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Région Sud. Protocole d’accord signé avec l’Etat pour les hôpitaux, plénière ce vendredi, présidentielle... Renaud Muselier fait le point

vendredi 17 décembre 2021

Cette fin d’une année encore particulière frappée par une pandémie dont la solution n’est pour l’heure que la vaccination et la nécessité d’hôpitaux publics en bonne santé pour protéger les populations. Une nécessité qui a donné lieu à une signature historique d’un protocole État/Région pour la rénovation des hôpitaux de proximité. La dernière plénière de la Région ce vendredi 17 décembre portera, en autres, sur les orientations budgétaires pour préparer 2023. Et enfin cette nouvelle année verra une présidentielle : Renaud Muselier interroge...

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Renaud Muselier et Olivier Véran ont signé un protocole d’accord pour les hôpitaux de proximité © Jean-Charles VERCHERE

L’État et la Région Sud s’engagent pour sauver l’hôpital public à hauteur de 632 M€

Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France, Olivier Veran, ministre des Solidarités et de la Santé et Jérôme Bouletin, Maire de Beaumes-de-Venise, se sont rendus ce jeudi 16 décembre à Beaumes-de-Venise (84) pour inaugurer la Maison de Santé des Dentelles. A cette occasion, Renaud Muselier et Olivier Veran ont signé un Protocole Etat/Région pour la rénovation des hôpitaux de proximité en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce sont ainsi 79 millions d’euros qui sont engagés par la Région, qui engendrent 553 millions d’euros de l’État, ce qui amène à cette signature historique de 632M€ dans le cadre du Ségur de la Santé pour les hôpitaux de proximité.

Renaud Muselier remercie le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Veran, pour sa venue à Beaumes-de-Venise, au sein de l’une des 87 Maisons régionales pluriprofessionnelles de Santé. « Vous êtes ici au cœur d’un territoire classé en zone d’action complémentaire, où la densité de généralistes était trois fois inférieure à la moyenne régionale avant la construction de cette Maison de santé ». Il rappelle que dès 2016, le projet de cette dernière a été initié par la Commune et la Région pour anticiper le départ à la retraite de deux praticiens, préparer l’avenir, construire. « C’est ce que nous avons fait ici, avec le Maire, et avec l’Agence Régionale de Santé, qui a validé le projet en mars 2018 ». Chacun a engagé un tiers du budget, c’est-à-dire, 375 000 euros de la commune, 365 000 euros pour la Région, 320 000 euros pour l’État avec, pour résultat. Deux médecins généralistes, 11 infirmières, deux kinésithérapeutes, deux ostéopathes, un pédicure/podologue, une orthophoniste, une psychologue, un sophrologue, un réflexologue, « et nous attendons, pour le début d’année prochaine, un troisième médecin généraliste et son infirmière praticienne ».

« Un protocole d’accord historique »

Renaud Muselier met en exergue la guerre menée contre les déserts médicaux « telle que nous la menons ensemble depuis cinq ans. 87 Maisons régionales de santé, 12 médecins généralistes incités à l’installation, 139 bourses pour les internes en milieu rural, 35 salles d’attente ou espaces d’accueil rénovés, le tout pour un engagement régional de 76 millions d’euros entre 2015 et 2021 ». Pour le président de Région la présence d’Olivier Véran « est la reconnaissance de cet engagement total de la Région aux côtés de l’État. Monsieur le Ministre, vous êtes venu signer un protocole d’accord historique. Je ne crains pas d’employer ce mot, pour au moins deux raisons. D’abord car personne ne nous aurait cru, il y a un an, si nous avions prédit que nous signerions ensemble un accord État-Région sur la santé. Mais surtout parce que l’État et la Région s’engagent pour sauver l’hôpital public de Provence-Alpes-Côte d’Azur à hauteur de 632 millions d’euros ».

« Redonner du souffle à l’hôpital public français »

Et de rappeler qu’il signera le 5 janvier avec le Premier ministre le Contrat d’avenir, à hauteur de 5,1 milliards d’euros comprenant, pour la première fois, un volet santé
de 141M€. Puis est venu le Ségur de la Santé dont « une des priorités a été de redonner du souffle à l’hôpital public français », qui emmène « à cette signature historique de 632 millions d’euros ». Renaud Muselier précise : « Vous nous emmenez, 553 millions d’euros pour l’hôpital en région Sud, pour des rénovations, des reconstructions, des aménagements. Et la Région, pour la première fois de son histoire, viendra accompagner cet effort, en dehors de ses compétences, à hauteur de 79 millions d’euros dont 10 millions de Fonds européens ». Avec ce protocole, « nous venons au secours de l’hôpital public régional ». Au total, la Région va engager 710 millions d’euros pour la santé dans les six années à venir.

« Une crise profonde, lancinante »

Et d’en venir à la crise de la Covid : « Une crise profonde, lancinante, qui touche les personnels, les infrastructures et les patients. Cet engagement historique, pour une Collectivité dont ce n’est pas la compétence, se déploiera autour de cinq grandes priorités : la lutte contre les déserts médicaux ; le soutien aux infrastructures hospitalières, en partenariat avec l’État, pour rénover, reconstruire, aménager les salles d’attente, déjà en cours, avec un budget de 90 millions d’euros ; la formation des paramédicaux à hauteur de 500 millions d’euros ; le Plan cancer régional, dont nous lancerons la phase 2 le 31 janvier, en partenariat avec la Ligue contre le Cancer, pour une montant de 41 millions d’euros ; le soutien à l’innovation en santé. »


Plénière de ce vendredi 17 décembre : les orientations budgétaires à l’ordre du jour

34 questions sont à l’ordre du jour au rang desquels les orientations budgétaires : « Elles comprennent nos axes prioritaires, dont, en premier lieu, le recherche de moyens financiers, notre objectif est d’aller chercher 10 milliards de fonds européens ; le deuxième point concerne la crise sanitaire et les enjeux qu’elle soulève ; troisième axe : la lutte contre le harcèlement scolaire et les violences faites aux femmes ; quatrième priorités, garder une COP d’avance ; cinquième points : ancrer la collectivité dans le XXIe siècle, devenir la plus belle région d’Europe, sans oublier, notre plan montagne ».

Renaud Muselier profite de l’occasion pour revenir sur les effets de sa stratégie "Notre région d’abord". « C’est, en 2020, l’accord avec le Premier ministre, 600 millions d’euros de compensation pour les Régions de France et 650 millions de baisse d’impôts de production. En 2021 la signature d’un Contrat d’avenir historique de 5,1 milliards d’euros. Sur 2021-2027 la sécurisation de 10 milliards d’euros de crédits européens. En avril dernier le plan de financement de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur : 3,5 milliards d’euros cofinancés à 40% par les collectivités. Depuis octobre nous avons eu des signatures nationales qui rapportent 770 millions d’euros au territoire régional : 16 millions d’euros avec Agnès Pannier-Runacher sur les territoires d’industrie, 32 millions avec Élisabeth Borne sur la formation aux métiers en tension, 630 millions avec Olivier Veran sur les hôpitaux de la région, 90 millions avec Bruno Le Maire en janvier pour le plan d’investissement d’avenir 4 ». Et de lancer : « Vous voudriez que je dise "tout sauf Macron", "tout sauf le gouvernement", "tout sauf l’Europe" comme monsieur Ciotti ? Regardez Olivier Veran nous nous sommes battus pendant un an sur tous les sujets : masques, dépistages, vaccins, traitements... mais nous pouvons travailler ensemble, trouver des solutions pour sauver l’hôpital public ».
Michel CAIRE

Présidentielle : les questions de Renaud Muselier à LR
Renaud Muselier ne cache pas qu’il aimerait obtenir des réponses de LR sur un certain nombre de questions, et, en premier lieu : « Si Valérie Pécresse n’est pas au second tour qu’elle sera la position prise par Les Républicains ? J’ai la réponse de Ciotti, pas celle de Pécresse. Deuxième question : qu’elle est votre position sur l’Europe ? Êtes-vous avec Orban ou avec Macron ? La réponse pèsera dans ma décision. Concernant les retraites Emmanuel Macron est clair et LR ? ». Et de conclure : Il y a toujours eu des tendances dans ma famille politique. J’ai été parfois dans la majorité, parfois la minorité, mais il n’y avait pas de porosité avec l’extrême-droite. Aujourd’hui, sur le plan idéologique je ne sais pas quelle ligne l’emporte.
M.C

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