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Entretien. "Avant moi, j’étais un autre" de Michaël Delaporte et ses akènes à tous vents !

jeudi 20 mai 2021

« Il avait attrapé le temps qui passe, la maladie des insatisfaits de la vie », ainsi commence le résumé du premier roman de Michaël Delaporte, professeur de sport à l’Université de Toulon, « Avant moi, j’étais un autre  ».

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Michaël Delaporte présente son premier roman "Avant moi, j’étais un autre" ©DR

Bien au-delà de l’accomplissement littéraire, l’auteur de « Avant moi, j’étais un autre » a initié une diffusion originale puisqu’il s’agit d’abord de ne pas acheter son livre. C’est la démarche du pissenlit ... Entretien.

Avant d’aborder votre livre, parlez-nous cette démarche du pissenlit ?
Michaël Delaporte : Une fois mon livre terminé, j’ai bien réfléchi à ce que je voulais en faire. J’ai ainsi imaginé une diffusion innovante qui consistait à offrir un exemplaire dédicacé à 330 personnes de mon entourage qui ont pu l’amener là où je ne pouvais aller seul. C’est l’image romantique et aléatoire du pissenlit sur lequel on souffle et qui va disséminer ses akènes au gré du vent. Le plus beau, c’est que chacun agit à sa manière, chacun son pissenlit ! Ma fille de 11 ans a offert des marque-pages à ses enseignants, par exemple. On peut choisir de relayer l’existence du livre sur les réseaux sociaux ou organiser en petits groupes un moment d’échange autour de son histoire. L’important, c’est de laisser courir sa créativité. Pour vous procurer le livre, vous pouvez soit attendre qu’il arrive jusqu’à vous sous forme de don ou le commander sur thebookedition.com pour le dédicacer et l’offrir à quelqu’un d’autre et ainsi lancer votre propre chaîne de transmission.

Un livre qui voyage selon l’envie des lecteurs

Il semblerait que cela fonctionne ?
J’ai été en contact avec des personnes de tous les milieux culturels. Ce livre est un réseau social à lui tout seul ! Depuis son lancement fin 2020, il a embarqué 1 800 lecteurs dans l’aventure. Il est parti à New-York pour passer le comité de lecture du réseau des auteurs francophones Nord-Américain. Il se vend maintenant en librairie. Je fais des rencontres merveilleuses et reçois de nombreux retours, notamment sous forme de lettres. Sans oublier la communication digitale.

Des gains reversés à des associations

En plus de cette valeur du partage mise en avant par la démarche du pissenlit, vous avez décidé de donner à votre projet littéraire une identité vertueuse ?
C’est pour moi une question de cohérence. J’ai choisi une maison française pour le côté vente à distance avec The book edition, basée à Lille, et fait le choix d’un prix accessible à 10 euros. L’art est populaire et doit se diffuser. Surtout, je reverserai 10 % des bénéfices à trois associations pour les un an du projet. La première développe la lecture et l’alphabétisation dans le monde, l’autre des thématiques comme l’économie solidaire et la transition énergétique et la dernière apporte son soutien aux enfants dans les hôpitaux.

Pouvez-vous parler de votre processus d’écriture et du roman « Avant moi, j’étais un autre » ?
L’idée d’écrire s’est imposée à moi lorsque j’ai commencé à imaginer un personnage saillant qui m’a plu. Je me suis laissé prendre au jeu en écrivant de manière fluide et intense et le livre était terminé en six semaines ! Il trace l’évolution d’un personnage qui se met en mouvement à la suite d’un accident, qui se révèle imparfait et qui s’en moque. Les thèmes abordés concernent tout le monde, puisqu’il s’agit de la relation aux autres, l’amour, la sexualité, le travail. Selon les retours de mes lecteurs, la forme et le style sont pourvus d’une certaine oralité et investis de ma propre méridionalité. Il paraît aussi qu’il peut se lire plusieurs fois, étant présent à plusieurs niveaux de lecture. Et puis, le contenu met les gens en mouvement, en créant un effet miroir qui interroge chacun sur le regard qu’il porte sur sa propre vie. Le lien avec ma profession de professeur d’EPS peut étonner mais, en général, les professeurs de sport ont une perception globale de l’individu en le voyant en action, ce qui permet de faire la relation corps et esprit, d’oser, de sortir du cadre. L’envie de partager et de communiquer est ce qui m’anime quoique je fasse. On n’est rien tout seul, la richesse n’a de valeur que si elle est partagée.
Propos recueillis par Laetitia Ceccaldi

Invité sur des salons littéraires, bientôt à Hyères (Var) le 26 juin et à Ceyreste (Bouches-du-Rhône), les 3 et 4 juillet, Michaël Delaporte a réalisé des séances de dédicace, au Pradet et à Solliès-Pont.

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