Primaires socialistes à Marseille : Marie-Arlette Carlotti annonce, dans le cadre de son café-citoyen, la venue du Premier ministre.

Publié le 19 juillet 2013 à  7h00 - Dernière mise à  jour le 27 octobre 2022 à  15h58

(PHOTO PHILIPPE MAILLÉ)
(PHOTO PHILIPPE MAILLÉ)

Malgré l’orage, une assistance nombreuse a participé au café-citoyen organisé par Marie-Arlette Carlotti, la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, candidate aux primaires socialistes. A l’ordre du jour, la métropole : « Ce qui importe ce n’est pas de parler de l’institution mais de définir les pistes qui nous permettrons de nous servir de cet outil ». Elle signale que le Premier ministre viendra annoncer comment le gouvernement financera un certain nombre de grands chantiers. Un débat auquel a participé Michel Pezet.

Marie-Arlette Carlotti juge : « Nous avons 40 ans de retard sur les autres grandes villes, et en premier Lyon ». Rappellant que Marseille Provence Métropole « c’est 18 communes, 55 le grand Lyon, et même, en matière de transport, 65, rien de tel pour Marseille qui est l’une des villes les plus embouteillées d’Europe ». De même « alors que nous connaissons un contexte de crise le grand Lyon demeure un territoire attractif qui poursuit son développement tandis que Marseille a le triste privilège d’avoir le revenu moyen le plus bas de France ».
Elle conteste le fait que, une fois encore, Marseille soit oubliée par le gouvernement. « La L2, la santé, le Port…, le Premier ministre viendra lui-même expliquer les efforts que le gouvernement va accomplir ».

« 100 000 emplois en 10 ans »

Elle plaide pour d’autres pratiques politiques. « Cela ne se résume pas aux comportements délictueux, au clientélisme, il faut aussi sortir de l’immobilisme, instaurer une certaine forme de modernité et, en cela, la métropole peut nous aider, nous apprendre à mener des politiques en commun. On va retrouver de l’ambition collective, construire des projets structurants. » Le premier axe, selon la candidate « doit concerner le développement économique, c’est une obligation. J’ai l’ambition de voir se créer sur ce territoire 100 000 emplois en dix ans. 50 000 pour remplacer ceux appelés à disparaître, 50 000 pour aller de l’avant. Je veux soutenir les entreprises existantes, en attirer de nouvelles ». Pour cela, elle estime : « Nous n’y parviendrons pas sans un maillage du territoire en terme de transports en commun. Un projet, en ce sens, est à l’étude, le gouvernement étant prêt à nous aider : des lignes de bus express sur les autoroutes A7, A50 et A51. De même, le gouvernement sera à nos côtés pour Saint-Charles ».
Michel Pezet explique : « Avec Janine Ecochard nous avons décidé d’être présents à tous les meetings organisés dans le cadre des primaires phocéennes. D’habitude, nous écoutons tranquillement, là, Marie-Arlette Carlotti a souhaité que je m’exprime sur la métropole, ce que je fais volontiers ». Pour lui, Marseille, forte de son histoire, doit se positionner comme capitale méditerranéenne « mais sans en rester là, elle ne doit pas ignorer qu’elle a été une porte de l’Orient ». Il juge : « Si chaque commune de ce territoire reste dans son coin, à se regarder le nombril, nous sommes morts ». Il insiste : « Lorsque l’on regarde l’Étang de Berre, on voit bien que le raffinage c’est fini, que des milliers d’emplois vont disparaître. Que fait-on ? Est-ce que, comme certains le souhaitent, on en fait une zone touristique ? Ce qui serait tragique en terme d’emploi. Où est-ce que l’on imagine les emplois de demain, travaille sur les nouvelles technologies ? ». Il conclut : « Et que nul ne s’y trompe, on peut réussir ensemble. En revanche, si certains croient s’en sortir en construisant un mur autour de Marseille ils se trompent. Si Marseille plonge, elle tirera vers le bas tout le territoire ».
Bernard Morel, vice-président du Conseil Régional, indique pour sa part : « Il faut maintenant construire le projet métropolitain, et deux éléments sont fondamentaux : l’université et le port. Le Port qui, en matière de réparation navale et le seul en Méditerranée avec celui d’Izmir à pouvoir accueillir des bateaux de croisière et de grande plaisance ».
Trois autres café-citoyen ont été annoncés par Marie-Arlette Carlotti qui dévoilera les grands axes de son programme à la mi-septembre.

Michel CAIRE

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