérieur.


Le vaccin des jeunes est encore à l’étude en France, Gabriel Attal se veut rassurant sur l’AstraZeneca et le président Macron a lancé le dispositif Covax -initiative ayant pour but d’assurer un accès équitable à la vaccination contre la Covid-19 dans 200 pays -en Europe qui livre une partie des stocks à certains pays tiers, notamment, en Afrique.

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Gabriel Attal guidé au sein du vaccinodrome par Thierry Zaveroni Maître principal au BPMM, chef du centre et Michèle Rubirola (Photo Mireille Bianciotto)

Destimed : Concernant la vaccination des enfants, des adolescents où en est-on ?
Gabriel Attal : Nous avons pour objectif de protéger les plus à risque et, là, avec 20 millions de personnes vaccinées, cet objectif est bien atteint. De même nous proposerons la vaccination à tous les adultes qui le souhaitent, d’ici à la fin de l’été. La question de la vaccination des enfants, des mineurs -Olivier Véran a déjà eu l’occasion de le dire- se pose. Les scientifiques la recommandent. Par ailleurs, les données médicales, scientifiques, dont nous disposons, laissent à penser qu’il est nécessaire d’avoir une part de la population immunisée, de plus en plus importante, de l’ordre de 90%. Dans ce cas-là, évidemment, se pose la question pour les enfants. Aujourd’hui aucune décision n’a été prise. Olivier Véran aura l’occasion de communiquer sur le sujet.

Il y a deux millions de doses d’AstraZeneca que boudent les Français, qu’en pensez-vous ?
Il y a un enjeu de confiance sur l’AstraZeneca qui est clair. Je peux comprendre que des Français aient des doutes. Aujourd’hui, l’important, c’est que les données scientifiques disent et redisent que ce vaccin, est aussi sûr et efficace que les autres, pour les plus de 55 ans. Évidemment, on appelle les Français, qui sont, dans la cible, à se faire vacciner, avec ce vaccin-là, chez leur médecin, leur pharmacien. On parle souvent de ceux qui ne se font pas vacciner mais, moi, je veux rappeler qu’il y a plusieurs dizaines de milliers de Français, qui, tous les jours, se font vacciner, avec AstraZeneca, encore la semaine dernière, 60 000 sur la journée de vendredi, et, donc, je pense qu’il faut aussi insister sur ce point.

Est-ce que l’Europe va donner plus pour autres pays ?
Bien sûr. Vous savez que, pour ce qui est de l’Europe, les commandes sont communes et que nous recevons le même nombre de doses, en fonction de la population. Enfin concernant des pays, hors de l’Union européenne, des pays en voie de développement, c’est le président de la République, Emmanuel Macron qui a initié le mouvement Covax, pour que l’on ait un mécanisme qui permette de donner des vaccins aux pays en développement, notamment en Afrique.


Entretien avec Michèle Rubirola, médecin, Première adjointe à la ville de Marseille

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Le Dr. Michel Rubirola , Première adjointe au maire de Marseille © Mireille Bianciotto)

Destimed : Comment comptez-vous toucher plus de monde, sachant que 3 millions de personnes de plus de 70 ans ne sont pas vaccinées en France ?
Michèle Rubirola : Nous, à la mairie de Marseille, on a mobilisé l’ensemble des mairies de secteur pour qu’elles mobilisent les CCAS, les espaces seniors, pour aller à la rencontre de leur public, des personnes âgées en situation de précarité, pour les inscrire et le Bataillon de marins-pompiers va les chercher en bus, et les amènent directement sur le site du Vélodrome pour les faire vacciner.

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Le public est accueilli par les marins-pompiers ©Mireille Bianciotto

On voit, là, au vaccinodrome du stade Vélodrome, beaucoup de monde, vous allez pousser les murs ?
C’est un local qui est extensible, oui, on va pousser les murs. Au début, on a commencé avec la moitié, puis après on a étendu d’un tiers encore... Au fur et à mesure qu’on recevra des doses nous augmenterons la superficie.

Comment est-ce que l’on peut amener les gens à se faire vacciner, s’il y a, en plus une défiance, avec l’AstraZeneca ?
Il faut expliquer que l’AstraZeneca est un vaccin, un médicament. Comme tout médicament à l’instar des antibiotiques, des antalgiques, des anti-inflammatoires... il y a des effets secondaires ou des réactions allergiques. C’est ce qui s’est passé avec l’AstraZeneca. Le problème c’est que cela a été hyper médiatisé et que cela fait peur.

Prochainement, les médecins, les infirmiers, les pharmaciens vont pouvoir vacciner, vous penser que cela va vraiment booster la vaccination ?
Je suis pour que tout le monde puisse vacciner, dans les meilleures conditions mais je ne suis pas pour qu’on déshabille Pierre pour habiller Paul. C’est à dire que nous allons arrêter le Moderna à partir du 22 mai, c’est une erreur. Bien sûr qu’il faut donner le Moderna au médecin généraliste mais pour eux il n’est pas toujours évident d’avoir 10 personnes à vacciner. Vous savez une fois que le flacon est ouvert, il faut l’utiliser. Dans les vaccinodromes, on doit avoir du Moderna parce qu’avec l’affluence qu’on a, on est assuré de ne perdre aucune dose.

Le Johnson & Johnson, c’est une dose, est-ce que la France en a ?
Oui, on a une arrivée de Johnson & Johnson, actuellement et, d’ailleurs, à la ville de Marseille, le Bataillon de marins-pompiers est allé, auprès des plus précaires pour les vacciner, en une dose.

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

Michèle Rubirola et Samia Ghali, adjointe à la stratégie municipale ont interpellé
Gabriel Attal à propos de l’autorisation d’un concert-test, pour une jauge de 2 000 places. Michèle Rubirola souligne que Marseille n’est pas Paris, avec un concert-test de 5 000 places et que 2 000 conviendrait mieux à la vie locale. Le dossier est fin prêt il n’attend plus que l’accord du gouvernement. Gabriel Attal en prend bonne note, a-t-il indiqué. A suivre…
M.B.

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