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Marseille : les avaries de la SNCM éclaboussent le conseil municipal

mardi 10 décembre 2013

Un anonyme rapport sur la désignation des représentants de la Ville de Marseille au sein du Grand Port Maritime de Marseille a dérivé sur la passe difficile que traverse actuellement la SNCM. Ce qui a donné lieu à de vifs échanges entre Roland Blum (UMP) et Patrick Mennucci (PS), chacun des deux renvoyant sur le camp politique adverse la responsabilité de la situation actuelle.

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Roland Blum (UMP) estime que "dans quelques semaines nous risquons de perdre le dernier grand armateur français dans sa catégorie". (Photo Philippe MAILLÉ)

Le rapport 62 qui devait permettre de désigner les représentants de la Ville de Marseille au sein des instances du Conseil de Surveillance et du Conseil de Développement du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) n’était pas a priori le plus attendu des 400 inscrits à l’ordre du jour de la séance du conseil municipal de ce lundi 9 décembre. Mais la délibération a pourtant été l’une des plus animées de cette longue matinée de débats. Une passe d’armes que l’on doit à Roland Blum (UMP), le Premier adjoint au maire de Marseille, qui tenait tout d’abord à remercier Jean-Claude Gaudin (UMP) de la confiance qu’il venait de lui témoigner en le proposant à nouveau comme représentant de la Ville au sein du Conseil de Surveillance du GPMM. « Cette nomination va me permettre de participer à l’effort engagé depuis quelques années pour moderniser notre port, en particulier sur les bassins Est, conformément à la charte signée par l’ensemble des acteurs portuaires et des collectivités territoriales il y a seulement quelques mois. Depuis la mise en place de la réforme portuaire, malgré la crise économique, la situation du port s’est au fil des mois améliorée, grâce notamment à une paix sociale indispensable à la fiabilité du 1er port français », se félicite-t-il. Cependant, Roland Blum assombrit immédiatement le tableau. « Mais cet édifice, au demeurant fragile, pourrait basculer par une liquidation de la SNCM. En effet, dans quelques semaines nous risquons de perdre le dernier grand armateur français dans sa catégorie, et avec lui 2 500 emplois auxquels s’ajoute encore un millier pour les entreprises sous-traitantes. Voilà l’exploit que va réaliser le gouvernement socialiste », dénonce-t-il.
Alors « comment en est-on arrivé là ? ». Pour y répondre, le Premier adjoint rappelle d’emblée que, depuis sa privatisation en 2005, l’actionnariat de la SNCM a évolué et que son capital est désormais « détenu en majorité, directement ou indirectement, par l’Etat et Véolia, par l’intermédiaire du groupe Transdev ». « Or, depuis maintenant un an, on assiste à un triste ballet des deux actionnaires, Etat et Véolia, organisant ensemble le dépôt de bilan de la SNCM avec cynisme et double langage que seuls un gouvernement socialiste et une multinationale, tous deux irresponsables, sont capables de tenir », accuse-t-il. Ainsi, aux yeux de Roland Blum, c’est « pour tenter d’échapper à leur responsabilité d’actionnaire » que « les deux protagonistes invoquent deux décisions de l’Union européenne condamnant la SNCM à rembourser 440 M€ ».

« Le ministre des Transports est incapable d’agir en conformité avec ses déclarations »

Une enveloppe qui se divise en deux parts égales : d’une part, 220 M€ au titre des aides de restructuration, et d’autre part, 220 M€ au titre du service complémentaire. « J’observe tout de même avec étonnement l’acharnement de la Commission européenne à l’encontre de la SNCM alors qu’elle se montre très laxiste dans l’exécution de condamnation pour entente sur les prix à l’encontre d’armateurs napolitains. J’observe encore que toutes ces procédures ont été intentées par Corsica Ferries, société italo-corse-luxembourgeoise-suisse, sans qu’elle ne soit jamais inquiétée alors qu’elle a perçu 180 M€ d’aides publiques », relève le Premier adjoint.
Toutefois, la cible principale de Roland Blum n’est ni la Commission européenne, ni le concurrent de la SNCM, mais bel et bien le gouvernement socialiste. « Condamnée ainsi à rembourser 440 M€, comment la SNCM peut-elle s’en sortir sans l’intervention de ses actionnaires et en particulier de l’Etat ? », insiste-t-il, avant de juger aussitôt que « le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a fait semblant de le comprendre ». Lors d’un entretien paru dans « La Provence » le 23 novembre, ce dernier avait en effet indiqué que « l’Etat ne demandera pas le remboursement de près d’un demi-milliard d’euros d’aides réclamées par Bruxelles, estimant que c’est une condamnation à mort ». Mais pour le Premier adjoint au maire de Marseille, « malheureusement, on ne peut se satisfaire de ces déclarations qui en aucune façon ne sont suivies d’effet ». Et de tenter alors de le démontrer : « Puisque s’agissant des aides relatives à la restructuration, le ministre n’a même pas avisé les actionnaires pour, conformément aux clauses de privatisation, examiner dans quelles conditions ils garantiraient la SNCM des condamnations prononcées à son encontre. Il en est de même pour le service complémentaire où aucune négociation n’a été conduite avec la Collectivité Territoriale de Corse (CTC) alors que ce service a été effectué et doit donc être payé, en attendant le résultat de l’appel sur le fond, d’autant qu’il n’est pas inutile de rappeler que c’est le même ministre qui attribue à la CTC la subvention globale de continuité territoriale. »
A la lumière de ces éléments, Roland Blum livre ainsi un verdict sans appel. « Désormais les choses sont claires : le ministre des Transports est incapable d’agir en conformité avec ses déclarations, le Premier ministre est aphone quand on le questionne sur la SNCM aux Assises de la Mer, il y a quelques jours à Montpellier, et l’Elysée aux abonnés absents », assène-t-il.

« Voilà la méthode socialiste qui va conduire au dépôt de bilan, à la casse de l’entreprise et à sa vente à la découpe »

Et le Premier adjoint au maire d’enfoncer le clou en estimant que « comble de tartufferies, le gouvernement socialiste fait obstruction à la mise en place du plan à long terme pourtant approuvé par les actionnaires en septembre dernier, il y a 3 mois, plan qui prévoit jusqu’en 2016 le départ volontaire de 400 salariés, l’acquisition de 4 nouveaux cargos modernes et plus rentables et l’ouverture de nouvelles lignes sur le Maghreb ». « Désormais, l’État actionnaire bloque la SNCM dans sa gestion tout en couvrant au dernier moment les fins de mois, jouant ainsi sur les nerfs des salariés », dénonce Roland Blum.
Or, de la politique gouvernementale aux élections municipales de Marseille en mars prochain, il n’y a qu’un pas que le Premier adjoint au maire n’hésite pas à franchir. « Voilà la méthode socialiste, celle de M. Mennucci (PS) et de ses amis, qui va conduire au dépôt de bilan, à la casse de l’entreprise et à sa vente à la découpe, à la fin d’un grand armateur français, à la détérioration de l’activité portuaire, à l’alourdissement d’un climat social qui pourtant ces derniers mois s’était apaisé et au chômage de près de 3 000 personnes », tranche-t-il. Et de prendre directement à témoin la tête de liste socialiste aux prochaines élections municipales. «  Alors, M. Mennucci, vous qui vous faites le champion de la création d’emploi, nous vous avons trouvé étrangement discret dans cette affaire. En dehors du service minimum, pas une question à l’Assemblée Nationale », pointe-t-il.
Roland Blum conclut alors sur une ultime estocade : « Vous promettez aux Marseillais des emplois alors que toute votre action dans les dernières années a été de faire fuir tous les investisseurs. Aujourd’hui, avec vos amis, vous vous apprêtez à supprimer à Marseille des milliers d’emplois en vous faisant complice de la casse d’une grande entreprise. Voilà le bel avenir qu’en réalité vous promettez aux Marseillais. »
Jean-Marc Coppola (PCF) était le premier à réagir à cette longue tirade. « Vous n’allez pas vous refaire une virginité sur ce dossier aujourd’hui. S’il est préoccupant, c’est parce que vos amis ont privatisé la SNCM il y a quelques années. Aujourd’hui, il faut la nationaliser pour assurer le développement du port de Marseille, cœur de l’économie locale », plaide l’élu communiste.

« C’est moi qui en 2005 avec M. Butler ait fait acheter par Véolia quatre fois le prix de la compagnie ? »

Patrick Mennucci ne manquait pas de répliquer à son tour aux attaques dont il avait été la cible. « Je comprenais les propos de Roland Blum, je pouvais même l’accompagner dans cette préoccupation jusqu’à ce que je comprenne que j’étais responsable », précise-t-il. Face à ces invectives, le député-maire du 1er secteur prend le parti d’ironiser. « C’est moi qui en 2005 avec M. Butler ait fait acheter par Véolia quatre fois le prix de la compagnie ? Il me semble qu’à l’époque, je n’étais pas le Premier ministre (Dominique de Villepin), ni le ministre des Transports (Dominique Perben) », rappelle-t-il. Et de lancer à l’adresse de Roland Blum : « Je sais que nous sommes en période d’élection, mais ce n’était pas ce à quoi nous a habitué le Premier adjoint. Dommage qu’il en vienne là. »
Le vainqueur des Primaires citoyennes conteste également avoir fait preuve d’immobilisme dans ce dossier. « J’ai rencontré depuis trois mois à plusieurs reprises la CGT, la CFE-CGC, la direction, M. Frérot (NDLR : Antoine Frérot, le PDG de Véolia Environnement) », énumère-t-il, avant de répliquer à nouveau au Premier adjoint : « Vous avez qualifié Véolia, une des grandes entreprises qui fonctionne à Marseille, qui investit 300 M€, d’entreprise irresponsable. Ça fera plaisir à leurs dirigeants. »
Après la forme, Patrick Mennucci en vient au fond. Selon lui, « la question part de la privatisation ». « Le niveau de prix auquel on a fait acheter la compagnie à Véolia nous conduit aujourd’hui dans la situation où nous sommes et explique les difficultés financières de Véolia », juge-t-il. Le député-maire des 1er et 7e arrondissements se livre dans la foulée à deux mises au point. La première concerne le gouvernement. « L’Etat ne conteste absolument pas le plan Dufour de continuation de cette entreprise », rectifie-t-il. La deuxième mise au point vient en réponse à des propos de Laure-Agnès Caradec (UMP) qui, plus tôt dans la séance, a évoqué, au sujet du conflit de la RTM, « les cégétistes qui ont pris en otage une semaine la population marseillaise ». « Au moment où il est bon ton de critiquer la CGT, je tiens à souligner le travail de la CGT des Marins qui a été capable d’accepter un plan de continuation, ce qui est inédit de la part de cette organisation syndicale. Ce sont des gens construits qui connaissent la situation de cette entreprise et la situation du point de vue international », rétorque Patrick Mennucci.

« Oui, Véolia veut sortir de la gestion de la SNCM »

Puis vient le temps de l’offensive pour le candidat socialiste aux municipales qui évoque à son tour « M. Brousse (NDLR : ancien président de l’UPE 13 et du Medef Paca et ancien conseiller spécial de Laurence Parisot) qu’on annonce sur vos listes ». « Il a dit qu’il fallait arrêter la SNCM, aller au tribunal de commerce, la mettre en faillite et reprendre la Délégation de Service Public (DSP) », dénonce-t-il. Or, c’est bien là que se situe le danger aux yeux de Patrick Mennucci qui considère que si la SNCM a des pans d’activité qui ne se portent pas bien, elle en a « un pas mauvais : celui de la DSP de la continuité territoriale sur la Corse ». « C’est une DSP sur 10 ans. Demain, un repreneur débarrassé de l’Algérie et du Maghreb peut attendre tranquillement », insiste-t-il, avant d’avancer que « la STEF (NDLR : spécialiste européen de la logistique du froid, le groupe abrite notamment une entreprise de transport frigorifique et de logistique) attend de pouvoir reprendre cette DSP pour un euro symbolique ». Ce qui, pour le député-maire du 1er secteur, poserait d’autres problèmes en cascade. « Est-ce que le port de Marseille est en capacité de n’avoir aucun lien maritime avec l’Algérie et le Maghreb ? », s’interroge-t-il à haute voix. Avant d’affirmer ce que beaucoup soupçonnent : « Oui, Véolia veut sortir de la gestion de la SNCM. M. Frérot me l’a confirmé. Mais ce n’est pas possible à moins d’un gros chèque, l’abandon des créances sur la SNCM et l’assurance de repartir dans la même société avec un autre actionnaire », lâche-t-il.
Patrick Mennucci en revient alors au cas de Roland Blum. « Quand j’entends le Premier adjoint dire que les 180 M€ donnés à Corsica Ferries sont de la responsabilité du gouvernement, les bras m’en tombent car il s’agit des sommes versées au cours des 5 dernières années. Peut-être qu’il croit que j’étais à nouveau Premier ministre », ironise le candidat socialiste. Là encore, il se livre à une mise au point pour défendre l’action du gouvernement. « Pourquoi Corsica Ferries n’applique pas les règlements européens ? C’est une question sont le gouvernement s’est saisi. Des démarches ont été entreprises auprès de la Commission européenne », assure-t-il.
Et de conclure par une ultime banderille à l’adresse du Premier adjoint. « M. Brousse, que vous connaissez bien, propose l’installation de Corsica Ferries à Marseille. Donc il ne faut pas avoir une position au conseil municipal, une position somme toute acceptable, et préparer avec vos amis le dépôt de bilan de la SNCM  », dénonce-t-il.

« Comme député, vous êtes membre de la commission d’enquête sur la SNCM et je ne vous y ai jamais vu »

Des propos auxquels tenait à réagir le député Dominique Tian (UMP), de parlementaire à parlementaire. « Comme député, vous êtes membre de la commission d’enquête sur la SNCM et je ne vous y ai jamais vu. Alors que vous connaissiez avant les conclusions nous étonne », lance-t-il d’emblée. Et de poursuivre : « A moins qu’il ne s’agisse d’un mauvais coup du PS. Nous nous interrogeons sur le fait de se pencher sur la privatisation, ce qui est un peu ancien pour expliquer la situation actuelle, et de confier la commission d’enquête au président de la CTC, puisque le rapporteur de la commission est Paul Giacobbi, celui qui passe les marchés. C’est un curieux mélange des genres. C’est aussi celui qui demande le remboursement de 220 M€. Alors qui veut la mort de la SNCM ? », rétorque-t-il.
Puis c’est au tour de Roland Blum de répondre à Patrick Mennucci en précisant au préalable que « les propos de M. Brousse n’engagent que lui ». « Je suis atterré par vos propos quand vous dites qu’à la SNCM il y a de bonnes choses et de mauvaises pour préparer la venue de STEF. Aujourd’hui, ça veut dire que vous actez la mort de la SNCM et que vous organisez une vente à la découpe », dénonce-t-il. Avant de défendre ensuite la privatisation conduite en son temps par le gouvernement de Dominique de Villepin. « Heureusement qu’il y a eu la privatisation pour sauver l’entreprise », insiste-t-il. Un constat qui n’empêche pas le Premier adjoint au maire d’appeler à la nationalisation de la compagnie. « Aujourd’hui, il faut que Véolia s’en aille, qu’on le remplace par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et qu’on puisse mener le plan à long terme sur lequel, que vous le vouliez ou non, vos amis font obstacle », conclut Roland Blum.
Des paroles qui amenaient Jean Viard (apparenté PS, groupe « Faire gagner Marseille ») à sortir de sa réserve. « M. Mennucci n’a pas fait l’éloge de la découpe, il l’a dénoncée. Sur cette question, où des milliers d’emplois sont en jeu, j’attends un autre niveau de débat », tranche-t-il.
Si on ne lui redonnera pas la parole, Jean-Marc Coppola (PCF) ne manquera de relever, quelques minutes plus tard en préambule du débat sur la délibération suivante, ce qui constitue à ses yeux « une incohérence » dans le discours de Roland Blum. « Il voulait privatiser la SNCM il y a quelques années et aujourd’hui il veut une nationalisation complète », souligne l’élu communiste qui défend lui aussi, mais ce depuis toujours, cette ultime position.

« Il est clair que l’État cherche à se débarrasser de ce dossier embarrassant »

C’est enfin au sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (UMP) que revenait le privilège de clore le débat. « Ce n’est pas aujourd’hui que nous avons commencé à nous occuper de la SNCM, cela fait bien longtemps », tient-il à rappeler. Une priorité qui, selon lui, n’est pas partagée par l’actuel gouvernement. « Quand le Premier ministre vient soutenir le candidat gouvernemental à Marseille, nous attendions que ce sujet figure parmi les préoccupations premières au lieu de nous promettre des milliards pour dans 10 ou 15 ans. J’aurais aimé que le premier ministre s’en saisisse », observe-t-il. Le sénateur-maire ne manque pas non plus de rappeler qu’il avait été un témoin direct de la privatisation et dans quelles conditions Dominique de Villepin l’avait décidée. « La SNCM allait mal, très mal avec des grèves incessantes. Un jour, le Premier ministre m’a dit : "La SNCM n’a qu’à déposer le bilan". Je lui ai répondu : "Comment peut-on proposer cela ? Il y a 2 000 personnes qui en vivent. Ce n’est pas possible. Mais le Premier ministre n’a rien voulu entendre », raconte-t-il. Alors Jean-Claude Gaudin sort de Matignon « dépité » et se rend au Sénat. « C’est là qu’on vient me dire : "Le Premier ministre vous cherche". Je l’ai au téléphone et là, il me dit : " Ça sera 25% pour l’État, 66% pour Véolia et 9% pour les salariés" », précise-t-il encore.
Avant d’en revenir au temps présent. « Aujourd’hui, Véolia a beaucoup de chantiers à Marseille et à la communauté urbaine. Donc le groupe doit prendre en compte cela. Nous lui demandons de faire un effort financier, considérable, mais qu’il le fasse », insiste-t-il. Le sénateur-maire de Marseille juge en outre qu’à ses yeux « il est clair que l’Etat cherche à se débarrasser de ce dossier embarrassant ». Tout en le dénonçant, il exhorte le gouvernement : « qu’il fasse taire Bruxelles ». Et Jean-Claude Gaudin de conclure : « Ce qui compte, c’est le maintien de la SNCM, des emplois et de la continuité territoriale. Si ça passe par un engagement de l’Etat, qu’il le fasse. Après on s’occupera de Corsica Ferries. Mais avouez que faire une enquête sur ces questions-là et la confier au président de la CTC, cela amène à nous interroger. Surtout si les députés de Marseille ne sont pas tous présents à ces auditions. »
Serge PAYRAU

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