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Aix. On a vu au Grand Théâtre de Provence - Avec Martha Argerich et Mischa Maisky, le bonheur arrive après l’entracte…

dimanche 9 février 2020

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Martha Argerich et Mischa Maisky, un duo d’exception pour Chostakovich. (Photo DR)

Il fallait se lever tôt pour espérer avoir une place afin d’assister, samedi soir, au récital de Martha Argerich et de Mischa Maisky. En fait le Grand Théâtre de Provence affichait complet à tous les étages et quelques chaises avaient même été rajoutées au dernier rang du parterre. Soit un peu plus de 1 370 spectateurs rassemblés pour communier autour de la musique de deux monstres sacrés, entrés dans la légende de leur vivant. 78 printemps pour la pianiste, 72 pour le violoncelliste et un moment hors du temps en ce samedi soir. En fait, il a fallu l’attendre, ce moment unique. Car la première partie composée de la sonate n°2 de Brahms et trois fantaisies de Schumann n’a pas séduit l’auditoire. Le Brahms, notamment, pour l’interprétation duquel le duo fut parfois à la peine, Mischa Maisky, surtout, parfois à la limite de la justesse et en décalage avec sa partenaire, obligeant cette dernière à se retourner plusieurs fois pour se recaler avec le violoncelle. Les trois fantaisies de Schumann suivirent sans enflammer la salle. A l’entracte, certains faisaient la moue au foyer et dans les coursives du théâtre. Personne ne se doutait, alors, de ce qui allait suivre… Ce qui allait suivre, c’était d’abord une livraison puissante, onirique, fiévreuse de la sonate en ré mineur de Dmitri Chostakovich. Une trentaine de minutes d’excellence, entre passion et virtuosité, un voyage au cœur de cette musique composée à l’âge de 28 ans par Chostakovich, et qui laisse entrevoir, ou plutôt entendre, ce que seront les grandes œuvres à venir du Russe, notamment ses symphonies. On était loin, avec cette interprétation, des imperfections d’une première partie déjà bien éloignée des esprits. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Martha Argerich et Mischa Maisky allaient jouer les prolongation, offrant avec cœur et passions, mais aussi avec une belle fraîcheur, deux pièces de Chopin et, pour point final, le « Liebesleid  » de Fritz Kreisler. De quoi soulever au sens propre la salle qui gratifiait le duo d’une puissante ovation debout, de celles qui sont rares en ce lieu.
Michel EGEA

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