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Marseille. L’Adie et ses partenaires vont droit au but...

vendredi 9 octobre 2020

C’est dans ses nouveaux locaux rue de l’Évêché à Marseille, que l’Adie -association d’utilité publique finançant des micro-entrepreneurs ne pouvant pas avoir accès au crédit bancaire traditionnel- avait invité les représentants de ses principaux partenaires. Tous ont été acteurs du prêt d’honneur de relance lancé durant le confinement, d’un montant total de 470 000 €, pour accompagner 320 entrepreneurs en difficulté dans la région Provence-Alpes-Côte d’azur.

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C’est dans les nouveaux locaux de l’Adie à Marseille que se sont retrouvés partenaires et entrepreneurs accompagnés. (Photo Bruno Angelica)
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Pierre Veyres, Jacques-Henri Eyraud, Sébastien Chaze, Isabelle Campagnola-Savon, représentant la région Sud en charge de l’économie et aux entreprises © Light Up Studio

Sur le mur de la nouvelle salle de réunion et de formation de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), on peut désormais lire : « Centre de préparation et d’entraînement des micro-entrepreneurs ». En découvrant cet espace, le président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud lancera : « On se croirait à La Commanderie ici (aujourd’hui Centre d’entraînement Robert Louis-Dreyfus - Olympique de Marseille NDLR), dans un centre qui prépare des sportifs de haut niveau ! Avec un langage symbolique pour donner des forces et pouvoir affronter une saison entière, faite de hauts et de bas… » L’OM, via sa Fondation, a délivré une nouvelle passe décisive à l’Adie. Après lui avoir consacré une première enveloppe de 30 000 € pour alimenter ses prêts d’honneur, le club a consacré 15 000 € supplémentaires pour aménager ce nouveau « centre de formation » à l’entreprenariat. Les aides de l’OM associées aux prêts de l’Adie ont concrètement permis à dix entrepreneurs de créer et développer leur structure. « Nous nous sommes engagés il y a 3 ans auprès de l’Adie, poursuit Jacques-Henri Eyraud, depuis que l’on a repris ce club fantastique, nous avons fait de l’engagement social un pilier de notre raison d’être. Avons multiplié par huit notre budget consacré à nos actions sociales. Et pour l’Adie, comme pour les autres structures soutenues, nous comptons renforcer nos aides. » A ses côtés, au milieu de la quinzaine de micro-entrepreneurs accompagnés et invités, Sébastien Chaze, le directeur de l’Adie dans la région, avoue : « Nous étions en plein développement quand est survenu le confinement. On a dû alors s’arrêter net pour pouvoir répondre à l’urgence. Nous avons décidé de vite prêter 1 000 € à chaque entrepreneur qui en avait besoin. Vous savez, il est souvent plus difficile de trouver 1 000 € qu’un million ! Nous sommes reconnus d’utilité publique pour cette raison : notre rôle de pouvoir apporter une petite somme qui tombe au bon moment afin d’éviter qu’une personne ne tombe au chômage. »

« L’Adie a surtout la volonté d’aller là où les autres ne vont pas »

Un soutien financier qui a permis à Derrick Kassangam, chauffeur VTC depuis 3 ans sur Marseille, de s’en sortir en plein confinement pour pouvoir réparer son véhicule. « J’ai été surpris par la gentillesse de l’accueil, le soutien, l’accompagnement, observe-t-il, il y a un côté très humain avec l’Adie qui fait que l’on reprend aussi confiance en soi, en plus du côté financier. » Un sentiment partagé par Séverine Bayle, qui tient une boutique de décoration sur Marseille, dont les 6 000 € prêtés par l’Adie, ces derniers mois, lui ont permis d’acheter les fournitures dont elle avait besoin « à un moment clé » de son activité. Elle précise : « L’Adie a pu me faire reporter aussi les traites de crédit, cela a été une bouffée d’oxygène. » Abdelkader Mabarki, équipé de la tête au pied de sa tenue noire "sécurité", ajoute pour sa part : « J ’ai travaillé pendant 20 ans comme garde du corps sans jamais pouvoir trouver de CDI et de métier stable. Grâce à l’Adie, j’ai pu suivre une formation de dirigeant de société. Aujourd’hui, j’ai ma propre boîte de sécurité et emploie 12 salariés dans les Bouches-du-Rhône. L’Adie a surtout la volonté d’aller là où les autres ne vont pas. » Audrey Cianchi, esthéticienne à domicile, Yazid Hamiche, restaurateur à Marseille dans le 6e arrondissement, confirment. Ce dernier d’ajouter : « J’ai commencé seul dans mon resto mexicain, pour employer aujourd’hui 9 salariés. J’ouvre bientôt un second restaurant. L’Adie a cru en moi, cela me permet de faire travailler toute ma famille. » Sébastien Chaze de préciser : « Je peux vous garantir que c’était un pari de croire en lui, au départ, quand il est venu nous voir pour s’installer à La Plaine où les restos ne manquaient pas ! » Les nouveaux locaux qui ont pris place rue de l’Évêché, plus vastes que les précédents, devront entretenir la particularité. « Les nouvelles salles sont des outils qui ont vocation d’être modulables, explique Nabil Cherkaoui, formateur, elles pourront être utilisées par tous nos partenaires. C’est un lieu unique où l’on pourra accueillir les entrepreneurs de la manière la plus efficace. »

« L’OM doit mettre sa caisse de résonance exceptionnelle au service d’acteurs de la société civile »

L’Adie finance chaque mois 60 nouveaux micro-entrepreneurs, avec des aides moyennes de 5 000 €. Ses deux axes majeurs sont l’aide financière et l’accompagnement individualisé avec un conseiller, pour notamment effectuer les bonnes formations et savoir maîtriser les réseaux sociaux. « Nous avons avec l’Adie un partenariat national et sommes depuis 2016 à leurs côtés, indique Stéphane Sebastiani, directeur régional de l’animation du réseau, des offres et partenariats des activités sociales chez AG2R La Mondiale, on est un grand groupe de protection sociale au sens de la retraite complémentaire et avons une mission de service public sur cette dimension sociale. Un peu plus en période Covid, nous avons voulu intensifier nos actions à l’adresse des personnes âgées, des salariés. » Également partenaire de l’Adie, Pierre Veyres, directeur régional Sud-Est chez BNP Paribas, poursuit : « Chez nous, un euro sur quatre est dédié à l’accompagnement, et nous avons des conseillers dans toute la France qui sont dédiés à l’Adie, dont un, ici, à Marseille. Nous cherchons toujours plus à accompagner les entreprises. » Après les différents témoignages d’entrepreneurs, Jacques-Henri Eyraud a repris la parole pour signifier l’engagement sociétal de l’OM. « Nous avons décidé de créer notre Fondation, que dirige Lucie Venet et travaille sur quatre grands axes, dont le volet de l’entreprenariat et de l’insertion. Nous allons encore renforcer notre action car en vivant dans cette ville, je vois tous les jours à quel point la voix de l’OM porte loin et peut être utile pour donner ou redonner de l’espoir aux gens. Nous, à l’OM, sommes des producteurs d’espoir et de confiance. Ce soutien est pour nous tout à fait naturel. L’OM doit mettre sa caisse de résonance exceptionnelle au service d’acteurs de la société civile. On s’en aperçoit au quotidien dans nos actions auprès de l’éducation, de la promotion du sport vis-à-vis de la jeunesse, sur d’autres actions spécifiques. A l’exemple de l’ouverture pendant le confinement de notre centre d’entraînement, devenu vide, à des femmes victimes de violences domestiques. Marlène Schiappa (Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, jusqu’au 16 octobre 2018 aujourd’hui ministre déléguée à la Citoyenneté NDLR) était venue pour nous dire qu’on avait, grâce à notre notoriété, changer la vision de ce combat en dédiant notre centre à cette cause. » S’adressant directement aux entrepreneurs, il conclut : « On va continuer dans ce sens, vous pouvez compter sur nous. C’est ce que notre propriétaire, Frank McCourt, veut vraiment faire, et c’est ce que je ressens profondément depuis que je suis Marseillais, il y a 4 ans. »
Bruno ANGELICA

Les acteurs du prêt d’honneur de relance
La Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur avec 250 000 €- La Banque Populaire Méditerranée : 70 000 €, le Crédit Agricole Provence Alpes : 30 000 €. Ont également pris part : la Métropole Aix-Marseille-Provence, le groupe AG2R La Mondiale, BNP Paribas, la Fondation Anber, l’OM Fondation.
A lire aussi Grand entretien. Sébastien Chaze : "Pour l’Adie, 2021 sera une année de stratégie à court terme, centrée sur des priorités : le retour à l’emploi salarié et le soutien à l’entrepreneuriat déjà en activité"

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