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On a vu au Grand Théâtre de Provence - La chaleur et les couleurs du philharmonique de Marseille

jeudi 23 janvier 2020

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Aux saluts, David Fray et Néstor Bayona devant l’Orchestre Philharmonique de Marseille. (Photo M.E.)

C’est en voisin que l’Orchestre philharmonique de Marseille jouait mardi soir au Grand Théâtre de Provence. Enesco, Mozart et De Falla étaient au programme d’un concert initialement prévu avec Lawrence Foster à la baguette. Mais le maestro s’est vu contraint de déclarer forfait et de faire appel au jeune chef espagnol, Néstor Bayona, qui fut, à ses côtés, chef assistant la saison dernière à l’Opéra de Marseille. En forme de clin d’œil il convient de souligner que si l’ex-chef assistant était à la baguette, l’actuelle cheffe assistante de l’orchestre, Clelia Cafiero, était aux claviers pour De Falla. Son talent s’exprimant avec autant de bonheur devant les musiciens ou derrière les touches d’ivoire. La Rhapsodie roumaine n°2 d’Enesco ouvrait ce concert de façon agréable mais fort brève. Dix minutes d’un voyage musical en Europe centrale, de la poésie et un final qui laissait la salle sans applaudissements, personne ne pensant que l’audition était déjà terminée ! Assurément une découverte pour une large majorité du public venu en nombre pour cette soirée. Suivait le concerto pour piano n° 24 de Mozart. Une lecture très moderne de l’œuvre livrée avec rigueur par une formation philharmonique, donc importante en nombre de musiciens. Beaucoup d’éclat au détriment d’une certaine élégance qui sied à Mozart. L’occasion pour David Fray, jeu assuré et virtuose, de se tailler un beau succès aux côtés de l’orchestre et de son directeur musical. En bis, le pianiste gratifiait le public d’un choral de Bach donné avec profondeur et sensibilité. Après l’entracte, le « son » qui est désormais celui de l’orchestre philharmonique de Marseille allait faire merveille pour Le Tricorne de Manuel De Falla. Couleurs, chaleur : rien ne manquait à cette interprétation pleine de vie. Il faut dire que Néstor Bayona est espagnol et que cette musique parle à son cœur et à ses oreilles. Il a su mettre à profit des cordes soyeuses, des bois lumineux, des cuivres et un piano rayonnants, pour conduire ce voyage au-delà des Pyrénées ; voyage auquel participait la voix marquée au sceau du flamenco de la mezzo Marina Rodriguez-Cusi. L’orchestre de Marseille excelle dans ce répertoire et c’est à juste titre que cette interprétation fut saluée avec passion par une salle comblée.
Michel EGEA

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