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Rencontre avec Louis Le Barazer qui sera au Toursky dans "Pourvu qu’il soit heureux" de Laurent Ruquier aux côtés de Francis Huster et Fanny Cottençon

dimanche 11 août 2019

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Louis Le Barazer sera au Toursky à Marseille le 15 octobre dans "Pourvu qu’il soit heureux" © Gilles Erard

Tenir sur scène la dragée haute à Fanny Cottençon et Francis Huster, et ne pas se laisser dévorer tout cru, quand on est tout jeune comédien, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est pourtant ce qui se passe pour Louis Le Barazer tous les soirs où il joue à leurs côtés la pièce de Laurent Ruquier « Pourvu qu’il soit heureux  ». Né le 18 septembre 1995 dans le 14e arrondissement de Paris, ayant vécu toute son enfance à Colombes, ce jeune comédien talentueux est tombé vers dix-onze ans dans la marmite du théâtre et du cinéma. Ateliers du Sudden, Cours Florent en ateliers jeunesse, école de comédiens en alternance d’Asnières, il débute au cinéma en 2013 avec des apparitions dans le cadre du film « Fonzy » de José Garcia, puis dans « Hextril » de Yann Secouet, et en 2017 il joue dans la comédie de Dany Boon « La petite famille ». Tournant également dans des courts-métrages tels que « Dimanche » d’Anne-Cécile Jemin, en 2015, et en 2017 dans « Je suis dix euros  » et « Comme un chant du monde », tous les deux signés Fanny Hill, il enchaîne cinéma et théâtre pour se retrouver dans « Le liseur du 6h27  » de Sibylle de Montigny, sur la scène du Théâtre des Béliers. Et en 2018, il joue au Théâtre de l’Atrium dans la pièce d’Anton Tchekhov « « Platonov ou les désillusions de la jeunesse » mise en scène par Paul Desveaux. Mais sa grande aventure théâtrale récente c’est donc « Pourvu qu’il soit heureux » de Laurent Ruquier où Louis Le Barazer interprète Camille, le fils de Maxime (Francis Huster) et Claudine (Fanny Cottençon), pièce qui fut créée le 13 septembre 2018 au Théâtre Antoine. Pour définir son personnage le jeune comédien insiste sur son côté joyeux. « Camille est un garçon heureux, dans sa vie et qui a su très tôt assumer son homosexualité, tout comme son entourage, à l’exception de ses parents qui, contrairement à ce qu’il croyait, n’avaient pas compris cet aspect de sa personnalité. Aussi », raconte-t-il avant d’ajouter : « Quand ces derniers l’apprennent de façon brutale, par la presse interposée, - Camille apparaît en photo à la Une d’un magazine people au bras d’un comédien-star- il se retrouve remis dans une case et un rôle qui le ramènent à son adolescence. » Louis Le Barazer précisant : « J’aime la manière dont Laurent Ruquier dénonce ici l’homophobie en dézinguant un à un tous les clichés qui s’y rattachent. Du coup "Pourvu qu’il soit heureux" s’impose avant tout comme une pièce sur une histoire d’amour qui parle d’amour sans la barrière de l’identité homme-femme  ». La manière dont Louis Le Barazer s’est trouvé embarqué dans l’aventure est au demeurant très romanesque et montre peut-être que tout cela était écrit pour lui. Devait se faire. « Tout en suivant les cours du Sudden, confie-t-il, je travaillais comme ouvreur depuis deux ans au Théâtre Antoine quand Stéphanie Bataille m’a parlé de la pièce de Laurent Ruquier, pour laquelle j’ai passé un casting. Et j’ai été pris. Vous imaginez ma joie et le bonheur que ce fut de travailler avec Francis Huster comédien d’expérience, généreux, et inventif, qui peut absolument tout faire, et Fanny Cottençon comédienne drôle et touchante, d’une sensibilité à fleur de peau. » Précis, possédant une présence scénique, Louis Le Barazer rend son personnage touchant dès les premières minutes, et dans cette sorte de coming-out en direction de ses parents transforme Camille en un être courageux et solaire, aidé en cela par la mise en scène de Steve Suissa qui ne surligne jamais et ne fait pas de paraphrase. « Steve Suissa explique le cadre au début de chaque scène et nous laisse nous débrouiller avec. Il nous accompagne, il propose et du coup je me suis senti libre. Il modèle nos différentes personnalités pour les accorder ensemble et avec la scénographie. Il a aussi, comme Laurent Ruquier, tenu éloigner mon personnage de toute assimilation à la caricature de "grande folle". Par leurs regards croisés, on sort ainsi de l’anecdote, et on développe un récit à tiroirs  », Tient-il à souligner. Intelligent, cultivé et ayant de son métier une hauteur de vue assez rare pour un comédien de son âge, Louis Le Barazet fourmille de projets. Notamment celui d’une aventure théâtrale sur « l’Aiglon » qu’il construit avec quelques amis. En attendant on le retrouvera sur la scène du Toursky à Marseille le 15 octobre dans cette pièce de Laurent Ruquier qui pose des questions importantes sur l’acceptation ou non par des parents de l’homosexualité de leurs enfants. « Une comédie qui ringardise le boulevard friand des personnages homosexuels caricaturalement présentés, et où le rire génère la réflexion », écrivit Rodolphe Fouano, au sujet de « Pourvu qu’il soit heureux ». On ne saurait mieux dire.
Jean-Rémi BARLAND

"Pourvu qu’il soit heureux" de Laurent Ruquier au théâtre Toursky -16 passage Léo Ferré - 13003 Marseille- le 15 octobre à 21heures. Réservations au 04 91 02 58 35. Plus d’info toursky.fr

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