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Provence-Alpes-Côte d’Azur : l’Agence de l’Eau investit 20,3M€ pour améliorer la qualité des eaux et des milieux aquatiques

jeudi 29 avril 2021

Au premier trimestre 2021, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a soutenu 201 projets portés par les collectivités, entreprises, agriculteurs et associations pour améliorer la qualité des eaux et des milieux aquatiques, en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Parmi eux, une dizaine étaient centrés sur la réduction des pollutions d’origine industrielle. Un focus qui augure une reprise des investissements environnementaux dans ce domaine, après une année 2020 perturbée par la crise sanitaire.

Lors des trois premiers mois de l’année 2021, 6,1M€ ont été spécifiquement attribués à des opérations dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement. Au niveau national, les agences sont destinataires d’une enveloppe de 260 millions d’euros pour mobiliser les territoires. L’enjeu est de taille et il est primordial de dynamiser les travaux et projets autour des problématiques d’eau potable, d’assainissement et de biodiversité́.

Pour œuvrer dans le sens de cette politique volontariste, l’agence Rhône Méditerranée Corse a perçu une dotation financière de 65M€, qui vient s’ajouter aux recettes qu’elle génère par ses redevances. Sur ce total, 63M€ sont directement destinés à l’eau potable et à l’assainissement, le reste étant consacré aux milieux et à la biodiversité.

Les chiffres-clés du premier trimestre 2021 en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Sur l’enveloppe globale, 68 % des aides (13,8 M€) sont attribués aux opérations d’amélioration de l’assainissement et de l’eau potable, portées par les collectivités, avec :

• 7,2 M€ pour l’eau potable, dont 6,3 M€ pour des travaux de réhabilitation/renouvellement des infrastructures (réseaux en particulier)

• 6,6 M€ pour réduire les rejets de pollution domestique, dont 4,7 M€ pour améliorer la collecte des eaux usées, notamment par temps de pluie et 1,9 M€ pour les traiter, dont 1 M€ consacrés à la valorisation des boues de la station d’épuration de la Pioline à Aix-en-Provence en biogaz.

• 3,5 M€ bénéficient aux milieux aquatiques, notamment pour restaurer le fonctionnement naturel des cours d’eau (1,9 M€), animer les actions à conduire (0,9 M€), et soutenir la reconquête écologique du milieu marin (0,4 M€).

• 1,1 M€ contribuent à des actions de surveillance, de connaissance et de communication sur les rivières et le milieu marin.

• 0,9 M€ sont attribués à meilleure gestion de la ressource en eau, notamment en réparant les fuites sur les réseaux d’alimentation en eau potable (0,4 M€), et 2,5 % des aides (0,5 M€) vont respectivement à la réduction des pollutions d’origine industrielle et agricole.

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©Agences de l’eau

Des projets d’exception en faveur de l’eau en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Dans les Hautes-Alpes, la commune de Veynes va mettre en conformité son système d’assainissement, qui dysfonctionne lors des fortes pluies ou quand la nappe est haute, impactant ainsi le petit Buëch, qui reçoit des eaux usées insuffisamment traitées. Une première phase de travaux concerne la restauration des canalisations et la construction d’un bassin d’orage. L’aide s’élève à 914 600 euros, pour cette première tranche de travaux, inscrite dans le plan France Relance.

Du côté des Bouches-du-Rhône, le conseil départemental lance une étude exploratoire du potentiel de végétalisation et de renaturation des cours de 15 collèges sélectionnés. Dans un contexte de changement climatique, l’objectif est d’intégrer les principes d’infiltration de l’eau dans les sols dans les futurs projets de construction ou de rénovation. L’agence de l’eau débloque une enveloppe de 33 600 euros dans le cadre de son appel à projets « Rebond eau biodiversité climat ».

A Hyères, La métropole Toulon-Provence-Méditerranée engage des travaux pour reconnecter au milieu marin la lagune de l’étang de l’Anglais, située sur le site des Vieux Salins d’Hyères. Dans les années 1980/90, le site avait été aménagé et endigué, supprimant ainsi la connexion naturelle de la mer. Afin de restaurer la lagune, une première phase a été réalisée par le Conservatoire du Littoral en octobre 2019, avec l’enlèvement de 340 m d’enrochements. Pour achever cette reconnexion, la Métropole va bénéficier de 58 900 euros, pour supprimer encore 275 m de roches. Ces travaux vont permettre de retrouver un équilibre eaux douces/eaux salées et amélioreront l’état écologique des zones humides littorales. Les interactions terre-mer participent également aux fonctions de frayères et de nurserie au sein des bassins, qui profiteront à l’ensemble des poissons de la rade d’Hyères.

Enfin, dans les Alpes-Maritimes, la société Ashland Specialties France, qui fabrique à Biot des principes actifs pour l’industrie cosmétique, saisit l’opportunité de son développement pour réduire l’impact de ses rejets et l’empreinte environnementale de ses activités. La société a choisi d’installer sur son propre site un système d’évaporation des rejets avec envoi des concentrés en centre spécialisé de traitement. Dans l’avenir, l’objectif est de compléter le système d’évaporation par un dispositif qui permettra de réutiliser tout ou partie des distillats, et ainsi supprimer les rejets de l’industriel au réseau de la collectivité. Pour ces travaux, qui faciliteront le traitement à la station d’épuration de la collectivité, l’agence de l’eau attribue une subvention de 368 661 €.
Mathieu SELLER

Focus sur la réduction des pollutions industrielles dans le bassin Rhône-Méditerrannée

La réduction des émissions de micropolluants est une priorité de l’agence de l’eau, qui agit dans le cadre d’opérations collectives avec les PME ou artisans, par territoire ou branche d’activités, ou de manière individuelle, auprès de plus gros industriels.

Au cours de ce 1er trimestre 2021, 45 projets totalisant 13 Millions d’euros de travaux, reçoivent 5,5 M€ d’aides de l’agence de l’eau. Ils sont répartis comme suit :

• 68% des aides (3,7 M€) vont à la lutte contre les micropolluants, notamment pour une opération d’envergure réalisée par INOVYN France à Tavaux (39), l’un des plus importants sites chimiques de France (3,4 M€ d’aide)

• 13% des aides (0,7 M€) sont octroyés à la réduction des rejets de substances toxiques, essentiellement des pollutions dispersées en provenance de PME ou d’artisans, et dont la résorption est organisée dans le cadre d’opérations collectives

• 19% des aides (1,1 M€) sont attribués à la diminution des rejets de polluants non toxiques tels que les matières organiques, les matières en suspension, les nutriments... Ce type de travaux bénéficie, dans le cadre de l’appel à projets « Rebond eau, biodiversité, climat 2020-2021 », d’un accompagnement élargi de l’agence : cas de l’amélioration ou de la création de stations d’épuration pour 4 fromageries (892 K€ d’aides).

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