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Marseille. Jean-Marc Coppola : une gestion anarchique, une culture avec laquelle nous voulons rompre

mercredi 3 février 2021

A la suite de la présentation, par le maire de Marseille, Benoît Payan, des résultats de l’audit des finances de la Ville, Jean-Marc Coppola, adjoint en charge de la culture parle d’« une opération de vérité » et se félicite de ce choix de « la transparence ». Souligne l’incurie de gestion « qui fait notamment que les équipements municipaux sont sous-utilisés, sont inutilisés, en friche, y compris sur les ressources humaines ». Entretien.

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Jean-Marc Coppola adjoint en charge de la culture (Photo Philippe Maillé)

Après la déclaration de Benoît Payan qui insiste sur le fait de ne pas connaître l’ensemble du patrimoine immobilier de Marseille et confirme être obligé de faire un audit « pour recenser l’ensemble des équipements municipaux ». Jean-Marc Coppola indique avoir découvert par exemple « au théâtre du Merlan où il y a la bibliothèque du Merlan au 3e étage, se trouve un lieu de 300 m², inutilisé, depuis 12 ans, alors que nous cherchons des lieux pour des résidences d’artistes, pour des répétitions. C’est une gestion anarchique, une culture avec laquelle nous voulons rompre, que les gens viennent de l’extérieur faire leurs affaires ici à Marseille, en se moquant complètement des Marseillaises et des Marseillais et de l’intérêt général ».

Plus de financement de Miss France ?
Plus d’opérations qui visent, soi-disant à redorer l’image de Marseille et qui sont des pompes à fric (…) On veut utiliser l’argent d’une manière très utile pour les Marseillaises et les Marseillais et pour le rayonnement aussi de Marseille mais d’abord pour l’intérêt général...

Et l’Opéra municipal de Marseille ?
Il faudrait un partenariat qui permettrait à l’État et aux autres collectivités de participer. Le rayonnement de l’Opéra pourrait être beaucoup plus large que ce qu’il n’est aujourd’hui (..) pour attirer des publics beaucoup plus divers, avec des passerelles, aussi, avec les autres lieux culturels que nous subventionnons , le Conservatoire de musique, la Cité de la musique...

Rendre justice à la 2e ville de France

Pour les écoles est-ce que l’équipe municipale a sollicité le Plan de relance ?
Oui, nous l’avons sollicité, dans tous les domaines où nous pouvions être éligibles. Mais, nous voulons aller au-delà du Plan de relance. Nous voulons que l’État, non pas fasse de l’assistanat mais, rende justice à la 2e ville de France, qui a été abandonnée pendant des décennies ; que l’État se penche sur la situation de Marseille, sur les besoins et que la République soit aussi présente à Marseille qu’elle ne l’est ailleurs.

L’État oui, mais pour mémoire le Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault avait promis 3 milliards d’euros à Marseille qui n’a pas vu le moindre euro ?
Parce que les projets annoncés n’étaient pas forcément les plus prioritaires comme refaire la gare Saint-Charles alors qu’elle avait déjà été refaite, quelques années avant, et cela avait déjà coûté 1 milliard... Nous allons proposer des projets bien identifiés d’urgence, la question des écoles, l’éducation de nos enfants, l’habitat indigne et, les transports, aussi, pouvoir respirer de meilleure manière à Marseille...

Les transports sont pourtant de la compétence de la métropole ?
La métropole et les autres collectivités doivent s’associer aux urgences de la ville de Marseille car, si Marseille décline, la Métropole ne sera rien. Il faut agir dans un esprit mutuellement avantageux...

Et à propos des financements européens ?
Il faut former les élus et des personnels afin de monter des dossiers et ainsi être éligibles. Ce qui revient à aller chercher l’argent que l’État français met au pot commun de l’Union européenne et qui doit revenir, justement pour des projets. Et c’est souvent, parce qu’il n’y a pas eu de projets très bien construits que les partenariats ne se sont pas faits.

Entretien avec Jean-Marc Coppola, adjoint en charge de la Culture de la ville de Marseille

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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