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Primaires socialistes à Aix-en-Provence et Marseille : Six candidats sur la ligne de départ dans chacune des villes

jeudi 18 juillet 2013

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Les 3 membres de la HAP, Jean-Pierre Mignard (avocat), Christian Lestournelle (ancien Bâtonnier du Barreau de Marseille) et Jean-Pierre Deschamps (Conseiller Honoraire à la Cour d’Appel), assistés de René Stefanini, secrétaire général et Pierre Autran, référent HAP pour Aix (PHOTO P.M.-C.)

Les primaires socialistes à Aix-en-Provence et Marseille sont entrées, depuis ce 17 juillet, dans une deuxième phase. La conférence de presse de la Haute Autorité des Primaires (HAP), qui s’est tenue le matin, a permis de citer les candidats admis à participer aux primaires municipales à Aix : Gaëlle Lenfant, Jacques Agopian, Édouard Baldo, Cyril Di Méo, André Guinde et Jacky Lecuivre ; et, à Marseille : Marie-Arlette Carlotti, Samia Ghali, Eugène Caselli, Henri Jibrayel, Christophe Masse et Patrick Mennucci. Puis, l’après-midi, à la fédération du PS, Christophe Borgel et Alain Fontanel, en charge de la tutelle de la fédération du PS des Bouches-du-Rhône, ont à leur tour souligné que cette première étape s’était déroulée dans de bonnes conditions, contrairement à ce que prophétisaient certains esprits chagrins. Leur optimisme est tel qu’ils ne veulent pas entendre les appels, pourtant insistants, réitérés le matin même par le président de la HAP, Jean-Pierre Mignard qui souhaite vivement « que les moyens nationaux soient considérablement renforcés ».

« Ce processus des primaires exige de la rigueur, de la transparence et de la sincérité »

Jean-Pierre Mignard insiste : « Ce processus des primaires exige de la rigueur, de la transparence et de la sincérité. Car, le renouveau de la vie politique, et pas seulement à Marseille, passe par cela. Nous sommes donc ici, non dans l’intérêt d’un candidat ou d’une candidate mais pour veiller à ce que le droit soit donné aux citoyens de participer à part égale avec les adhérents à la vie politique. En ce sens, ce qui se passe à Marseille est essentiel d’autant que nous avons tous pu voir à quel point les primaires au sein de l’UMP se sont très mal passées. Pour le moment les choses se passent bien à Marseille, c’est une bonne nouvelle pour la démocratie et il est important de dire que de bonnes nouvelles viennent de Marseille. Certes, cela ne suffira certainement pas à réconcilier les citoyens avec la politique, cela devrait au moins leur permettre de s’en rapprocher ».

Rappelons que la procédure avait débuté le lundi 8 et le mercredi 10 juillet par le dépôt des bulletins de parrainage militants et citoyens. Deux catégories de contrôle ont alors été effectuées par la Haute Autorité. Premièrement un contrôle informatique exhaustif des fichiers a été réalisé par un expert agréé auprès de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence. Deuxièmement un contrôle téléphonique, par sondage, de la véracité des bulletins de parrainage effectué par des avocats, des universitaires et des magistrats, sous la conduite des 3 membres de la HAP, Jean-Pierre Mignard (avocat), Christian Lestournelle (ancien Bâtonnier du Barreau de Marseille) et Jean-Pierre Deschamps (Conseiller Honoraire à la Cour d’Appel), assistés de René Stefanini, secrétaire général et Pierre Autran, référent HAP pour Aix. « Ces contrôles ont permis d’apprécier que les candidats avaient satisfait en grande partie aux conditions réglementaires. Toutefois, il a été demandé aux candidats marseillais de participer à des rencontres individuelles afin d’apporter des précisions ».

La HAP a contrôlé entre 15 et 20% des parrainages citoyens

Une demande qui a pu entraîner des inquiétudes, notamment de la part d’Eugène Caselli. Jean-Pierre Mignard de préciser : « Cette affaire n’aura été qu’une tempête dans un verre d’eau. Nous avons reçu Eugène Caselli, et les choses se sont très bien passées. Il ne s’agissait en fait que d’incompréhensions ».
La HAP a contrôlé « entre 15 et 20% des parrainages citoyens. Nous sommes tombés sur des gens qui ne répondaient pas, ce qui n’est pas anormal au mois de juillet. D’autres personnes n’ont pas souhaité répondre à nos questions par téléphone, ce qui peut aussi se comprendre. En ce qui concerne les adhérents nous n’avons eu aucun incident. »
Au début du processus la HAP avait réclamé une actualisation des fichiers « car certains étaient trop anciens, d’autres incomplets. »

Le président d’indiquer : « Nous avions, au départ, 1 900 adhérents pour finir, après actualisation, 2 500 adhérents à jour de leurs cotisation (270 sur Aix). Sachant qu’il ne s’agit pas de nouveaux adhérents mais d’adhérents qui n’avaient pas réglé leur cotisation. Là, encore, on peut concevoir que la crise que connaît la Fédération ait eu un impact sur son organisation administrative. Dans tous les cas nous avons aujourd’hui un fichier à jour, accepté par tous ».

51 bureaux de vote à Marseille répartis en 15 lieux

L’après-midi, direction la Fédération du PS, Christophe Borgel et Alain Fontanel donnent à leur tour une conférence de presse. Ils expliquent qui pourra voter aux primaires, où et comment va se dérouler la campagne. Pourront donc voter « tous les électeurs inscrits sur les listes électorales des villes concernées avant le 31 décembre 2012. Il leur suffit de s’acquitter d’une participation aux frais d’organisation de 1 euro minimum et de signer l’engagement de reconnaissance dans les valeurs de la gauche ». Le binôme précise également : « Des débats vont être organisés et, à, partir du 7 octobre, une campagne de communication sera lancée afin d’inciter les Marseillais et les Aixois à venir choisir leur candidat. Il y aura 51 bureaux de vote à Marseille répartis en 15 lieux, 1 par arrondissement sauf les 4/5 qui seront sur un même lieu ».

Pour la campagne, le plafond des dépenses s’élève à 20 000 euros sur Marseille, 3 500 à Aix-en-Provence, 5000 euros étant remboursés sur Marseille, 1000 sur Aix. Si rien n’oblige les candidats à respecter ce plafond, des contrôles sont mis en place « et tous espèrent l’emporter ou être tête de liste dans un secteur. Comme les dépenses de chacun entreront dans les frais de campagne de la tête de liste, aucun ne veut prendre de risque pour l’avenir ». Au PS, à la question de savoir à partir de quel nombre de votants la primaire sera considérée comme une réussite, il est répondu non sans humour : « S’il y a moins de votants que de candidats ce sera un échec. Après, aucune raison ne permet de penser que l’engouement sera moindre que pour la primaire de la présidentielle (soit plus de 26 000 votants).

Michel CAIRE

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