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Pas le moral pour les TPE/PME après une année 2020 très compliquée

jeudi 11 février 2021

Le début d’année sonne souvent l’heure des bilans ! La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) n’a pas coupé à la tradition et s’est fendue d’une enquête sur le bilan 2020 de la situation des TPE/PME et leurs perspectives pour l’année 2021. Partagées entre la crainte d’un nouveau confinement et d’une incapacité à rembourser leurs dettes, les entreprises françaises restent prudentes concernant la période à venir.

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Alain Gargani, Président de la CPME Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur (Photo archives Destimed/RP)

Ce que l’on supposait, l’enquête de la CPME l’a confirmé : 65% des TPE/PME tricolores ont connu une baisse de chiffre d’affaires, par rapport à la même période en 2019. Dans certains secteurs comme l’hébergement, la restauration et des activités sportives… on ne parle plus de chute, mais de dégringolade dans 97% des cas. Au niveau des finances, la situation n’est pas plus florissante pour 52% des interrogés qui ont enregistré une dégradation de leur trésorerie fin 2020, par rapport à 2019. Plus loin encore, 62 % jugent que la crise a impacté les fonds propres de leur société.

Face à ce bilan « catastrophique », au regard de l’évolution de la crise sanitaire en fin d’année, il semble donc logique que le pessimisme soit de mise pour l’exercice qui s’annonce. Ainsi, 52% des répondants tablent d’ores et déjà sur un chiffre d’affaires moindre. Une situation qui pourrait impacter les effectifs dans 25% des cas contre seulement 9% qui envisagent un potentiel recrutement.

Le couvre-feu freine l’activité pour 50% des interrogés

Par ailleurs, l’enquête révèle que la moitié des dirigeants est inquiète pour la pérennité de leur entreprise. Il faut dire que l’instauration du couvre-feu est considérée comme un frein à l’activité pour 53% des chefs d’entreprise. Cette mesure est certes problématique, mais elle reste encore acceptable à l’inverse d’un potentiel confinement qui serait le chant du cygne pour 49% des répondants.

Dépendance aux aides de l’État, crainte de ne pouvoir rembourser les dettes, absence de visibilité… La question de la pérennité et du maintien de l’activité est présente dans 54% des esprits. Parmi les plus inquiets, 87 % des dirigeant de salles de sport et 79 % de ceux du secteur de l’hébergement-restauration voient l’avenir en noir.

En effet, les résultats de l’enquête montrent qu’environ 100 000 entreprises, soit 45 % des 220 000 entreprises ayant utilisé leur Prêt garanti par l’État (PGE), sur un total de 630 000 entreprises signataires, ne s’estiment pas en mesure de rembourser le PGE. De même 36 % ne sont pas en capacité de s’acquitter de leur charges fiscales et sociales reportées.

La CPME derrière les entrepreneurs durant cette période délicate

Pour Alain Gargani, Président de la CPME Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, il est essentiel de faire bloc : « Dans ce marasme économique, il ne faut pas abandonner les entrepreneurs qui doivent être protégés à tout prix contre l’endettement personnel. (…) Soutenir ces entrepreneurs est un devoir ! Plus que jamais, la CPME, reste mobilisée à leurs côtés, comme pour les TME-PME, pour les accompagner et leur apporter toute l’aide nécessaire, pour faire écouter leur voix ! »

A l’heure où une nouvelle dynamique serait nécessaire, pour espérer une sortie de crise, un tiers des TPE/PME interrogées pensent que cela semble insurmontable, notamment du fait d’avoir le sentiment d’être pour le moment sous perfusion de l’Etat. Le premier semestre risque donc d’être déterminant pour l’avenir des nombreux acteurs de l’économie française, alors que rien n’est encore vraiment clair. Mais pour autant, la majorité des dirigeants ne veut se laisser aller au pessimisme dans 77% des cas.

Volontaires, ils fourmillent d’initiatives pour aller de l’avant, comme organiser des campagnes de vaccination dans les locaux professionnels. Comme il faut toujours trouver du positif dans le négatif, 49% des entrepreneurs pensent que cette période particulière leur a permis de changer de braquet au niveau de la transition numérique. Par ailleurs, si 63% d’entre ceux dont l’activité le permet ont mis en place du télétravail en 2020, ils sont 55% à souhaiter instaurer un ou plusieurs jours de télétravail dans le monde d’après.
Mathieu Seller

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