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Tribune de Olivier Sorin, PDG du Groupe Fondasol : ’Décarbonations, un devoir de l’Entreprise’

lundi 4 juillet 2022

Il n’existe pas un journée où les enjeux liées au réchauffement climatique ne nous soient adressées dans les médias. Mais l’homme par atavisme oublie ou omet les mauvaises nouvelles. Par nature, nous espérons un miracle, ou bien la solution venue d’un autre. Pourtant, la situation est connue mais elle est insoluble sans efforts à date. L’homme disais-je se doit d’être au pied du mur pour pouvoir avancer ; nous sommes devant ce mur que décrivait pourtant le rapport Meadows sorti en 1972 qui expliquait par le menu les changements que nous allions rencontrer. 50 années plus tard, il suffit de lire l’ouvrage du club de Rome pour comprendre ou nous sommes et reconnaître où nous allons irrépressiblement.

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Olivier Sorin, PDG du Groupe Fondasol (Photo D.R.)

Entre les climatosceptiques, les « aquoibonistes » et même, les « cornucopiens », il n’y a que peu de place pour une réflexion sensée et mesurée de la problématique qui s’impose à nous. Car ces trois philosophies procèdent de la même farine : « Un autre s’occupera bien de ce problème de réchauffement climatique à notre place ». Certains restent optimistes, d’autres baissent les bras et embrassent le pessimisme à bras-le-corps. Pourtant, nous ne devons être ni l’un ni l’autre. Cette position est promise aux spectateurs dans les tribunes d’un stade. Les joueurs eux, sur le gazon, sont les acteurs de leur victoire ou les artisans de leur défaite. Il en est de même en ce qui concerne le réchauffement climatique.

La responsabilité d’une entreprise et de ses dirigeants n’est pas d’attendre que les lois ruissellent et qu’on leur impose les solutions toutes faites et uniformes à une problématique plurielle et différenciée en fonction de chaque société. Les obligations liées à la décarbonation, avant d’être une réalité légale, sont un devoir de l’Entreprise.
C’est pour cette raison que le Groupe Fondasol [1] a entrepris, avec l’ensemble de ses collaborateurs, de mesurer précisément sa comptabilité carbone, plus communément dénommée « bilan carbone », et ce sur le périmètre des scopes 1, 2 et 3 [2].

Pour quelles raisons ? Tout d’abord parce qu’au moment où vous vous apprêtez à vous mettre au régime, il est de bon ton de monter sur la balance afin de connaître votre poids (sans tricher et en mettant les deux pieds sur la balance SVP). Mais aussi pour faire le tri entre les solutions à notre disposition pour hiérarchiser notre effort et rendre notre démarche plus efficiente. Savoir où et comment nous émettons le plus de gaz à effet de serre nous permet d’orienter notre stratégie, de mieux choisir nos fournisseurs en les challengeant à leur tour, de conscientiser nos collaborateurs afin de les guider vers des comportements vertueux et de trouver avec eux les solutions alternatives propres à notre activité et à nos enjeux.

Le calcul de notre bilan carbone doit être le plus objectif possible, loin d’une démarche cosmétique ou exclusivement commerciale, car cette initiative fait sens pour nos collaborateurs, parce qu’elle nous est demandée par nos clients et parties prenantes mais aussi, pour que notre groupe puisse contribuer à éviter le pire qui se dessine de plus en plus précisément.

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