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Opérette - Dominique Trottein dirige « Un de la Canebière » : « ça va swinguer à l’Odéon… »

vendredi 20 novembre 2015

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La troupe de « Un de la Canebière » autour de Dominique Trottein, très bien entouré assis au premier rang et de Jacques Duparc, debout à droite au premier rang (Photo M.E.)

Samedi et dimanche, c’est l’opérette marseillaise triomphante qui vous donne rendez-vous à l’Odéon. Une histoire de sardines et d’airs populaires à partager sans modération en famille. A la direction musicale de cette production, Dominique Trottein. Dans la logique des choses puisqu’il est Marseillais. Ce qui est moins logique c’est qu’il dirige pour la première fois à l’Odéon. Lui qui fut l’un des maîtres de feu le CNIPAL (Centre National d’Artistes Lyriques), lui qui a souvent dirigé à l’Opéra de Marseille -où on le retrouvera à la direction de « La vie Parisienne » pour les fêtes- n’avait jamais fréquenté professionnellement le temple marseillais de l’opérette. La lacune sera donc comblée ce week-end.
« Vincent Scotto, c’est le Francis Lopez Marseillais, confie Dominique Trottein. Grand mélodiste, orchestrateur moyen. En fait, les orchestrations de l’époque sont très surannées et avec Jacques Duparc, le metteur en scène, nous avons décidé de dépoussiérer tout ça pour donner à la production un tour très comédie musicale. J’ai aussi travaillé des orchestrations très jazz ; ça va swinguer à l’Odéon… ». « En revanche, poursuit le directeur musical, nous avons conservé son intégralité à la pièce. Il y a les gags, les bons mots, tout ce que l’on est en droit d’attendre et d’entendre… Rappelons que "Un de la Canebière", c’est deux heures et demi de spectacle dont quarante minutes de musique. Jacques et moi avons été suivis dans notre démarche par une jeune distribution enthousiaste. Nous avons tous un but commun, rendre de la fraîcheur et du dynamisme à une musique que Scotto n’aurait pas écrite de la même façon aujourd’hui. Puis donner "Un de la Canebière" sur la Canebière c’est formidable, non ? Il y a un côté populaire et sympathique qui me motive énormément. En fait, je vais vous dire, il faudrait déclarer l’opérette d’utilité publique… ».
Pour chanter et jouer l’opérette marseillaise de Scotto, Caroline Géa, Simone Burles, Virginie Fenu, Carole Clin, Grégory Juppin, Jacques Duparc, Florian Cleret, Guy Bonfiglio, Antoine Bonelli, Michel Grisoni et Jean Goltier seront sur scène ; Dominique Trottein dirigera les musiciens depuis son piano et les danseurs de l’Opéra Grand Avignon prêteront leur concours à ces représentations. Alors, elle est pas belle notre Canebière ?
Michel EGEA

Pratique - Représentations samedi 21 et dimanche 22 novembre à 14h30 à l’Odéon - 162 La Canebière - 13001 Marseille -Tél. 04 96 12 52 70.

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Messages

  • Vincent Scotto était considéré comme l’Offenbach de la canebière eut égards aux nombreuses mélodies qu’ il a composées, plus de quatre milles, qui jaillissaient comme fontaines, et à la longévité exceptionnelle de sa créativité(40 années). Il était éditeur de musique et ne faisait pas les orchestrations des ses compositions . Pour les opérettes Marseillaises, 7 et 51 chansons,dont presque autant de succès immortels, c’étaient Georges Sellers et le jazz Marseillais qui faisait les Arrangements et Paulette Zevaco quelquefois les orchestrations !
    René Sarvil, l’oublié de cette aventure(20 années),est l’auteur exclusif de toutes les chansons , ainsi que des livrets des 7 opérettes de 1932 à 1945. Tout cela est expliqué preuve à l’appui (les courriers échangés avec H. Alibert son commanditaire) dans mes ouvrages :La véritable histoire de l’opérette Marseillaise et Sarvil L’oublié de la Canebière avec le journaliste Michel Allione tous deux aux éditions AutresTemps.
    Les arrangements publiés chez Salabert sont certes injouables aujourd’hui , mais les derniers enregistrements de G Sellers (A Marseille un soir (1938) laisse à penser qu’il avait écouter les grands orchestres américains. Un de la canebière est un des rares spectacles français qui n’a cessé d’être joué depuis sa création, période de guerre comprise. La critique parisienne de l’époque avait relevé que la pièce (de boulevard ?) se suffisait a elle même et aurait pu être représenté sans les géniales musique de V Scotto.

    G Crescenzo Biographe et ayant droits de l’œuvre de René Crescenzo Dit Sarvil.

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