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Renaud Muselier trace des perspectives jusqu’en 2030 pour la région Sud

lundi 24 janvier 2022

Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France, a présenté ce jeudi 20 janvier ses vœux à la Presse pour l’année 2022 et trace des perspectives jusqu’en 2030.

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Renaud Muselier vient de présenter ses voeux à la presse ©Régis Cintas-Flores

Au cours de cette cérémonie, le Président de Provence-Alpes-Côte d’Azur a également présenté sa feuille de route pour le mandat à venir, construite autour de cinq caps, qui se déclineront dans chaque département : une région plus simple, plus proche, plus lisible, décentralisée avec Zéro papier, dématérialisée, simplifiée avec le dispositif « Allô Région », être plus que jamais la Région avec une « COP d’avance », faire de la région la capitale de l’Euro-Méditerranée, être une région-phare de l’industrie du XXIe siècle et enfin être la région du bonheur. Dans son discours, Renaud Muselier a également annoncé sa décision de porter « une intention de candidature » pour l’organisation des Jeux Olympiques d’Hiver en 2034 ou 2038, dans toutes les Alpes du Sud.

Pour Renaud Muselier ce début d’année 2022 est le moment de fixer un cap pour la Région pour les six ans à venir. Il rappelle que sa majorité, « forte de 11 composantes », a pour seul mot d’ordre : « Notre région d’abord ». Cela signifie, précise-t-il, « de mettre l’avenir de nos territoires, de nos enfants, de nos emplois, de nos espérances avant tout ; c’est vouloir placer notre région en tête de tous les classements ; c’est remporter des victoires mondiales aux effets de proximité, c’est notre rayonnement international ; c’est ne laisser personne sur le bord du chemin ». Notre région d’abord, insiste-t-il : « C’est ne jamais être pris en otage par les considérations nationales au détriment de nos cinq millions de concitoyens, c’est le collectif plutôt que les ambitions personnelles ».

« Je ne suis ni Chef de gare, ni Proviseur »

Renaud Muselier indique qu’« être Président de région, c’est faire rouler des trains, ouvrir les lycées, mais je ne suis ni Chef de gare, ni Proviseur », avant de rappeler : « Nous avons la gestion de la totalité des transports, de la formation, du lycée jusqu’à l’emploi, voilà la mission, mais être Président de région, ce n’est pas que ça. J’ai donc fixé à mes équipes et à l’exécutif régional une feuille de route, autour de cinq caps, qui se déclinent ensuite dans chaque territoire. Pour cela, je vais engager 30 milliards d’euros pour la région dans cette mandature ».

« Une région plus simple, plus proche, plus lisible, décentralisée »

Le premier cap vise à offrir « une région plus simple, plus proche, plus lisible, décentralisée avec Zéro papier, dématérialisée, simplifiée. Trois mots clefs pour une région concrètement proche de la population ». Ce dispositif s’appellera « Allo région », une ligne téléphonique et numérique, ouverte à tous. Un point d’entrée pour répondre aux questions et guider dans les démarches.

En ce qui concerne la sécurité des lycées Renaud Muselier annonce un renforcement « de la Garde Régionale des Lycées, composée de 200 gardes, avec une équipe spéciale d’intervention rapide pour leur sécurité, lorsque des incidents se produisent, mobilisable à la demande de tous les Proviseurs. » Il évoque également la création d’équipes départementales de travaux d’urgence, « capables de se déplacer dans tous les lycées pour les conditions d’étude de nos lycéens ».

Une COP d’avance

Le deuxième cap a pour objet d’être la Région avec une « COP d’avance », un plan lancé en 2017 qui est passé de 25 % à 40 % du budget de la collectivité, soit 600 millions d’euros par an. Renaud Muselier annonce à ce propos : « J’avais dit pendant la campagne que nous planterions trois millions d’arbres, nous allons planter cinq millions d’arbres au cours du mandat, un par habitant de Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec l’Office National des Forêts et toutes les communes engagées pour verdir leur ville. Nous allons passer à la vitesse supérieure pour devenir la première région verte d’Europe. Et, je veux que nous devenions autonomes en gestion des déchets dès 2030 ». A propos d’indépendance énergétique, le président de région rappelle l’importance d’Iter qui va permettre de devenir « un pôle énergétique fort » et met en exergue les atouts de Provence-Alpes-Côte d’Azur « avec par exemple, l’éolien en mer et le projet Provence Grand Large... ».

« Faire de la mer Méditerranée notre septième département »

Renaud Muselier entend faire de la mer Méditerranée « notre septième département, en la protégeant et en utilisant sa force, grâce au Plan "Ports propres", "Zéro plastique en mer" et "Mouillages écologiques". » Au cours de ce mandat, poursuit-il : « Je veux aussi introduire une notion nouvelle, il ne s’agit plus seulement de se battre contre le réchauffement climatique, il s’agit déjà de s’y adapter. Et nous allons engager des moyens pour cela aussi, parce que toutes les études le confirment ».

« Capitale de l’Euro-Méditerranée »

Le troisième cap avancé est de faire de la région la capitale de l’Euro-Méditerranée. « Avec la construction européenne, nous sommes devenus un lien essentiel entre Europe et Méditerranée, c’est à la fois un constat géographique, culturel et économique. Nous avons lancé "Méditerranée du Futur" en 2017, suivi par l’État avec le Sommet des deux rives en 2019, et bientôt le 7 février avec le Forum des Mondes méditerranéens ». Renaud Muselier affiche l’ambition de voir la région, en 2030, devenir le centre nerveux de la Méditerranée, « là où se jouent les investissements d’avenir autour d’un projet euroméditerranéen ». Il annonce : « l’Acte V de Méditerranée du Futur, qui se déroulera en novembre, sera l’occasion de présenter une stratégie complète à ce sujet ».

Devenir une région-phare de l’industrie

Le quatrième cap, affiche l’ambition d’une région-phare de l’industrie du XXIe siècle. Et de cibler les nouvelles technologies, le développement durable, l’industrie militaire navale à Toulon, aérienne à Istres, et spatiale dans les Alpes-Maritimes. Trois axes forts qui s’inscrivent dans les Opérations d’Intérêt Régional. Renaud Muselier entend mettre l’accent sur ces trois axes, « avec un intérêt tout particulier pour les industries de la Défense ».

La région du bonheur et des sourires

Le cinquième cap est innovant. Un outil d’évaluation et d’orientation des politiques publiques permettant de mesurer l’impact réel de nos actions régionales sur la qualité de vie et l’état d’esprit des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur va être présenté, explique Renaud Muselier qui précise notamment que cet outil « prendra la forme d’un "baromètre du bonheur" issu d’un travail de plus de deux ans avec le monde scientifique et la société civile représentée par le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser). Il sera composé d’indicateurs territorialisés, scientifiques et grand public, comme l’environnement, le cadre de vie, l’économie notamment. »

Repenser l’aide régionale aux territoires

Le président de Région annonce encore la mise en place du dispositif « Nos communes d’abord », dédié aux villes et à leurs projets, qui remplace les fonds régional d’aménagement du territoire (Frat), alors que le dispositif « Nos territoires d’abord », dédié à la stratégie des intercommunalités, remplace les Contrats régionaux d’Équilibre Territorial (Cret).

Puis, il en vient aux entreprises : « Nous allons donner la priorité aux TPE/PME dans chaque département ». Renaud Muselier rappelle que les TPE/PME représentent près de 55 % du tissu économique. « Elles créent nos emplois, tirent notre croissance. Pour autant, elles ont été les premières impactées par la crise », souligne-t-il. D’ici la fin d’année, poursuit-il : « Nous créerons une aide en investissement à l’installation et d’un fonds de prêt à taux zéro. Nous déploierons ainsi 100 millions d’euros sur la mandature pour accompagner près de 70 000 entreprises contre 50 000 lors de la précédente mandature ».

« Augmentation du budget Culture de 10% »

Le soutien au monde de la culture « reste central », poursuit Renaud Muselier qui explique avoir « une double conviction. Chaque habitant du Sud doit pouvoir accéder au plus près de chez lui à l’art et à la culture. Chaque artiste, chaque acteur culturel, d’où qu’il vienne, doit pouvoir devenir s’il le souhaite, pour un temps court ou long, un habitant du Sud. » Ainsi, pour faire du Sud une terre résolument culturelle, le président de Région annonce « une augmentation du budget Culture de 10 %, tenant ici mes engagements de campagne ». Il aborde ensuite le tourisme « première industrie du territoire ». « Parce qu’il sera le dernier pan à se redresser pleinement, j’ai décidé d’engager la Région dans une trajectoire financière qui mènera au doublement de son budget », annonce-t-il encore.

Grandes causes régionales

Fer de lance de son mandat les « Grandes causes régionales » avec « La lutte contre les violences faites aux femmes, et la lutte contre le harcèlement scolaire ». « L’élimination des violences faites aux femmes est un sujet majeur de l’égalité hommes-femmes et des valeurs républicaines. La guerre que nous devons faire au harcèlement scolaire est un enjeu profond de société et de fraternité », assure-t-il.

Il conclura son intervention en évoquant l’échéance électorale à venir : « J’espère que le débat politique s’élèvera enfin sur les sujets essentiels : quelle place pour la France dans le monde ? Quel destin collectif pour les Français dans leur vie quotidienne ? Quel projet de décentralisation ? Quelle vision face à la crise climatique ? Je donnerai ma contribution en temps et en heure, au nom de notre région d’abord ».

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Europe : les propositions de Renaud Muselier

Alors que nous sommes en Présidence Française de l’Union européenne, Renaud Muselier a avancé deux propositions après avoir rappelé que la Région Sud a une « Stratégie Europe 2030 » qui vise à augmenter les crédits européens à 10 milliards d’euros d’ici à 2027 « pour que la région Sud soit la plus belle région d’Europe ». La première proposition sera de « sortir l’endettement vert des critères de Maastricht. En permettant aux collectivités territoriales, comme à l’État, de "sanctuariser" leur endettement vert, à l’échelle du continent européen tout entier. Ce ne serait pas seulement un accélérateur, mais une véritable réponse de civilisation à la crise climatique ». La deuxième proposition est de créer une macrorégion méditerranéenne. « Ces macrorégions, explique-t-il, existent partout sur le territoire européen continental, mais pas pour l’espace méditerranéen. Pourtant, tous les enjeux y sont tels que l’environnement, l’économie, les migrations, les conflits, la coopération. Je porterai auprès du président de la République cette idée qui tournera définitivement l’Europe vers son bassin de vie originel ».

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Michel CAIRE et Joël BARCY- reportages vidéo

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