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[Retour sur...] AtmoSud - Climaera : L’impact du changement climatique sur la qualité de l’air...

mardi 8 décembre 2020

AtmoSud analyse la qualité de l’air de notre quotidien. Il analyse aussi l’impact du changement climatique sur la qualité de l’air à l’horizon 2030. C’est l’objet de la visioconférence qui vient de se tenir dans le cadre de la publication des résultats de Climaera, étude européenne à partir des données de 5 régions dont 2 françaises : Auvergne-Rhône-Alpes et Sud-Provence Alpes Côte d’Azur. Et, 3 italiennes : Ligurie, Piémont et vallée d’Aoste.

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Visioconférence AtmoSud avec Dominique Robin, Sonia Oddo, Jean-Pierre Bonnissel et Alexandre Armengaud (Photos captures d’écran)

Dominique Robin, directeur général d’AtmoSud, rappelle en introduction, « quelques fondamentaux » sur les liens entre l’air, le climat et l’énergie. Sur le plan réglementaire, le Schéma régional du développement durable porté par la Région intègre ces trois dimensions mais, dans l’actualité, il y a « trois points de rencontre », explique-t-il : le premier concerne les carburants des véhicules, avec le match, qui appartient déjà au passé, entre l’essence et le diesel « fort pourvoyeur de particules cancérigènes et d’oxyde d’azote », le deuxième pointe l’aération des écoles, « 80% des établissements scolaires n’ont pas de ventilation mécanique » il faut donc ouvrir les fenêtres et le troisième, c’est le chauffage à bois qui rejette des particules dans l’atmosphère, pour y remédier cette pratique va être encore plus encadrée...

Dominique Robin souligne les dix ans de coopération entre régions françaises et italiennes qui franchissent une nouvelle phase avec Climaera pour « accompagner les décisions de nos grandes régions »

Alexandre Armengaud, ingénieur d’études chez AtmoSud, responsable de la coopération Climaera annonce une présentation de ce programme européen en deux parties, méthodologique et résultats. C’est à Sonia Oddo qu’il revient de présenter la méthodologie. Elle indique utiliser les scénarii météorologiques du Centre euro-Méditerranéen sur le Changement Climatique (CMCC), un premier « global » et un autre « à plus petite échelle », local. Parmi ces scénarii qui « reflètent le réchauffement de la planète en fonction des politiques qui seront engagées à partir de maintenant », le projet Climaera en a choisi un « un peu optimiste » mais « atteignable », qui prévoit « une stabilisation des émissions des activités humaines en 2080, à la moitié des niveaux actuels ». Elle précise : « On a calculé une météo en 2030, en 2050 mais aussi ( …) en 2013, (…) pour s’assurer que le modèle fonctionnait bien et reflétait la météo passée. »

Une réduction du nombre de jours de gel de 20 à 25 par an

Alexandre Armengaud en vient pour sa part aux résultats, évoque un réchauffement, à minima, de « 1 degré », une réduction du nombre de jours de gel de 20 à 25 par an sans oublier une « tendance générale », de diminution des précipitations. Il en vient aux secteurs où des actions sont à mener en région Sud : « chauffage domestique, industrie, transport routier et maritime ». Signale à ce propos les engagements de la Région. Il conclut « On voit bien que le poids des politiques locales et le poids des investissements que peuvent faire les métropoles est important et ce n’est pas en attendant uniquement le fruit de l’amélioration technologique qu’on pourra y arriver »... Entretien

59% n’ont pas conscience de leur comportement personnel

Dans un second temps, Alexandre Armengaud dévoile les résultats d’un sondage réalisé auprès d’un panel de 1 500 personnes, sur la qualité de l’air et le changement climatique. A la question, « Quelles raisons limitent l’évolution des comportements ? 59% n’ont pas conscience de leur comportement personnel. 52% pensent que leurs activités ne sont pas polluantes par rapport aux industriels. 37% attendent que les solutions soient portées par les pouvoirs publics. 18% ne sont pas prêts à faire des efforts pour agir ». Il précise encore : « L’intérêt du grand public pour l’air est lié à la santé, au "bien-être" et aux générations futures ». Et d’en venir à « Quelles actions mettre en œuvre pour réduire sa pollution ? ». Il décline ainsi les réponses des sondés à différentes questions : 1) Aérer les lieux de vie tous les jours : « c’est facile pour près de 90% de sondés » - 2) Modifier son chauffage pour réduire la pollution : « c’est réalisable pour près de la moitié des participants, le chauffage est synonyme de bien-être et de confort. Ce n’est pas une source de pollution pour le grand public. » - 3) Limiter l’utilisation de la voiture pour les trajets quotidiens : « c’est difficile pour 2/3 des personnes consultées. Le citoyen ne veut pas modifier son comportement, il souhaite que les voitures soient moins polluantes ».

A l’occasion des Questions de la presse, Alexandre Armengaud revient sur le bilan carbone comparé entre voiture thermique et voiture électrique...

Jean-Pierre Bonnissel, vice-président de CAN Environnement, association de défense de la qualité de l’air, considère le moteur à hydrogène, comme moins polluant que la voiture électrique à batteries.

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO

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