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Marseille : l’État s’invite au conseil municipal...

dimanche 3 octobre 2021

Les morceaux ne sont pas encore recollés entre la ville de Marseille et la Métropole. Le conseil municipal en a fait la démonstration. A fleurets, parfois mouchetés. Mais le passif est toujours là entre la droite et la gauche. Tout avait pourtant bien commencé.

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Conseil municipal de marseille © Mireille Bianciotto

Le devoir de responsabilité

Le maire de Marseille ouvre la séance du Conseil municipal en se félicitant de la visite historique d’Emmanuel Macron : « Je suis fier de l’attention que l’État porte à la ville de Marseille. Je suis fier que l’État se penche sur la question de la gouvernance de la Métropole. Fier qu’un Président de la République se rende compte que la question du bâti scolaire est indigne de la République ». Et Benoît Payan d’enchaîner sur le devoir de responsabilité de chacun. « Mes chers collègues c’est à l’aune de cette visite historique, de celle qui viendra et de celles qui suivront ; à l’aune des décisions que nous devons prendre, que nous devrons prendre ici et au conseil de métropole que nous nous montrerons dignes de la confiance des Marseillaises et des Marseillais, dignes de ce que nous sommes, de ce que nous voulons et de l’histoire qu’on est en train d’écrire ».

L’État pilotera la politique de rénovation des écoles

Belle entame mais l’opposition fustige. Lionel Royer-Perreaut (LR) a salué le volontarisme de l’État mais a dénoncé le fait que « dans la ville de Gaston Defferre, le père des lois de la décentralisation, dont vous êtes l’héritier putatif, on procède à une re-concentration. Comment pouvez-vous accepter qu’en contrepartie des aides de L’État, on vous impose de partager la décision. L’État pilotera, pas animera mais pilotera la politique de rénovation des écoles ».

Travailler intelligemment

Ce sont deux rapports sur la charte de construction durable et la modification du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) qui vont générer des joutes verbales entre LR et le Printemps marseillais. Laure-Agnès Caradec versus Mathilde Chaboche. Aux « vous êtes les rois du béton » répondait « vous voulez stopper les constructions dans une ville qui en manque tant  ». Seuil de logements sociaux, protection du foncier agricole… les face à face se sont poursuivis. La flamme déclarée par le maire en début de séance aura vécu. Tout en constatant que « ce n’estrcy pas parce que nous nous sommes combattus politiquement que nos rapports doivent être différents. Nous voulons être traités comme les autres communes de la métropole, Aix ou Mimet… » Benoît Payan mettra un peu de baume sur les plaies :« Notre appartenance à cette ville ne doit pas nous empêcher de travailler intelligemment ».

Le président de la République revient dans deux semaines alors pas question de trop s’écharper au risque que le père Noël soit informé et revienne avec une hotte moins garnie.
Joël BARCY

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