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Plénière de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Tourisme : Il n’en restera qu’un...

lundi 26 juillet 2021

« Parmi les secteurs qui ont subi le plus violemment les conséquences de la crise sanitaire, celui du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration a été au cœur de nos préoccupations et de notre action », souligne Renaud Muselier en présentant le Plan de croissance de l’économie touristique. Un dossier qui donnera lieu à un affrontement avec le RN du fait d’une réorganisation qui met fin à celle décidée en 1987, où deux associations, une Côte d’Azur et une Provence-Alpes-Côte d’Azur, sont reconnues comme comité régionaux de tourisme (CRT).

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Renaud Muselier a présenté le Plan de croissance de l’économie touristique ©Destimed

Renaud Muselier insistera sur une organisation qui « ne répond plus aux enjeux territoriaux, à la nécessaire efficacité et optimisation des moyens, ni à la stratégie régionale en matière de promotion touristique ». Le Comité régional Provence-Alpes-Côte d’Azur devient ainsi le seul du territoire régional et, en corollaire, la Région cesse d’être adhérente du comité du tourisme Côte d’Azur France. Le RN Philippe Vardon ne veut voir là qu’« une attaque brutale et déraisonnable contre un comité régional du tourisme qui existe depuis 80 ans ». François de Canson, vice-président de la région, président du Comité Régional de Tourisme avancera à son tour un certain nombre de données pour expliquer la décision régionale.

« Nous votons aujourd’hui un rapport de bon sens »

« Alors que les grandes régions fusionnées ont toutes unifié leur Comité régional de tourisme ces cinq dernières années, nous sommes la seule région de France à avoir conservé deux comités régionaux de tourisme. Alors que la Chambre régionale des Comptes préconise depuis 2017 de mettre fin à cette absurdité, nous votons aujourd’hui un rapport de bon sens - et de bonne gestion des deniers publics », explique le président de Région. Insiste sur une crise sanitaire qui s’installe durablement : « On ne peut pas continuer de disperser nos forces. Nous devons garantir cette unité sous l’égide d’un seul comité régional de tourisme, et c’est ce que nous faisons ce matin ». Renaud Muselier précise encore que « face à la désinformation agitée par quelques élus en manque de polémiques. Pas un centime d’euro ne manquera à la Côte d’Azur avec ce changement. La totalité des moyens qui étaient engagés hier continueront de l’être, mais pas par un canal séparé qui n’avait plus aucun sens. Les élus comme les professionnels de la Côte d’Azur seront entendus et associés, et je prends l’engagement qu’une place plus importante sera laissée aux acteurs du tourisme des Alpes-Maritimes dans la gouvernance du CRT régional ».

« Ciotti, comme à son habitude, s’est minablement couché »

Depuis les bancs de l’opposition, Philippe Vardon, dénonce une opération politicienne, un règlement de compte envers ceux qui n’ont pas soutenu, dans sa propre famille, Renaud Muselier lors des régionales... Et, au cours de son intervention, il prend bien soin de rendre hommage à Jacques Médecin (ex Maire de Droite de Nice), de se positionner en héritier de ce dernier. Peut-être que l’idée le titille de confirmer les approches réalisées lors de ces régionales entre une partie de LR et le RN pour la présidentielle... Peut-être... Même s’il avance que « Ciotti, comme à son habitude, s’est minablement couché ». Il dit enfin qu’il est pour sa part favorable à trois comités régionaux du tourisme : un comité régional, un pour la Côte d’Azur et un pour les Alpes... Ce qui ne manque pas de faire réagir François de Canson qui lance : « Vous oubliez juste le Var, le premier département touristique de France  ».

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François de Canson, vice-président de la région, président du Comité régional de Tourisme ©Destimed

François de Canson apporte des précisions statutaires et financières : « Le CRT Côte d’Azur France a depuis longtemps compétence et gouvernance départementales : le Président est un conseiller départemental, il a un budget de 2, 6 M€ du département (pour 700 000 de la Région). Pour ce qui est de la zone de compétence ses statuts précisent : "Sa vocation à assurer la promotion touristique de la région Riviera Côte d’Azur en France et à l’étranger" ». Il insiste sur les propos tenus précédemment par Renaud Muselier : « Les élus comme les professionnels du tourisme de la Côte d’Azur sont déjà et seront toujours associés à la gouvernance du CRT Régional. Nous maintenons l’intégralité des moyens financiers régionaux de promotion de la Côte d’Azur (1M€) ».

François de Canson tient enfin à évoquer « des difficultés régulières rencontrées ces dernières années avec le CRT Côte d’Azur ». Difficultés, précise-t-il : « Particulièrement mises en exergue par la crise Covid traversée qui nécessitait la mise en place d’actions coordonnées et partenariales ». Il cite les campagnes de relance #OnaTousBesoinduSud : en 2020 comme en 2021 où « le CRT Côte d’Azur France s’est associé à minima à la démarche, afin de pouvoir disposer de l’information stratégique sur le déploiement prévu au plan régional et de s’en inspirer pour monter ses propres campagnes ».

« Conduire sa propre action, de manière isolée

François de Canson poursuit : « En 2020, Le CRT Côte d’azur France a ainsi contribué à hauteur de 20 000 €, lorsque que le Vaucluse ou les Alpes-de-Haute-Provence mobilisaient 100 000 € et le Var 250 000 €. En 2021, pour une campagne de moins grande envergure, les partenaires départementaux ont tous mobilisé 50 000 €. Le CRT Côte d’azur France s’est illustré avec une participation limitée à 40 000 € tout en mobilisant par ailleurs la plus grosse partie de ses budgets pour conduire sa propre action, de manière isolée, créant de la confusion pour les clientèles touristiques ».
Il met aussi en exergue la Campagne Europe d’Atout France 2021 : « Alors que notre région est de loin celle qui a fédéré le budget le plus important pour participer à la campagne de relance Europe 2021 sur les marchés européens (915 000 € fédérés avec les partenaires infra régionaux), le CRT Côte d’azur France est le seul à ne pas y avoir participé malgré une annonce de mobilisation d’un financement de 121 000 €. Ce désengagement de dernière minute a nécessité pour le CRT Provence-Alpes-Côte d’Azur de réajuster la campagne, pour son volet Côte d’Azur, avec deux partenaires des Alpes maritimes fort heureusement très impliqués (Offices de tourisme de Nice Côte d’Azur et d’Antibes) ».

Concernant le pilotage des marques il indique : « Si le pilotage des marques "Provence" et "Alpes du Sud" s’avère fluide et véritablement partenarial, il n’en est pas de même pour la marque « Côte d’Azur France », qui reste l’outil du CRT Côte d’Azur France et sur laquelle ni le CRT Provence-Alpes-Côte d’Azur, ni l’agence de promotion touristique du Var ne sont suffisamment associés ».
Michel CAIRE
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