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« Marseille-Provence 2031 » : les entrepreneurs planchent sur l’avenir

mardi 4 juin 2013

A l’occasion de son assemblée générale, ce lundi au Palais des Congrès du Parc Chanot à Marseille, l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône a initié un débat tourné vers l’avenir visant à construire une vision de long terme du territoire Marseille-Provence. Les patrons ont ainsi élaboré un scénario dans lequel la métropole Aix Marseille Provence, Iter, les pôles de compétitivité, le port, le Technoparc des Florides ou la Méditerranée ont un grand rôle à jouer. Un « grand show de l’entreprise » qui a attiré 1 800 personnes parmi lesquelles de nombreux décideurs politiques.

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"Le Grand show de l’entreprise" ce lundi au Palais des Congrès du Parc Chanot a été l’occasion de faire un saut dans le futur. (Photos S.P.)
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Jean-Luc Chauvin va créer une plateforme d’avenir à l’automne, une structure indépendante réunissant la société civile, afin d’initier le "jouer collectif".
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Le premier tour de table avec Johan Bencivenga, président de la fédération du BTP 13, Jacques de Chilly, directeur exécutif d’Aderly Lyon, Sandra Chalinet, directrice des "Terrasses du Port" et Jean-Luc Chauvin.
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Jacques Pfister, président de la CCI Marseille-Provence et de l’association Marseille-Provence 2013, s’est livré à un plaidoyer en faveur de la métropole.
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De gauche à droite : Jacques Souquet, président et fondateur de Supersonic, Emilie Royère, secrétaire général du pôle de compétitivité Eurobiomed, et Patrick Daher, président du conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille.
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Jean-Claude Gaudin a tenu à s’immiscer dans le débat sur la métropole pour rappeler que Marseille avait raté le premier train de l’histoire en 1966.
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Jean-Luc Chauvin assis aux côtés de Marie-Arlette Carlotti, Eugène Caselli, Jacques Pfister, Renaud Muselier et Yves Moraine.

Un saut dans le futur de 18 ans pour tenter d’imaginer ce que sera devenu alors le territoire : c’est l’exercice de style auquel s’est livrée l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), l’antenne locale du Medef, ce lundi 3 juin à partir de 18 heures au Palais des Congrès du Parc Chanot à Marseille, dans le cadre du « Grand show de l’entreprise  » intitulé « Marseille-Provence 2031 ». Le rendez-vous, qui constituait également l’assemblée générale du mouvement patronal, a attiré pas moins de 1 800 personnes, un record pour l’UPE 13. Une assistance qui abritait des leaders d’opinion appartenant au monde de l’entreprise, mais aussi de nombreuses personnalités politiques et des représentants syndicaux (*).
Ce « Grand show de l’entreprise » était ainsi l’occasion de débattre des enjeux majeurs pour le développement des entreprises et d’une vision de long terme pour faire réussir le territoire de Marseille-Provence. Pour Jean-Luc Chauvin, président de l’UPE 13 depuis trois ans, cette double problématique s’inscrit au cœur de ce qui est son « seul slogan » depuis le début de sa mandature : « Faire grandir nos entreprises ». « Je veux rappeler à notre assistance que seules les entreprises créent des emplois. Dans les entreprises, on est ensemble, salariés et patrons. Et quand on est tous ensemble, on a plus de chance de réussir. Les entreprises sont porteuses de messages de réussite pour notre territoire. Si on sait travailler ensemble, si on se met ensemble, notre territoire a beaucoup d’avenir. On a besoin sur ce territoire de développer un jeu collectif », introduit-il en préambule en s’adressant notamment aux nombreux décideurs politiques présents aux toutes premières loges de l’assistance.
L’honneur d’entrer dans le vif du sujet revient ensuite à Johan Bencivenga, président de la Fédération du BTP 13, le porte-parole de la première filière économique du département, avec ses 12 000 entreprises, 50 000 salariés et 4,5 Mds€ de chiffre d’affaires. « Nous nous sommes aperçus que le monde a changé : il est aujourd’hui au moins à l’échelle européenne. La mutation pour notre profession est en marche », martèle-t-il d’emblée. Pour réussir le futur, il souligne qu’il faut « essayer d’avoir les mêmes règles sociales pour tous les pays européens », ce qui constitue « un combat supranational ». L’autre frein au développement des entreprises est, à ses yeux, l’inertie administrative dont souffre parfois la France. « La commande publique représente 40 à 45% de notre activité. Nous avons donc plutôt l’habitude de travailler avec le monde politique, mais nous avons des problèmes avec le monde administratif qui est parfois en décalage avec le monde politique. Nous avons besoin de rapidité, de fluidifier les relations avec les décideurs politiques, de réactivité : il faut que le monde administratif se cale sur le monde économique », insiste Johan Bencivenga.

L’exemple de Lyon, doté d’une métropole depuis 1974

Cette double condition remplie, l’avenir s’annoncera radieux. D’ici 2031, le secteur du BTP envisage ainsi de bâtir un pôle de compétitivité. « Il faut trouver une zone à définir, près des décideurs, des infrastructures de transports, qui soit dédiée au BTP avec une fiscalité particulière. Il y aurait de la formation et un "frottement" entre petites et grandes entreprises car nos entreprises souffrent aujourd’hui d’un déficit taille : on a besoin de mutualiser les compétences, détaille le président de la fédération des Bouches-du-Rhône. Il s’agirait d’une zone de plusieurs hectares afin de nourrir les relations entre les décideurs de notre profession. » Un projet qui suscite de l’enthousiasme chez Jean-Luc Chauvin. « Il est important que la première filière du département annonce qu’elle veut continuer à développer l’emploi », se réjouit-il.
Un optimisme que tempère l’intervention de Jacques de Chilly, directeur exécutif d’Aderly, l’agence de développement de la métropole lyonnaise. L’écart est en effet immense entre les deuxièmes et troisièmes villes de France en matière d’organisation du territoire. Car non seulement la Capitale des Gaules est dotée d’une métropole depuis 1974, soit près de 40 ans, mais la communauté urbaine du Grand Lyon a en outre désormais absorbé certaines compétences du Conseil général du Rhône, notamment en matière sociale et de construction des collèges. Sans compter que depuis 2000, une véritable gouvernance économique unique en France a été mise en place à travers « Grand Lyon, l’esprit d’entreprise », une entité qui regroupe le Medef, la CGPME, la CCI, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, les universités et la communauté urbaine du Grand Lyon. C’est le lieu où se définit la stratégie économique du territoire avec l’ambition de faire entrer l’agglomération lyonnaise dans les 15 premières métropoles européennes. Enfin, le territoire de la Capitale des Gaules s’est doté d’une marque « Only », l’anagramme de Lyon, un nom « très facile » à retenir à l’international. « La marque n’est pas fondamentale mais elle nous a aidé, dans une région où l’on est d’un caractère plus discret. Ce rassemblement sur une même marque a été un élément fédérateur », souligne Jacques de Chilly.
De manière plus générale, le directeur exécutif de l’agence de développement de la métropole lyonnaise estime que les deux plus grandes villes françaises de province s’inscrivent dans des problématiques similaires. « Le combat à mener est celui des métropoles. Il faut que la France reconnaisse qu’il y a des métropoles de taille européenne qui sont les lieux de concentration de la compétence et des richesses. L’euro que l’on donne à Lyon par rapport à Chambéry ou Roanne, a un effet plus important. C’est une des clés du succès allemand avec des métropoles comme Munich, Hambourg, Cologne ou Düsseldorf. En France, on ne peut citer que Paris », observe-t-il. Et d’estimer que Lyon et Marseille ont « une vraie stratégie commune à mener sur certains secteurs comme le nucléaire ou les énergies propres ».

« L’enjeu est de développer les relations fortes avec Lyon : nous sommes la porte, ils ont la clé »

Un constat que rejoint Patrick Daher, président du conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille (GPMM). « PACA et Rhône-Alpes sont deux triangles inversés. Le triangle PACA est orienté vers la Méditerranée, le triangle Rhône-Alpes avec la pointe en bas l’est vers l’Europe du Nord. Lyon occupe une position centrale. L’enjeu est de développer des relations fortes avec Lyon : nous sommes la porte, ils ont la clé. Ils peuvent nous ouvrir l’Europe du Nord et nous sommes demandeurs peut-être plus qu’eux », analyse-t-il.
Selon Jean-Luc Chauvin, les Rhodaniens « ont au moins une génération d’avance ». « Ils ont 122 000 emplois de plus : peut-être que le "jouer collectif" y est pour quelque chose. C’est le cœur du projet que l’on propose : il faut changer les méthodes », insiste-t-il. Mais le président de l’UPE 13 tient également à préciser que le monde économique « n’attend pas tout des élus ». « On a besoin que les décisions soient prises au bon moment pour qu’on puisse faire notre boulot. Il faut écrire un scénario pour que les filières porteuses d’avenir puissent se développer. C’est un scénario qu’il faut écrire avec les élus, les syndicats de salariés, la CCI, les universités et les citoyens qui doivent prendre les choses en main », plaide-t-il.
Un impératif d’autant plus grand aux yeux de Jacques Pfister qu’avec le titre de Capitale européenne de la Culture en 2013, Marseille « a changé de statut ». « 2013 c’est la réussite d’avoir travaillé ensemble. Mais c’est une mauvaise nouvelle pour nos élus : comme ça marche, on va être beaucoup plus exigeants qu’avant », avertit le président de la CCI également président de l’association Marseille-Provence 2013. Et de souligner que « le projet métropolitain nous fait rêver ». « On soutiendra les élus qui vont dans ce sens. Il faut demander de l’argent à l’Etat, mais pour ça il faut un projet », précise-t-il.
Un débat dans lequel Jean-Claude Gaudin (UMP) a souhaité s’immiscer en rappelant que Marseille avait par le passé rater un virage historique. « En 1966, le général De Gaulle a proposé à cinq villes, Lille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Marseille de se constituer en métropoles, mais le maire de l’époque (NDLR : Gaston Deferre) n’a pas voulu. Nous avons manqué le premier train. Il a fallu attendre 1999 et la loi dite Chevènement pour créer une communauté urbaine à 18 communes : ne revenons pas en arrière, ne ratons pas le deuxième train. Si la métropole vit, nous serons plus forts. Il ne faut pas louper la marche qui nous est proposée », insiste le sénateur-maire de Marseille qui défendra mercredi, jeudi et vendredi au Sénat des amendements en faveur de la métropole.

Un territoire aux multiples atouts

Dotée de cet outil, Marseille aura alors aux yeux de la communauté patronale toutes les cartes en main pour se doter d’un avenir radieux à l’horizon 2031. Car les atouts ne manquent pas comme ont pu le mettre en lumière des témoignages d’entreprises. Le groupe anglais Hammerson a ainsi choisi Marseille pour investir 450 M€ et mener, avec « Les Terrasses du Port », son premier projet ex-nilo en France. « C’est un site magnifique, symbolique de la réouverture de la ville sur son port. Il est desservi par le métro, le tramway, un aéroport qui accueille 8 millions de passagers, le TGV. On a une zone de chalandise de 1,35 million de personnes à moins d’une demi-heure en voiture, un million de croisiéristes. Avec Marseille-Provence 2013, on peut réfléchir ensemble à développer un tourisme culturel qui a d’autres attentes », souligne Sandra Chalinet, directrice des « Terrasses du Port ».
L’avenir du territoire, c’est aussi le projet Henri Fabre sur le Technoparc des Florides à Marignane. « Il s’agit du regroupement de PME et de grands groupes pour développer nos compétences dans le domaine de l’aéronautique et promouvoir l’implantation de davantage de sociétés. Nantes, Bordeaux, Toulouse et Lyon ont déjà ce genre de clusters », indique Gérard Goninet, directeur des sites Eurocopter France. Ce cluster doit permettre de générer 6 à 7 000 emplois sur cette zone, qui s’ajouteront aux 13 000 emplois d’Eurocopter.
Marseille-Provence dispose aussi de « pépites » telles que Gémalto, le leader mondial de la sécurité numérique né de la fusion de Gemplus et d’Axalto, qui anime, notamment avec Orange et Atmel, le pôle de compétitivité mondial des Solutions communicantes sécurisées (SCS), Onet, l’entreprise marseillaise qui est l’acteur référent en France et en Europe du marché de la propreté et des services associés, Supersonic, qui commercialise un échographe d’imagerie médicale Aixplorer devenu le produit de référence aux Etats-Unis pour dépister le cancer du sein, ainsi que de petites entreprises innovantes dans le domaine médical, à l’instar d’Innate Phrama, regroupées dans le pôle de compétitivité Eurobiomed qui s’étend sur les régions PACA et Languedoc-Roussillon. « Nous avons envie de proposer un projet à la métropole : un cluster Marseille Ménopôle qui regrouperait les centres de recherche de grands groupes afin que Marseille devienne la capitale de l’immunologie », précise Emilie Royère, secrétaire général du pôle Eurobiomed. Sans oublier le projet de réacteur thermonucléaire mondial Iter, qui a déjà rapporté 1,4 Mds€ aux entreprises françaises dont 1 Md€ à celles de la Région PACA, sachant que les entreprises des Bouches-du-Rhône se sont taillées la part du lion. Enfin, PACA est également la région leader en France en matière d’énergie solaire.

« Pourquoi ne deviendrait-on pas Marseille-Provence capitale économique de l’Euroméditerranée ? »

Quant aux pouvoirs publics, ils ont démontré qu’ils savaient travailler ensemble, notamment au travers de l’élaboration de la charte ville-port. « Nous avons tous voté, la mairie, MPM, le conseil général et le port, sur une vision partagée qui va nous engager au-delà de 2035 », se réjouit Patrick Daher.
Autant de raisons d’avoir foi en l’avenir, d’autant que, comme le souligne Jean-Luc Chauvin, « ce ne sont que des exemples ». « Nous avons un territoire multi-potentiels en termes d’entreprises. Nous allons créer une plate-forme d’avenir à l’automne. Il faut initier le "jouer collectif", réunir au-delà du monde économique les citoyens, les syndicats, les universités, les élus et les étudiants pour bâtir une vision partagée du territoire. La question est de savoir comment on crée de la richesse et de l’emploi dans ce territoire de 2 millions d’habitants », explique le président de l’UPE 13.
Un développement qui doit intégrer les quartiers les plus pauvres de la ville centre, Marseille, pour lesquels le patron des patrons du département plaide pour la création d’« une zone prioritaire de progrès social » qui soit « une zone de fiscalité d’exception ». « Il faut étendre les territoires des zones franches qui ne sont pas assez grandes. Il faut un grand projet urbain de réaménagement de ces quartiers au niveau urbanistique », précise-t-il. Un projet qui doit s’accompagner d’un volet formation car il faut « trouver des gens employables ». « Il faut que l’Etat mette des moyens sur des formations en lien avec les emplois pour mettre en place une autre économie que l’économie parallèle qui pollue ces quartiers », résume-t-il.
Et Jean-Luc Chauvin de lancer un ultime pari. « Pourquoi ne deviendrait-on pas Marseille-Provence capitale économique de l’Euroméditerranée ? », interroge-t-il à haute voix. Car si ce vœu a déjà été maintes fois formulé, le président de l’UPE 13 estime qu’« il faut changer de braquet, de méthode ». « Il faut créer une agence de marketing de développement, un Only Lyon version marseillaise, à la place de toutes celles existantes qui se tirent dans les pattes. Une structure indépendante qui intégrerait la société civile. La moitié de notre marché est de l’autre côté de la Méditerranée : il faut oser franchir cette mer », conclut-il.
Serge PAYRAU

(*) Parmi les personnalités présentes : Patrick Mennucci, député-maire du 1er secteur de Marseille, Henri Jibrayel, député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, Eugène Caselli, président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), Samia Ghali, sénateur-maire du 8e secteur de Marseille, Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, Renaud Muselier, ancien ministre et premier vice-président de MPM, Dominique Tian, député-maire du 4e secteur de Marseille, Guy Teissier, député-maire du 5e secteur de Marseille, Roland Blum, Premier adjoint au maire de Marseille, Solange Biaggi, adjointe au maire de Marseille chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Professions libérales et du Centre-ville, Valérie Boyer, adjointe au maire de Marseille déléguée au Grand projet de ville, aux Projets de rénovation urbaine et au Contrat urbain de cohésion sociale, Martine Vassal, adjointe au maire de Marseille déléguée à la Qualité de la ville, Espace public, Propreté, Didier Parakian, adjoint au maire de Marseille délégué au développement des entreprises marseillaises à l’exportation, Jean-Louis Tourret, président de la Banque Populaire Provençale et Corse et adjoint au maire de Marseille chargé des Finances, Caroline Pozmentier, adjointe au maire de Marseille déléguée à la Sécurité et prévention de la délinquance, Police municipale et Police administrative, Marie-Laure Caradec, adjointe au maire de Marseille déléguée aux Parcs, Jardins, Espaces naturels, Piétonnisation et Pistes cyclables, Yves Moraine, président du groupe de la majorité au conseil municipal de Marseille, Louis Aloccio, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence, Jean-Claude Terrier, président du directoire du Grand port maritime de Marseille (GPMM), Gérard Dossetto, secrétaire général de l’union départementale FO, Alain Comba, secrétaire de l’union départementale FO.

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