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Municipales à Marseille. Quand les personnalités de gauche se succèdent dans les 11e et 12e arrondissements

mercredi 24 juin 2020

Olivier Faure (PS), Julien Bayou (EELV), Raphaël Glucksmann (Place publique)… peut-être Benoît Hamon (fondateur de Génération.s) ce jeudi 25 juin… les leaders de gauche ont pris d’assaut ces derniers jours, en soutien au Printemps Marseillais, le 6e secteur de Marseille et le paisible village de Saint-Barnabé, sous les feux des projecteurs depuis les révélations de soupçons de fraude aux procurations dans plusieurs de ses bureaux de vote. Alors que se profile ce dimanche 28 juin une « quadrangulaire » à l’issue incertaine, la victoire dans le secteur pourrait être décisive dans la désignation du futur maire de Marseille, lors du fameux « 3e tour » annoncé dans l’hémicycle municipal.

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Ce lundi 22 juin après-midi, Olivier Faure, le premier secrétaire du PS (au centre sur la photo), en compagnie du secrétaire national d’EELV, Julien Bayou , se sont rendus sur le lieu visé par l’actuelle majorité municipale pour la construction du futur hôpital privé de Saint-Barnabé. Étaient également présents Yannick Ohanessian, tête de liste du PM dans les 11e-12e (premier à gauche) et Jean-Marc Coppola (à droite), tête de liste du PM dans les 15e-16e (Photo Bruno Angelica)
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Ce mardi 23 juin après-midi, Raphaël Glucksmann (à gauche sur la photo), député européen et leader du parti « Place Publique » est venu soutenir la tête de liste du Printemps Marseillais dans les 11e et 12e arrondissements, Yannick Ohanessian (à droite), lors d’un échange avec les habitants du quartier, à la librairie "Arcadia". (Photo Bruno Angelica)

Le samedi 6 juin au matin, Martine Vassal, candidate pour Les Républicains (LR) à la mairie de Marseille et issue de la majorité municipale, s’était déplacée sur les friches de l’ancien collège Louis-Armand, dans le 12e, pour apporter son soutien aux porteurs du projet de construction de l’hôpital privé de Saint-Barnabé. Un aménagement prévu sur ce terrain, propriété de la Ville. Le projet du nouvel hôpital privé de 700 lits est présenté comme la fusion des deux hôpitaux privés de Beauregard et Vert-Coteau, tous deux situés dans le 12e. Lundi 22 juin, en fin d’après-midi et après une rencontre avec Michèle Rubirola, tête de liste du Printemps marseillais (PM) pour la mairie de Marseille, le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, et le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, se sont rendus sur le lieu visé par l’actuelle majorité municipale pour la construction du futur hôpital. Le but des deux leaders était de soutenir Yannick Ohanessian, tête de liste du Printemps Marseillais dans les 11-12, et rencontrer les habitants contre le projet de l’établissement hospitalier privé. Entrepreneuse dans le 12e et en seconde position sur la liste du PM dans le secteur, Rebecca Bernardi explique : « Plusieurs habitants du quartier sont venus poser des questions et témoigner de leur hostilité au projet porté par l’actuelle majorité municipale. A quelques minutes d’ici, à seulement deux stations de métro, nous avons en effet le CHU de la Timone et l’hôpital de la Conception. Il faut privilégier la concertation avant de prendre de telles décisions d’aménagement et réfléchir à la bonne répartition des services entre public et privé. Il y aussi, et cela demeure la priorité avant de penser à autre chose, le problème latent du désamiantage qui n’est toujours pas fait de la friche, ici même. Je rappelle que nous avons pourtant à proximité plusieurs écoles, comme La Blancarde ou Darius Milhaud. Ce n’est pas normal. »

Robert Assante, Julien Ravier, Franck Allisio et Yannick Ohanessian pour porter dimanche les quatre listes

Michèle Rubirola, tête de liste du PM pour la mairie de Marseille, candidate dans les 4e-5e, et Jean-Marc Coppola, tête de liste PM dans les 15e-16e, étaient également venus échanger sur place. La question de l’aménagement de l’hôpital privé faisait partie des premières préoccupations des habitants du 6e secteur, au même titre que le problème de la spéculation immobilière, avant le premier tour des élections municipales, le 15 mars dernier. Pour rappel, dans les 11-12, quatre listes sont en lice dimanche 28 juin pour la mairie de secteur : celle de Robert Assante (DVD) pour le candidat « dissident » Bruno Gilles (10,8 % au premier tour), de Julien Ravier pour LR (28,1 %), de Franck Allisio pour le Rassemblement National (23,3 %) et de Yannick Ohanessian pour le PM (16,3%). Sous les feux de la rampe depuis les deux dernières semaines en raison des reportages de « France 2 » et « Marianne  » sur des présomptions de fraude aux procurations dans plusieurs bureaux de vote, le 6e secteur pourrait s’avérer décisif dans la désignation du futur maire de Marseille. Au niveau local, comme national, les chefs de file de la gauche à nouveau très « plurielle » ont saisi l’occasion de faire parler d’eux et redorer leur image ternie par les dernières élections. La situation médiatique étant ensoleillée à merveille sur le Vieux-Port pour faire de la cité phocéenne et du « Printemps Marseillais » comme un exemple de nouveau mouvement à suivre et sur lequel surfer. Pendant que Michèle Rubirola déambule dans Marseille avec Eric Piolle, le maire écologiste sortant de Grenoble, puis Yannick Jadot (EELV), Olivier Faure ou Julien Bayou, on ne peut pas dire que les leaders de LR se précipitent sur le Vieux-Port. Les procurations suspicieuses étant passées par là. Et même l’ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé sa venue avant le 2nd tour, ne devrait pas honorer sa promesse faite à Martine Vassal à l’issue du 1er.

Raphaël Glucksmann : « Marseille est du même coup devenue la capitale politique du pays »

« Il se passe quelque chose dans les 11e-12e  », lançait mardi 23 juin après-midi, à la librairie « Arcadia » du village commercial de Saint-Barnabé, la tête de liste du PM dans le secteur, Yannick Ohanessian. Il recevait le député européen et leader du parti « Place Publique », Raphaël Glucksmann. « Nous partageons ensemble la volonté que plus rien ne se fasse et se construise sans les citoyens. Ce souffle d’air frais qui flotte sur Marseille porté par l’espoir du PM devra se concrétiser dans les urnes dimanche pour faire tomber un système nauséabond et à bout de souffle. » Devant une bonne soixantaine de personnes, l’ancienne tête de liste PS aux élections européennes de 2019, qui s’était engagé dans l’aventure sans la présence d’EELV, a voulu afficher son « enthousiasme » au regard de l’élan suscité par ce nouveau mistral printanier soufflant sur la Ville. « Marseille est du même coup devenue la capitale politique du pays », lance Raphaël Glucksmann. « En attendant, poursuit-il, qu’elle devienne vite la nouvelle capitale de la démocratie. Pour aller au bout, il faut désormais se battre contre un système aux abois qui a recours à l’immoralité et l’illégalité. » Les coups sont portés. Les candidats LR semblent avoir un genou à terre. Mais tout pousse à croire que les surprises et volte-face seront toujours à envisager -ou craindre- à la fin d’une campagne qui n’aura pas fait honneur, une énième fois, à la « Rebelle » marseillaise.
Bruno ANGELICA

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