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Provence-Alpes-Côte d’Azur. Jean-Laurent Felizia, tête de liste écologiste, lance sa campagne

jeudi 8 avril 2021

Le pôle écologiste en Provence-Alpes-Côte d’Azur vient d’officialiser sa tête de liste : Jean-Laurent Félizia. Ce dernier appelle les forces progressistes à se rassembler autour de la liste « l’écologie qui nous ressemble ».

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Jean-Laurent Félizia, tête de liste écologiste pour les régionales ©EELV

Jean-Laurent Felizia a 52 ans, habite le Lavandou, dans le Var « son berceau familial ». Il est paysagiste et naturaliste. Il a créé son entreprise il y a 20 ans et compte aujourd’hui une trentaine de salariés. Jean-Laurent Felizia insiste sur l’importance qu’il accorde à l’écologie que ce soit dans son activité professionnelle et toutes les instances auxquelles il a pu participer. « L’écologie, je l’ai appliquée dans mon entreprise, avec des dispositifs très avant-gardistes, à l’époque, le zéro phyto, mais aussi le passage, très tôt aux 35 heures, avec des discussions pour transformer mon entreprise en coopérative, et même, le passage aux 32 heures par semaine ». Il s’implique activement dans diverses associations. « J’ai pu intégrer des structures qui œuvraient, à la fois, pour un ralentissement de l’urbanisation, sur le littoral varois que je défends depuis des années. Notamment en 2017, à l’occasion d’un projet de loi, porté par certains sénateurs, qui voulaient adapter les territoires littoraux au changement climatique. J’ai été à l’initiative d’une pétition, qui s’appelait, "Ne touchez pas à la Loi littoral" qui est précieuse, pour contrer la pression foncière. Depuis 1985, elle permet, par la voie d’une jurisprudence forte, de ralentir cet étalement urbain », détaille-t-il.

« L’écologie politique est la voie unique pour apporter des solutions à nos territoires »

En décembre 2009, Jean-Laurent Felizia adhère à EELV : « J’ai rejoint Laurence Vichnievsky, qui faisait partie du panel de personnalités qui ont participé à la création d’Europe Écologie, avec Eva Joly, Yannick Jadot, Jean-Paul Besset et bien d’autres, qui permettaient de montrer que l’écologie n’était pas que l’apanage d’un parti politique ». C’est ainsi qu’en 2010, il participe à sa « première aventure électorale », avec Laurence Vichnievsky, à l’occasion des élections régionales. Il est de nouveau candidat en 2015 sur la liste conduite aux élections régionales par Sophie Camard et Jean-Marc Coppola. Il en vient aux raisons de sa candidature sur la liste d’un pôle écologiste rassemblé : « C’est d’abord parce que je crois que l’écologie politique est la voie unique pour apporter des solutions à nos territoires. Aussi bien en Provence- Alpes-Côte d’Azur qu’ailleurs. C’est aussi parce que l’écologie politique est la première force progressiste des temps modernes, qui rassemble, à la fois, les préoccupations à porter sur l’urgence climatique de ces 20 dernières années, et les voies de solidarité, les voies sociales qui sont nécessaires pour partager notre planète, de manière équitable », insiste-t-il.

« Nous sentons, en termes de biodiversité, un déséquilibre majeur »

Pour Jean-Laurent Felizia, en région Provence Alpes Côte d’Azur « peut-être, plus qu’ailleurs, l’impact climatique se fait sentir. En tant que naturaliste, je l’ai entraperçu, depuis, à peu près, une quinzaine d’années. Nous sentons, en termes de biodiversité, un déséquilibre majeur. On aurait pu dire qu’il était mineur, il y a quelques années, il est majeur aujourd’hui ». Il précise : « L’arc méditerranéen est également plus impacté qu’ailleurs, parce que nous sommes dans une latitude, où finalement, c’est la croisée de plusieurs micro-climats. On le voit avec ces épisodes d’orage cévenol ; ces risques de plus en plus répétés, de submersion marine ; par ces incendies de forêt ; par ces sécheresses répétées et par ces températures qui s’affolent ». Selon lui : « On ne peut plus parler de saisonnalité, dans le climat méditerranéen, comme cela avait été défini, il y a encore 50 ans, par les climatologues et les biologistes. Aujourd’hui, les rythmes biologiques ne sont plus ceux d’avant et nous allons devoir faire avec. Nous en pâtirons, dans un premier temps, mais nous devrons faire avec, et, notamment, adapter l’agriculture dans notre région à ces nouveaux paramètres ».

Nous appelons les forces de gauche, à venir autour de nous

Dans ce contexte, Jean-Laurent Felizia évoque encore Provence-Alpes-Côte d’Azur : « Notre belle région bénéficie d’une diversité de paysages. Elle dispose de plaines et de montagnes elle est également littorale et cela représente un atout pour engager la transition écologique et l’engager, non pas de manière édulcorée mais de manière déterminée. Une transition qui se fera avec l’appui des propositions que pourront faire les citoyennes et les citoyens qui sont les premiers acteurs et actrices de ce changement ». Outre les enjeux environnementaux, Jean-Laurent Felizia alerte sur la menace RN : « On voit bien, à quel point, sa facilité d’élocution, peut laisser croire que sont crédibles des propositions qui ne sont absolument pas concrètes, qui visent à discriminer, à nous séparer, nous diviser. Cet enjeu-là, il faut que nous puissions le vaincre, en nous rassemblant et c’est pour cela, qu’aujourd’hui nous appelons les forces de gauche, à venir autour de nous, former un vrai pôle de la transition écologique, dans notre région ». Et il tient à préciser : « Nous sommes prêts à les accueillir, nous sommes prêts à discuter et, véritablement, je crois que nous avons à construire quelque chose qui peut nous mener jusqu’à la victoire, en juin prochain ».


Nathalie Morand, est l’une des porte-parole de la campagne, sa « voix féminine ». Marseillaise de cœur et d’adoption, maman de 2 enfants qui sont scolarisés dans une école publique. « Je suis, moi-même, enseignante et très attachée à l’émancipation de la jeunesse, la liberté d’expression et la liberté de conscience ». Elle indique avoir travaillé pendant 10 ans en Zones d’éducation prioritaire, invite à ce propos à oublier tous les clichés : « J’ai rencontré plein de jeunes formidables ». Elle se trouve un point commun avec ces jeunes, elle qui a vécu en zone rurale : « Je sais à quel point, l’accès à la culture et au sport est important. L’adulte que je suis doit beaucoup au fait qu’il y avait une bibliothèque qui était ouverte, jusqu’à très tard, le soir ». Elle explique sa confiance en EELV et au pôle écologiste : « Je sais qu’ils vont soutenir ces projets-là, pour la jeunesse et les quartiers populaires et les zones rurales ne seront pas oubliées, ce sont des sujets importants. Donc, nous sommes pour une écologie populaire et sociale également ».

Nous voulons, vraiment, porter un projet novateur, un changement de système

Elle parle à son tour du RN. Face à ce dernier elle pense : « Il faut un projet ambitieux, une véritable alternative. Ce que, de toute évidence, la droite n’a pas apporté à la région. Nous, écologistes, nous voulons, vraiment, porter un projet novateur, un changement de système, et nous voulons le faire, autour d’un large rassemblement, nous espérons que toutes les forces progressistes de gauche vont nous rejoindre, pour porter ce projet, pour porter cette dynamique, parce qu’ensemble nous pourrons gagner cette région, ensemble nous pourrons faire en sorte qu’elle ne tombe pas entre les mains du Rassemblement National, et surtout, ensemble, nous pouvons la reprendre à la Droite ».


Jean-Marc Governatori, conseiller municipal de Nice et conseiller métropolitain de Nice-Côte d’Azur, un des porte-parole de cette liste régionale et coprésident de Cap 21, se présente à son tour : « L’année prochaine, je fêterai mes 50 ans d’écologie. Lorsque j’avais près de 14 ans, j’étais très sensible, aux travaux du Club de Rome qui remettait en cause le consumérisme, déjà. Malheureusement, on ne l’a plus entendu, étant donné que les régions, départements et gouvernements ont toujours été productivistes, consuméristes et obsédés par la présence technologique ». Il se dit alors très heureux « que l’on puisse faire, avec des mouvements progressistes, avec Génération Écologie, EELV et Cap Écologie, que je copréside avec Corinne Lepage, une grande liste écologique et citoyenne. ». Et il signifie : « certains observateurs pourraient penser que nous sommes là pour avoir quelques élus. Nous sommes là pour être dans les deux premiers, le soir du 1er tour et de l’emporter au second ».

propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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