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Vœux à la presse de Martine Vassal : -Nous avons réalisé des promesses des années 70-

mardi 26 janvier 2021

Martine Vassal, présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence lors de ses vœux à la presse a longuement évoqué les combats menés contre les crises sanitaire, économique, sociale, indiquant notamment : « nous puisons dans notre bas de laine ». Elle profite également de l’occasion pour se dire prête à travailler avec le maire de Marseille... en mettant en avant un sujet de désaccord... Et de critiquer, sans le nommer, Jean-Claude Gaudin pour sa politique.

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Martine Vassal, présidente du CD13 et de la métropole AMP (Photo archives Destimed/RP)

"On n’est jamais si bien servi que par soi-même", c’est donc par des vœux pour elle-même que Martine Vassal a ouvert cette cérémonie en direction de la presse « qui fait se rencontrer journalistes et élus ». Elle promet de réunir celle-ci, « pour d’autres vœux », par exemple au sein de la chapelle du Musée Arlaten, d’Arles, « un endroit magique ». Celle qui est née pour gagner acterait-elle déjà sa victoire lors des prochaines départementales ?

Face à la Covid-19 Martine Vassal n’hésite pas à parler de combat : « Un vrai combat, parce que protéger sa population, l’économie, le tissu associatif, cela demande une énergie folle et je dirai même que, quelque fois, c’est violent, quand des proches sont atteints par cette maladie, autour de nous, quand on perd des êtres chers ; c’est violent quand certains entrepreneurs sont au bord du gouffre, parce qu’ils savent que leur activité disparaît. Notre mission, elle devient vraiment essentielle et, pour sauver des vies, il faut aller le plus loin possible, le plus vite possible, le plus fort possible et c’est ce que nous faisons, aujourd’hui ».

Sans le Département et la Métropole : « tout s’effondrerait dans toutes les communes du département »

Martine Vassal ne manque pas de rendre hommage à ses équipes avant d’affirmer que, sans l’action des deux collectivités qu’elle préside, « tout s’effondrerait dans toutes les communes du département. C’est toute l’économie du département qui, aujourd’hui disparaîtrait ». Alors, dans un contexte d’une société « sous assistance respiratoire », elle indique avoir déjà beaucoup dépensé.

« La crise a déjà coûté, sur l’année 2020, plus de 220 millions d’euros »

Elle avance : « La crise a déjà coûté, sur l’année 2020, plus de 220 millions d’euros, aux deux institutions, achat de masques, organisation de campagnes de test, éviter que notre tissu économique ne s’effondre complètement, aider les plus fragiles, aider les associations, aujourd’hui, le sujet majeur, c’est la vaccination ». Évoque la question du nombre de centres de vaccinations, dans les Bouches du Rhône, « là où le gouvernement en demandait 6, j’ai très vite proposé 54 centres possibles, pour finalement en avoir 29, un chiffre qui s’adapte tous les jours, au rythme de la distribution des vaccins » et souligne « l’approvisionnement, aujourd’hui, n’est pas à la hauteur de nos espoirs » sans que cela l’empêche d’agir « depuis hier, le département a décidé d’accélérer la campagne de vaccination, en acheminant lui-même les doses de vaccin, depuis la pharmacie centrale de la Timone, vers l’ensemble des centres de vaccination ».

« on ne peut pas sacrifier la vie des gens pour un simple zéro de plus sur les comptes »

Lance une idée qui la « taraude », pourquoi « ne peut-on pas en fabriquer (des vaccins) en grande quantité, par exemple, dans les usines d’autres laboratoires pharmaceutiques, où Pfizer pourrait trouver la production… je pense que quand l’avenir de la planète dépend de la quantité de vaccins disponible, pourquoi ne met-on pas tous les moyens disponibles à la disposition de tous, pour fournir le plus grand nombre de doses. Ce que j’espère, du fond du cœur c’est que ne n’est pas ni une question économique ni financière, (…) on ne peut pas sacrifier la vie des gens pour un simple zéro de plus sur les comptes de quelques labos pharmaceutiques »
Explique avoir puisé dans les réserves, comme un ménage qui puise dans « le bas de laine » mais indique avoir décidé « de ne pas augmenter les impôts et de rester aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui souffrent ». La présidente en vient à son ambition d’anticiper la relance, « dès que cette épidémie sera circonscrite … c’est notre deuxième obsession ».

Marseille : Département et Métropole ont rendu possible « ce que tout le monde avait promis mais que personne n’avait fait »

Martine Vassal se révèle être une opposante à tous les maires qui ont gouverné Marseille depuis les années 70 (y compris Jean-Claude Gaudin dont elle fut l’adjointe des années durant) : « Nous avons réalisé des promesses des années 70 ; (...) Nous avons tenu nos engagements et même ceux des autres en rendant possible ce que tout le monde avait promis mais que personne n’avait fait en attendant un moment propice toujours remis à plus tard... ». Et de citer « par exemple, à Marseille, nous avons fait le cours Lieutaud, le Jarret, la piétonisation de la Canebière, l’ensemble des routes qui sont autour du centre-ville, nous avons lancé le tramway Nord et Sud, nous faisons le Boulevard Urbain Sud après avoir fini la L2, je crois que c’est en 1936 ou 1938 que d’autres villes avaient déjà fait des contournements de leur centre-ville, bien avant nous ». Elle adresse ensuite au maire de Marseille « un petit message » : « À vous de jouer, la métropole est prête », et invite ainsi Benoît Payan à la rencontrer pour parler de projets. Elle met notamment en exergue un sujet -qui fait débat entre le Printemps Marseillais et l’opposition dont elle fait partie au conseil municipal- : la vidéo-protection pour laquelle elle se dit prête à consacrer « une enveloppe spéciale ». Puis rappelle encore avoir accéléré des projets, notamment à Aix-en-Provence, « où nous avons le premier grand réseau de bus électrique », ou encore à Arles, avec « le Musée Arlaten, pour une rénovation sans précédent pour mettre en avant notre culture provençale, notre identité, un projet qui avait été enterré, il y a au moins une vingtaine d’années ».

Discussion « en permanence avec le monde économique »

Dans cette crise, Département et Métropole discutent « en permanence avec le monde économique pour aller au plus près de ses besoins », explique Martine Vassal qui souligne la tenue d’« un conseil exceptionnel sur la commande publique et sur la facturation, pour bien nous mettre en cohésion avec eux parce que aucun retard n’a été pris, ni sur les appels d’offre, ni sur les commandes ni sur les fracturations ». Elle ajoute ne pas oublier « les plus fragiles, notamment en distribuant des paniers-repas, en fournissant des dizaines de tonnes pour la Banque Alimentaire, en aidant les étudiants aussi, avec des épiceries solidaires ». Elle dit rester aussi aux côtés du monde de la culture et du sport et annonce que leurs associations « conserveront la totalité de leurs subventions … pour l’année 2021 » avant de préciser qu’il s’agit de 4 500 associations, subventionnées par le département. Concernant la culture, elle suggère d’imiter ce que fait l’Espagne, ouvrir, avec un protocole sanitaire, les lieux de spectacles : « On ouvre des théâtres en faisant des tests rapides, PCR, à l’entrée, en gardant les gestes barrière, pour garder intacte la capacité de production des artistes ».

« Exonération de CFE (Cotisation foncière des entreprises) »

Martine Vassal veut également transmettre un message d’espoir : « La relance elle est devant nous, elle va arriver ». Cite le Plan de relance et les 3,6 milliards « qui seront accordés, au département, à la métropole, entre 2021 et 2023 ». Veut accroître l’attractivité du territoire. Entend faire voter l’exonération de la CFE (Cotisation foncière des entreprises) « pour les entreprises qui viendront s’installer chez nous dans les trois ans et même pour celles qui feront une extension de leur activité. » Rappelle les filières d’excellence locales « toujours en pointe … l’aéronautique, le maritime, la logistique, la santé, l’innovation, l’environnement, … qui ouvrent des perspectives incroyables, comme la création de la plus grande usine d’hydrogène vert, en Europe, à Châteauneuf-les-Martigues, Massilhia », qui est née de l’alliance entreTotal et Engie. « La transition énergétique est d’ailleurs au cœur de notre réflexion puisque les Bouches-du-Rhône sont le numéro un français de la voiture électrique (...) grâce à notre prime de 5 000 euros ». Parmi les plus de 80 chefs d’entreprises qui se sont installés sur le territoire, Martine Vassal fait témoigner Tony Rabar, un chef d’entreprise australien qui vient de choisir d’installer son siège social à Aix-en-Provence.


Questions-réponses

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Martine Vassal (Photo archives Destimed/RP)

A propos de la vidéo-protection - Martine Vassal tient à ajouter à propos de sa proposition de rencontre, adressée au maire de Marseille de discuter avec lui, de vidéo-protection. Elle revient à ce propos sur son investissement de 250M€, pour Marseille, à raison de50 M€ par an, dont il reste un reliquat...

Les dossiers Marseille : Elle indique avoir rencontré Michèle Rubirola et attend de rencontrer le nouveau maire, Benoît Payan pour évoquer nombre de dossiers. Concernant le Plan de relance, elle avance : « il y a plusieurs niveaux d’entrée, régionale, départementale ou communale ». Indique avoir vu les présidents de territoire de la métropole pour arriver à un total de 3,6 milliards de projets qu’elle va défendre à Paris.

La mobilité et les prochaines échéances électorales : Martine Vassal évoque le dossier de la mobilité et celui des élections en reconnaissant que ces dernières ne sont pas aujourd’hui la priorité de la population.

« Enormément de dispositifs depuis que nous sommes aux affaires en faveur d’un habitat digne »

Martine Vassal en vient au logement social, dossier pour lequel elle s’attribue un satisfecit : « Nous avons pris énormément de dispositifs depuis que nous sommes aux affaires en faveur d’un habitat digne ». Lance, concernant la société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Spla-in), un scoop concernant le nom de son directeur, pour les jours à venir.

A propos de la gestion des déchets : Elle précise que ce sont les territoires qui s’en occupent et pas la métropole et qu’ils ont « une vraie volonté de diminuer le déchet à sa source » Indique que la pandémie « nous a montré que nous devions être plus respectueux de l’environnement ».

Pistes cyclables : des projets de territoire

Le plan vélo : cette question lui permet de préciser les compétences des Conseils de territoires par rapport aux compétences de la Métropole. « Ce sont des projets de territoire, je sais qu’ils sont très allant pour pouvoir faire le maximum de pistes cyclables ». Déclare les utiliser personnellement, souligne qu’elle demande aux présidents des territoires de réaliser un maximum « de pistes cyclables protégées ». Indique que « le Plan Vélo a été voté, en métropole et qu’il suit son développement ». Demande aussi de rajouter dans tous les projets des territoires « des modes de transports doux ».

Plan de relance : Martine Vassal insiste : « On peut encore prendre des sous »

Et enfin concernant la création d’une Halle des producteurs en centre-ville, elle déclare : « C’était un des projets de ma campagne électorale, je n’ai pas été élue, si le maire de Marseille la fait, c’est volontiers ».

Propos recueillis par Mireille BIANCIOTTO - Rédaction Michel CAIRE

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