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Municipales à Marseille - Entretiens avec Benoît Payan et Jean-Marc Coppola "Le printemps Marseillais : "Le changement est possible"

vendredi 13 mars 2020

A quelques jours du scrutin, à la suite de la publication de sondages le 10 mars dans un quotidien régional, le Printemps Marseillais a tenu une conférence de presse pour revenir sur les enjeux de cette campagne, les possibilités qui s’ouvrent pour cette liste et répondre aux attaques subies par Michèle Rubirola, sa tête de liste. Entretiens avec Benoît Payan, porte-parole du Printemps Marseillais, tête de liste dans les 2e et 3e arrondissement et Jean-Marc Coppola, tête de liste dans les 15e et 16e arrondissements.

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Michèle Rubirola, Benoît Payan et Jean-Marc Coppola Le Printemps Marseillais (Photo Robert Poulain)

Destimed : Benoît Payan, vous êtes porte-parole du Printemps Marseillais ce 10 mars la parution d’un sondage vous met en 3e position au 1er tour. Quelle est votre réaction ?
Benoît Payan : Cela nous montre que cette ville peut changer de destin. Ce sondage, s’il y a un enseignement à tirer c’est qu’aujourd’hui si les Marseillaises et les Marseillais se rassemblent autour de la candidature de Michèle Rubirola, autour de la candidature du Printemps Marseillais, un autre destin est possible. Qu’est-ce que ça nous dit ? Que oui le changement est possible. Qu’est-ce que ça nous raconte ? Que cette ville veut le changement ; que les Marseillaises et les Marseillais n’en peuvent plus de cette équipe sortante ; que les Marseillaises et les Marseillais veulent un autre destin, un autre chemin, de nouvelles têtes, des femmes et des hommes de conviction d’où qu’ils viennent, d’où qu’ils soient et, qu’ils soient capables de porter cette ville, de l’amener vers son destin.

Vous dénoncez cette campagne comme de bas niveau, pourquoi ?
Mais parce que tout est organisé pour que cette campagne soit au niveau du caniveau. Parce que les femmes et les hommes qui prétendent diriger cette ville, changer son destin, se montrent incapables d’être à la hauteur de ce débat. Il n’y a pas de débat d’idées, il n’y a pas de débat tout court. Aujourd’hui, on a des slogans, on a des slogans infâmes, on a des bandeaux anonymes, on a des rumeurs, on a des articles fomentés, commandés qui abaissent le débat politique dans la deuxième ville du pays. Dans cette ville, il manque de tout et nous n’avons pas de débat sur le logement, sur l’environnement, la propreté, la sécurité, la gouvernance. Mais qu’est-ce qu’attendent ces gens pour parler aux Marseillaises et aux Marseillais de ce qui les intéressent ? Les grands enjeux sont là et nous n’avons qu’un combat d’afficheurs, des batailles d’affiches, des slogans qui fleurissent ça et là et rien d’autre.

Vous dites aussi que vous avez le meilleur programme, en quoi ?
Parce qu’on a un programme parfaitement complet ; parce que ce programme a été fabriqué par des centaines de Marseillais qui viennent d’horizons différents. Ils l’ont fabriqué en commun, avec leur expertise, avec des experts. On a eu des commissions, on y a travaillé, il est complet, il répond aux enjeux, aux attentes.

Vous avez fait appel aux Marseillais pour être assesseurs, vous craignez quoi ?
Je crains qu’on se fasse purement et simplement cannibaliser ce scrutin avec des méthodes venues d’un autre temps. J’ai des informations extrêmement inquiétantes sur la manière dont va se dérouler le scrutin. Aujourd’hui, j’entends que tout va être organisé pour que le système en place puisse conserver son pouvoir et je suis très inquiet. Dans quelques heures nous nous exprimerons avec force autour de cette questions-là, personne, personne ne volera aux Marseillais leur victoire.

Entretien avec Benoît Payan, porte-parole du Printemps Marseillais, tête de liste dans les 2e et 3e arrondissement

Destimed : Jean-Marc Coppola, vous êtes tête de liste du Printemps Marseillais dans les 15/16, au cours de cette conférence de presse, des journalistes ont évoqué les arrêts maladie de Michèle Rubirola, vous réagissez comment ?
Jean-Marc Coppola : Je constate simplement qu’un certain nombre de candidates et de candidats n’ayant pas grand-chose à proposer aux Marseillaises et aux Marseillais font une campagne de caniveau, de dénigrements, de mensonges à partir de pièces qui sont confidentielles, qui sont ultra-confidentielles. C’est le secret médical... Je trouve cela affligeant car cela ne répond pas aux attentes et aux préoccupations des Marseillaises et des Marseillais. Vous savez je rencontre des familles qui, quand elles se lèvent ne savent pas si elles vont manger, ne savent pas de quoi sera fait le lendemain et je crois qu’il faut répondre surtout à cela sinon cela décrédibilise la politique au sens noble du terme. On a donc besoin d’un débat démocratique et de confrontations et surtout pas de telles attaques auxquelles Michèle Rubirola peut répondre très concrètement et a déjà répondu. (Lire ci-dessous)

Vous annoncez espérer obtenir de bons résultats dans toutes les Mairies de secteur, qu’en est-il ?
En tout cas c’est notre ambition, y parviendra-t-on ? Cela dépendra de la mobilisation des Marseillaises et des Marseillais. Surtout de ceux qui s’abstiennent parce qu’ils considèrent que la politique n’est pas utile à leur vie. Donc, jusqu’au bout, nous allons continuer cet effort de conviction, faire du porte à porte. Et nous sommes des centaines et des centaines : des militants, des militantes, des citoyennes qui sont convaincus qu’il faut un changement à Marseille, qu’il faut une gestion d’intérêt général, qu’il faut rattraper tous les retards dans tous les domaines, que ce soit l’école, le logement, les transports ou l’écologie. Jusqu’au bout nous allons essayer de convaincre que le seul vote utile pour qu’il y ait un vrai changement à Marseille c’est celui en faveur du Printemps Marseillais. Les Marseillais viennent de prendre 25 ans de mépris, d’abandon et de stigmatisation.

Il y a une circonstance quand même aggravante pour l’abstention, c’est l’épidémie du coronavirus. Cela ne dépend certes pas de vous, mais qu’est-ce que vous avez prévu pour essayer de diminuer, voire d’éviter ce problème ?
Déjà il ne faut pas sombrer dans la psychose. Je crois que c’est bien que les gens soient avertis, informés comme ils le sont. Après il ne faut pas dramatiser non plus les choses. Dans les bureaux de vote, les rassemblements ne seront pas imposants et il y a un certain nombre de mesures qui sont prises par l’État, par le gouvernement que ce soit en termes d’hygiène, d’approche entre les uns et les autres. J’allais dire que ce n’est pas plus dangereux et grave que d’être dans un supermarché ou dans un autre lieu de confinement. Donc ne nous faisons pas voler la démocratie à cause d’un virus qui est réel et dont il faut endiguer l’épidémie mais qui ne doit pas nous empêcher de vivre.

Justement vous parlez de démocratie, c’est vraiment l’enjeu pour vous ?
Oui, l’enjeu est là. Ou la population considère que la politique est utile et donc il y a une vraie vie démocratique avec des citoyens qui choisissent en toute connaissance de cause, ou alors on tombe dans une situation telle celle des États-Unis où 25 % des gens vont voter. Mais qui dirige à la fin ? les marchés financiers. Donc, aujourd’hui, je crois que nous mesurons mal, y compris après la journée internationale du droit des femmes, la chance que nous avons de pouvoir décider de notre propre sort de notre propre avenir. Ne gaspillons pas cette chance parce que si on ne va pas voter c’est d’autres qui décident à notre place et donc il faut bien utiliser ce droit.

Entretien avec Jean-Marc Coppola, tête de liste dans les 15e et 16e arrondissements

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

Réaction de Michèle Rubirola à la suite des attaques à son encontre de la candidate LR Martine Vassal
Michèle Rubirola, candidate du Printemps Marseillais de déclarer :« Après 25 années de politique désastreuse et indigne dont vous vous êtes rendue complice, vous m’intimez par communiqué de presse de clarifier ma situation médicale. Le procédé est inélégant mais venant de vous peu surprenant. » Rappelle que pour sa part :« Elle s’était toujours refusée à ce genre d’attaques personnelles ». Elle assure : « Ma situation médicale et administrative est simple. Je suis en totale régularité avec mon employeur », avant d’annoncer : « J’ai décidé de porter plainte auprès du Procureur de la République pour atteinte à l’intimité de la vie privée et violation du secret médical ». Michèle Rubirola s’explique : « Oui, j’ai été en arrêt maladie à la fin de l’année 2019 à la suite de la pose d’une prothèse totale de mon genou gauche. J’ai subi de longues séances de rééducation obligatoires pour mon rétablissement jusqu’à mi-février 2020. J’ai respecté scrupuleusement les horaires de sortie qui m’étaient imposées durant cette période. J’étais tous les jours de la semaine immobilisée de 8h à 12h et de 14h à 16h. Je n’ai d’ailleurs pu faire campagne pendant ces horaires, devant me rendre notamment tous les matins au Grand Large, une information que vous pourrez vérifier auprès de votre ami Dominique Tian, propriétaire de l’établissement. J’ai ensuite reçu, de mon médecin, une prolongation pour raison médicale de cet arrêt du 22 janvier au 21 mars. J’ai suspendu cet arrêt supplémentaire pour rentrer en campagne activement. J’ai contacté mon employeur par téléphone pour connaître la procédure à suivre. Il m’a confirmé en date du 28 janvier de lui faire parvenir un mail à ce sujet. Alors que le service des Ressources Humaines avait pris en compte la mise à jour de mon statut dès le 21 janvier, le Service des Indemnités Journalières en a pris connaissance le 11 février, a suspendu mes indemnités et corrigera les éventuels indus. A la suspension de mon arrêt maladie le 22 janvier, je me suis mise en congé d’élu non rémunéré jusqu’au 4 février. Je les ai poursuivis par des congés payés et RTT jusqu’au 21 février. Et puisque vous voulez tout savoir Madame Vassal, j’ai de nouveau été hospitalisée entre le 24 et le 29 février pour une intervention chirurgicale. Je suis depuis en congé sans solde jusqu’au 27 mars. Je n’ai pas manqué d’informer mon employeur en temps et en heure de chaque évolution de ma situation. C’est évident. J’ai d’ailleurs appris que vous avez lu mes mails personnels adressés à mon employeur dont celui qui indique l’annulation de la prolongation de mon arrêt maladie envoyé le 27 janvier : "Compte tenu de ma situation actuelle, je pose des congés en lieu et place de mon arrêt de travail et je vous demande de bien vouloir ne pas prendre en compte ma prolongation d’arrêt de travail" ».

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