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Région Sud. Jean-Baptiste Djebbari signe deux accords pour faciliter les déplacements au quotidien.

jeudi 25 février 2021

Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports n’a pas fait le voyage pour rien à Marseille. Il a en effet signé avec Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, président de Régions de France, le protocole d’accord portant sur 600 millions d’euros de travaux pour la sauvegarde des lignes de Nice-Tende, la Côte Bleue et l’étoile de Veynes. Puis avec de nombreux élus et Vinci Autoroutes un autre protocole portant sur des travaux à réaliser sur l’A8, sur l’A7, sur l’A50 et l’A57 afin de supprimer des points de congestion et de favoriser la circulation des transports en commun.

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Jean-Baptiste Djebbari vient de signer avec Renaud Muselier le protocole d’accord portant sur 600M€ de travaux pour la sauvegarde de lignes ©Jean-Pierre Garufi

Jean-Baptiste Djebbari vient de signer avec Renaud Muselier un protocole d’accord portant sur 600M€ de travaux pour la sauvegarde de trois petites lignes : celle de Nice-Breil-Tende, pour un montant de 246M€ (travaux 2021 à 2032) ; la Ligne de la Côte bleue entre Marseille et Miramas, pour un montant s’élevant à 157M€ (travaux 2021-2032) et les 4 branches de l’étoile de Veynes : vers Briançon, vers Grenoble, vers Valence et vers Aix-en-Provence, pour un montant de 177M€ (travaux 2021 - 2032).

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Un autre protocole portant sur des travaux à réaliser sur l’A8, sur l’A7, sur l’A50 et l’A57 a été signé avec de nombreux élus et Vinci Autoroutes ©Jean-Pierre Garufi

Le ministre et le président de Région ont ensuite signé, avec Pierre Coppey, Président de Vinci Autoroutes, Joseph Segura représentant Christian Estrosi, président de la métropole Nice Côte d’Azur, Thierry Lagneau représentant Maurice Chabert, président du Département du Vaucluse, Marc Giraud, président du conseil départemental du Var, Jean-Marie Bernard, président du département des Hautes-Alpes, un partenariat prévoyant plus de 460M€ sur 10 ans afin d’améliorer les mobilités routières durables en Provence-Alpes-Côte d’Azur. A travers ces deux signatures, l’État, la Région, les Métropoles, les Départements de la région Sud et les acteurs publics, comme privés mobilisent plus d’un milliard d’euros issus du Contrat d’avenir pour Provence-Alpes-Côte d’Azur et « s’engagent ainsi durablement afin de pérenniser les transports du quotidien au service des habitants ».

« Une nouvelle philosophie dans les rapports entre l’État et les régions »

Pour Jean-Baptiste Djebbari : « Tout l’enjeu du Plan de relance est de travailler autour de projets concrets ». Et d’en venir aux transports : « En 2018 la petite musique invitait à fermer 9 000 km de petites lignes en France. Nous n’y avons pas cédé. Nous avons réalisé un plan de sauvetage de ces lignes. On a signé un premier accord avec la région Grand Est, maintenant avec la région Sud ». Ces deux signatures amorcent, pour le ministre : « Une nouvelle philosophie dans les rapports entre l’État et les régions ». Il évoque également la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur et indique qu’il sera attentif aux dossiers de la métropole Aix-Marseille-Provence en matière de transport.

Priorité est donnée aux transports

Avec 1,2 milliard d’euros dédiés, le budget 2021 « a confirmé la priorité donnée aux Transports dans nos politiques régionales », insiste Renaud Muselier qui rappelle : « Le 5 janvier 2021, j’ai signé avec le Premier Ministre le Contrat d’Avenir 2021-2027, pour 5,1 milliards d’euros, dont les Transports restent la première des priorités. Aujourd’hui, avec la signature du Protocole "desserte fine du territoire" et du "partenariat pour des mobilités plus fluides et plus durables", c’est 1 milliard d’euros, sur 10 ans, qui seront investis sur le territoire, dont près de 400 millions pour la Région ».

« En cinq ans, nous avons changé le visage des Transports en région Sud »

Renaud Muselier n’omet pas de signaler que le parcours a été semé d’embûches. « En cinq ans, nous avons changé le visage des Transports en région Sud. En 2016, le service proposé par nos TER étaient très mauvais. En effet, 20 % des trains étaient en retard, 10 % des trains étaient supprimés. Nous déplorions 15 000 actes de violences contre les biens et les personnes et 18 % de fraude. Face à cette situation, nous avons engagé un bras de fer avec la SNCF, et engagé des moyens très importants. Sur le volet judiciaire, les tribunaux nous ont donné raison alors que la SNCF nous demandait plus de 170 millions d’euros. Une bonne nouvelle pour les finances de la Région, mais surtout pour les usagers de nos transports ». Dans le même temps, sur le terrain, ce sont plus de 100 millions d’euros qui ont été investis pour la sécurité.

« Désormais, 90 % des trains arrivent à l’heure »

Des actions qui ont porté leurs fruits : « Désormais, 90 % des trains arrivent à l’heure, seuls 2 % des trains ont été annulés et nous enregistrons une augmentation de 14 % de la fréquentation, sur l’ensemble du réseau. De plus, la fraude a baissé d’un tiers, et les violences contre les biens et les personnes ont baissé de 10 %. Dans le détail, les retards et annulations causés par l’exploitant ont été divisés par quatre. Ce qui prouve bien que la situation n’était pas irréversible, et qu’il fallait de la volonté pour faire changer les choses. Nous l’avons eu ».

En 2021 l’action va se poursuivre, le président de Région annonce :« Nous voulons aller encore plus loin en renforçant ces moyens et en conventionnant avec la Gendarmerie Nationale pour la sécurisation de nos transports par cars. Depuis le 1er janvier 2021, ce sont 5 000 heures d’agents de la police ferroviaire supplémentaires ; le doublement des équipes anti-fraudes dans les TER ; l’augmentation de 25% du nombre d’équipes mobiles d’intervention dans les TER ; le doublement des contrôles dans nos réseaux de cars interurbains et un conventionnement avec la Gendarmerie Nationale la formation des chauffeurs, des contrôleurs ; la présence de gendarmes dans les véhicules et gares routières ».

« Les abonnements ont baissé de 25 % contre 30 à 40 % dans d’autres régions »

« La crise du Covid-19 a marqué un arrêt dans ce développement du TER », note Renaud Muselier et cela même si les chiffres sont plus encourageants en région Sud qu’ailleurs en France. « Les abonnements ont baissé de 25 % contre 30 à 40 % dans d’autres régions, grâce notamment à l’abonnement "Télétravail ". Enfin, le nombre d’abonnements à notre carte "ZOU ! Études", qui permet aux jeunes jusqu’à 26 ans de prendre tous les réseaux régionaux pour 90 euros par an, a augmenté de 5% ».

La sauvegarde des petites lignes et défense du monde rural est également à l’ordre du jour en matière de performance et de sécurité des TER. « Les premières victimes étaient les usagers qui n’avaient pas d’autres solutions et les territoires ruraux enclavés qui ne pouvaient pas bénéficier de moyens de transports surs, fiables et écologiques », souligne Renaud Muselier qui insiste sur les efforts à faire sur les infrastructures. Il rappelle notamment le contrat de performance signé avec SNCF Réseau en septembre 2020. « Nous nous engagions à investir 350M€ sur le réseau en échange de "bonus-malus" sur la réalisation et les délais de travaux. Certaines lignes étaient menacées de fermeture définitive dès 2022-2023. Le protocole "desserte fine du territoire" les sauve. Aucune ligne, aucune gare n’auront été fermées pendant ce mandat. Et nous assurons l’avenir de toutes nos lignes pour plusieurs dizaines d’années ».

L’Autoroute du Quotidien


Et il est aussi question de routes via « l’Autoroute du Quotidien » qui est un projet « concret pour des dizaines de milliers d’utilisateurs » sachant que plus de 60 % des déplacements quotidiens se font en voiture indique Renaud Muselier pour qui le train et la voiture ne sont pas à opposés, « ils sont complémentaires, et la solution aux problèmes de transports passe bien sûr par l’intermodalité ». Se félicite que pour la première fois en France : « Nous avons réuni l’État, cinq départements, deux Métropoles et Vinci autoroutes pour intervenir sur 13 projets routiers et autoroutiers, trop longtemps laisser dans les cartons ». Revient sur ce partenariat qui est une nouvelle étape du Plan climat une « COP d’avance ». En novembre 2019, la région a signé avec Pierre Coppey, Président de Vinci Autoroutes et directeur général adjoint de Vinci, une convention « Autoroute bas carbone ».« Elle nous a permis la mise en œuvre de réalisations telles : la création de lignes expresses sur les autoroutes ; la création de bornes de recharges pour les véhicules électriques ; la favorisation du covoiturage par la création de parc relais... Aujourd’hui nous allons plus loin avec cette nouvelle convention » ».

« le réseau autoroutier a un rôle essentiel à jouer dans la décarbonation des mobilités »

Pierre Coppey déclare pour sa part : « Aujourd’hui le réseau autoroutier a un rôle essentiel à jouer dans la décarbonation des mobilités, car les déplacements des Français par la route représentent plus d’un tiers des émissions totales de CO² du pays. En transformant l’infrastructure autoroutière avec des aménagements et des équipements ciblés, on crée les conditions du déploiement à grande échelle de mobilités plus collectives, plus propres, plus efficientes. Les concessions sont à la disposition de l’État pour financer, sans peser sur les finances publiques, ces nouvelles générations d’infrastructures dont le pays a besoin pour relever les défis de demain, à commencer par la lutte contre le changement climatique ».
Michel CAIRE

L’Autoroute du Quotidien : 13 projets routiers et autoroutiers

Projet 1

Travaux de modernisation de la RN85 entre La Saulce et Gap (Hautes Alpes)
Dans le prolongement des aménagements programmés dans le cadre du Contrat de Plan État-Région relatif à la reconfiguration du carrefour de Tallard, il s’agit d’améliorer la robustesse de l’itinéraire Tallard - entrée sud de Gap, via la RN85, et d’améliorer la sécurité des accès à la zone d’activité de la Plaine de Lachaup,
l’insertion environnementale de l’infrastructure existante, les modes actifs et les transports collectifs. Cette opération intervient sur le réseau secondaire.

Projet 2

Le Car à Haut Niveau de Service sur l’autoroute A8 entre Villeneuve-Loubet et Antibes (Alpes-Maritimes). Ce projet prévoit, après la phase d’étude actuellement en cours, la création d’une voie réservée à la circulation de cars à haut niveau de service (CHNS) pour améliorer la desserte du Technopôle de Sophia-Antipolis depuis Nice via l’A8. L’aménagement de cette voie réservée aux cars, sur une première section d’environ 4 km, dans le sens Nice-Antibes, revêt un caractère prioritaire pour le territoire.

Projet 3

Le raccordement de la Voie Mathis à l’autoroute A8 – Deuxième phase (Alpes-Maritimes) s’intègre dans un vaste programme de développement et de réhabilitation de ce secteur de la métropole niçoise (Grand Arénas, pôle d’échanges multimodal, ligne 2 du tramway, quartier des Moulins, Nice Méridia, voie des 40 m, …), avec une perspective d’essor des transports en commun et de l’intermodalité à l’échelle de l’agglomération. La deuxième phase de ce projet permettra le raccordement de la Voie Mathis en tranchée couverte à l’A8 depuis le carrefour Nicot de Villemain.

Projet 4

La création d’un quart d’échangeur pour raccorder la RM6202 bis à l’autoroute A8 (Alpes-Maritimes). La création d’une bretelle en direction d’Aix-en-Provence complétant le quart de diffuseur déjà existant revêt un intérêt majeur afin de soulager le trafic dans ce secteur et les échangeurs Nice Ouest et Nice Saint-Isidore. Les études relatives au franchissement du Var seront accélérées en vue d’une réalisation à moyen terme pour supprimer la rupture actuelle de trajet entre la RM6202 et l’autoroute A8 et ainsi diminuer les congestions quasi permanentes dans ce secteur.

Projet 5

L’amélioration du diffuseur de Mougins (n°42) de l’autoroute A8 (Alpes-Maritimes)
Véritable interface stratégique entre l’autoroute A8, la pénétrante de Grasse et la ville de Cannes, ce diffuseur, connait quotidiennement des saturations aux heures de pointe. Bien qu’ayant déjà fait l’objet de modifications au cours des dernières années, il nécessite encore des aménagements complémentaires afin de réduire les congestions de circulation et de renforcer la sécurité de ses utilisateurs. Cette opération consistera à élargir certaines voiries desservant le diffuseur, à modifier des bretelles et à déployer un système de régulation des carrefours situés entre les routes départementales et les bretelles de l’A8.

Projet 6

Les études concernant la création d’un échangeur des Bréguières sur l’autoroute A8 (Alpes-Maritimes). Ce projet, envisagé sur la commune de Mougins, permettrait de compléter l’échangeur d’Antibes-Est pour offrir un nouvel accès à Sophia-Antipolis. Des études d’opportunité relatives à ce projet sont à conduire pour définir les conditions dans lesquelles un tel aménagement résoudrait les problématiques d’accessibilité sur le secteur, en complémentarité avec le projet ferroviaire de Ligne Nouvelle Provence-Côte d’Azur.

Projet 7

L’amélioration de l’échangeur de la Bocca « Les Tourrades » sur l’autoroute A8 (Alpes-Maritimes). Situé sur les communes de Cannes et Mandelieu-La Napoule, à la jonction de 3 routes départementales à fort trafic et de l’A8, l’échangeur de La Bocca connait régulièrement aux heures de pointe des congestions du fait de ses caractéristiques et de l’importance de la circulation aux carrefours d’accès de Tourrades et de Saint-Exupery. Ce projet, qui fait l’objet d’une convention de cofinancement entre le Département des Alpes-Maritimes, la commune de Cannes et Escota, bénéficiera d’un complément de financement compris dans la convention de cofinancement.

Projet 8

A50 RDN8 / Etude de la desserte de Signes et de son parc d’activité (Var). Le Parc d’activités de Signes est aujourd’hui insuffisamment desservi par les infrastructures de transport. Le projet vise plus particulièrement à améliorer les accès existants du Parc d’activités de Signes. La création d’un accès direct et plus fluide au plateau (ZA, circuit et aéroport), depuis l’autoroute A50, permettrait de développer l’activité économique de ce site en devenir et d’éviter un trafic important traversant plusieurs
communes. La première démarche consisterait à réaliser une étude d’opportunité et de faisabilité technique pour confirmer l’intérêt socio-économique du projet et démontrer la faisabilité technique au regard des différentes contraintes, environnementales, urbaines, réglementaires, topographiques, géométriques…

Projet 9

Création d’un échangeur sur la commune du Luc sur l’autoroute A57 (Var). Le projet prévoit la réalisation d’un échangeur au Luc en Provence, raccordant la RD33 à l’autoroute A57. Cet ouvrage permettra aux communes environnantes d’éviter des congestions régulières sur le réseau secondaire, dont la traversée de l’agglomération du Luc. Une étude d’opportunité et de faisabilité technique, commandée par l’État, est en cours.

Projet 10

La fluidification du nœud A8/A51 (Bouches-du-Rhône). L’opération consiste, en complément de l’aménagement inscrit au Plan d’Investissement Autoroutier, en
une reprise du nœud A8/A51, afin de fluidifier celui-ci et notamment de faciliter au quotidien les insertions en provenance de l’autoroute A8 et A516 en direction de Marseille et Gap.

Projet 11

Antenne de Miramas - A54 (Bouches-du-Rhône). L’opération consiste à aménager un raccordement (diffuseur autoroutier) de l’A54 au nord de la déviation de Miramas, au niveau du giratoire des routes RN569/RD69 et des accès à la Zone d’Activités Clésud (sous réserve des conclusions du débat public relatif à l’ensemble de la liaison Fos-Salon).

Projet 12

La connexion entre l’A7 sud et l’A9 sud à Orange (Vaucluse). L’opération consiste à créer une bretelle de bifurcation entre les autoroutes A7 et A9 permettant aux
usagers de chaque autoroute, en provenance du sud, de ne plus avoir à sortir à Orange pour effectuer ce trajet.

Projet 13

Améliorer le système d’échanges de Bonpas (Vaucluse). Le réaménagement de ce système d’échanges constitue un enjeu majeur de résolution d’un nœud routier à
l’intersection des trafics issus de quatre axes majeurs pour le Vaucluse : l’autoroute A7, la nationale RN7 en provenance d’Avignon, la RD900 en provenance de Cavaillon et Apt, et la RD7N en provenance des Bouches-du-Rhône. Le projet à l’étude par le Département de Vaucluse prévoit une reconfiguration de l’échangeur par dénivellation et un réaménagement des axes concernés.

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