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Municipales à Marseille - Tribune de Nathalie Simon tête de liste dans les 9/10 (Ensemble pour Marseille) : "Plutôt que des coulées de béton développons des écoquartiers"

vendredi 13 mars 2020

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Nathalie Simon tête de liste (Ensemble pour Marseille) dans les 9/10 avec Bruno Gilles (Photo D.R.)

Marseillaise et habitant le 9e arrondissement, je suis mariée depuis 24 ans et j’ai deux enfants de 17 et 22 ans. Diplômée d’Aix Marseille Université et de Kedge Business School, je suis directrice dans un établissement consulaire dans lequel je travaille depuis 25 ans. Rien ne me prédisposait à m’engager en politique. Comme beaucoup de mamans, je me suis investie auprès de mes enfants dans leurs activités scolaires et extra-scolaires, dans mon quartier. Mais un événement traumatisant a modifié le cours des choses. Le 22 juillet 2009, nous assistons, impuissants, à la propagation du feu dit « de Carpiagne ». C’est ainsi que je poussais quelques jours plus tard la porte du CIQ de mon quartier pour la première fois. Tout est allé ensuite très vite. J’ai créé avec une vingtaine d’habitants la commission incendie, en lien étroit avec le CIQ, dont j’ai ensuite été nommée présidente. Après 8 années de travail pugnace auprès de tous les acteurs concernés, j’ai obtenu que soit réalisée la piste DFCI (Défense des forêts contre l’incendie) Montsec/Chrysalide/Perasso. Ce qui avait été demandé par les habitants depuis le précédent feu de 1991. Une vraie satisfaction que de voir ce vallon et les habitants sécurisés.

C’est ainsi que j’ai côtoyé les élus de mon secteur et que Guy Teissier m’a approché pour être sur ses listes dans les 9/10 aux municipales de 2014. J’ai été élue conseillère municipale, 1ère adjointe déléguée à la sécurité, aux finances et à la tranquillité publique, et je n’ai eu de cesse de vous défendre au quotidien, d’œuvrer à la prévention de la délinquance et de mener une politique d’achats publics transparente et respectueuse. Dès le 13 septembre 2018, j’ai choisi de soutenir Bruno Gilles pour ses qualités humaines, ses valeurs, pour la gouvernance et la méthode qu’il entend mettre en place. Bruno Gilles s’est lancé tôt dans la campagne pour proposer une démarche novatrice et de bon sens : une plateforme participative a été mise en place pour être à l’écoute des besoins des habitants et bâtir un programme qui y réponde et il entend être un Maire qui se consacre à temps plein à tous les Marseillais. Bruno Gilles m’a demandé mi-janvier de porter la liste Ensemble pour Marseille. C’est un honneur et une grande responsabilité. Je me suis mise en disponibilité de mon travail pour pouvoir gérer la campagne. Et puis j’ai essayé de rassembler une équipe qui partage des valeurs communes, des personnes de la société civile et du monde associatif, de la « vraie vie », libres comme moi, une équipe alliant expériences, compétences et jeunesse (âgés de 21 à 30 ans, 6 jeunes sur 8 en position éligible). Jean-Claude Delage, major de police et ex secrétaire général d’Alliance Police Nationale, Maxime Tommasini cadre dans l’industrie pharmaceutique et Président de la commission transport et ports, ex-président de la RTM, et Théo Mavrostomos, recordman de plongée profonde, experts de Bruno Gilles, m’accompagnent dans cette campagne. J’ai en parallèle bâti le programme que je souhaite porter sur les 9/10. J’ai un avantage certain par rapport à mes concurrents, c’est que j’y habite et qu’en tant qu’élue à la sécurité et aux finances, j’ai une vision globale des spécificités du secteur. Nous renforcerons les effectifs de Police Municipale en bénéficiant de policiers directement rattachés auprès du Maire de secteur. Bruno Gilles élu, toutes nos Mairies de secteur disposeront de prérogatives nouvelles : brigade anti-tags, petits travaux de voiries, gestion des jets clandestins, menus travaux dans les écoles…plus de proximité pour plus d’efficacité quelle que soit la couleur politique du Maire, du jamais vu !
En ce qui concerne la mobilité, le maire sortant promet encore le métro à Saint-Loup d’ici 10 ans, et pour un coût entre 3 et 3,5 milliards d’euros, après vous l’avoir promis, avec son prédécesseur, depuis pas moins de 3 mandats. Sous réserve d’obtention des fonds de l’État. C’est dire que vous n’êtes pas prêts de voir le métro. ! Ce chiffrage est pour le moins fantaisiste quand on sait que 1 km de métro coûte environ 100 millions d’euros et qu’il n’y a que 4 km entre Dromel et Saint-Loup ! L’État n’a pas les moyens de financer le métro de Marseille, ni d’ailleurs la sécurité, pourtant une de ses missions régaliennes. Il manque depuis des dizaines d’années toujours 500 policiers nationaux à Marseille et comme on peut le voir dans les réunions de CSA, la réponse apportée par l’État sur les sujets de délinquance et d’incivilités est largement partenariale. Ensuite, sont compétents en matière de transport, la Métropole, dont le budget investissement annuel pour les 92 communes n’est que de 120 millions d’euros, et la Région.

Les EPCI (Établissement public de coopération intercommunales) ont tous signé des CRET (Contrats régionaux d’équilibre territorial) pour 320 millions d’euros avec la Région. Sur la métropole de Nice, le taux de consommation de l’enveloppe de 50 millions est de 98%, pour la métropole de Toulon de 70% sur les 35 millions et pour la métropole Aix-Marseille-Provence seulement 20% des 120 millions disponibles.
En ce qui concerne les fonds européens Renaud Muselier est allé chercher 3,3 milliards à l’Europe, les Niçois ont bénéficié de 1 285€ par habitant, contre 1 120€ par habitant pour Toulon... et seulement 473€ par habitant pour la métropole Aix-Marseille-Provence. Avons-nous vraiment besoin de voir autant d’incompétence, d’immobilisme, se maintenir au pouvoir alors qu’il y a tant à faire ? Je propose donc de prolonger le tramway de Castellane à Dromel, puis de Dromel aux hôpitaux sud et à Saint-Loup pour un coût de 80/100 millions d’euros. Cela a bien plus de sens, avec la perspective, à terme, de voir le tramway relier celui d’Aubagne. Un kilomètre de tramway coûte 5 fois moins cher qu’un kilomètre de métro. En empruntant le boulevard Romain Rolland, il répond à bien plus de demandes de futurs usagers, et aucune expropriation n’est à prévoir. Bien évidemment les habitants seront concertés sur le tracé et les arrêts afin d’être le plus efficient possible. Je souhaite mettre en cohérence la cartographie des bus, qui n’a pas été repensée depuis l’après-guerre. Même si la population de Marseille a stagné depuis les années 60 avec 860 000 habitants, les modes de vie, de travail et de mobilité ont modifié durablement le paysage marseillais. Cette refonte permettra de revoir les fréquences, les dessertes et l’emplacement des arrêts. Je ne suis pas pour la gratuité des transports, même si certains la promettent en période électorale. Gratuit n’existe pas, il y a toujours soit l’usager, soit le contribuable qui paie. Bruno Gilles s’est engagé à ne pas augmenter les impôts pendant la durée totale du mandat, contrairement à Martine Vassal qui garantit qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts que sur la 1ère année. Il est vrai que son projet coûte 9 milliards d’euros, ce qui explique cela. Le plan de circulation est à revoir et des stations d’autopartage seront développées. Il faudra également poursuivre le plan Vélo à partir de 2021, soit à la fin de l’appel d’offres en cours. Voilà deux exemples qui permettent de constater que notre programme est réaliste, concret et finançable. Je souhaite donner un nouveau souffle aux 9/10 qui ont particulièrement souffert du « Tout béton » : Château Valmante et ses 700 logements, les programmes immobiliers sur Saint-Loup, Capelette, Michelet, Panouse, la ZAC Régny et ses 1 200 logements dont une tour de 10 étages… sans compter le Boulevard Urbain Sud (BUS) qui vient défigurer nos quartiers. 30 000 voitures vont passer sur l’avenue du Cabot, entre le parc de la Mathilde et l’école Gan Schmouel. Je ne vois pas de coulée verte, mais bien une coulée de béton. Développons plutôt des écoquartiers avec des constructions bois issus de forêts gérées, protégeons le parc de la Mathilde et les jardins familiaux de Joseph Aiguier. Si nous ne faisons rien, les seuls espaces verts qui subsisteront seront les bas-côtés du BUS ! Élus, la première chose que nous ferons sera de déposer un moratoire auprès de la Métropole pour réétudier le tracé du BUS et limiter les nuisances. La santé des 150 000 habitants qui vivent le long du tracé (crèches, écoles, collèges, résidences et hôpitaux sud) doit être garantie. L’écologie et la santé ne sont pas des variables d’ajustement. Le 15 mars vous avez le pouvoir de faire changer les choses.

Nathalie Simon est tête de liste du 5e secteur (9/10) "Ensemble pour Marseille" avec Bruno Gilles candidat (SE) à la mairie de Marseille

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