Publié le 29 juin 2014 à 19h03 - Dernière mise à jour le 27 octobre 2022 à 17h55
Et ceux qui n’ont pas eu le bonheur et la chance de la connaître ont désormais la possibilité de mettre un visage sur le nom, un délicat bas-relief de bronze réalisé avec talent par Christine de Trincaud la Tour, le représente fidèlement. Et autour du visage saisissant, l’artiste aixoise a symbolisé le théâtre de l’Archevêché des années cinquante avec orchestre, arbre et décor de Cassandre.
Vendredi, donc, en présence de nombreuses personnalités qui avaient répondu à l’appel de Kathleen Fonmarty-Dussurget, Présidente de l’association Gabriel Dussurget et nièce de ce dernier, le bas-relief était dévoilé par Maryse Joissains-Masini, Maire, qui tenait, en cette circonstance, à faire venir à ses côtés son prédécesseur, Jean-François Picheral. Autres présences sympathiques et significatives, celles de Louis Erlo, qui succéda à Gabriel Dussurget à la direction du Festival et de Gabriel Bacquier, le baryton français qui fit les belles heures du théâtre de l’Archevêché sous Dussurget, mais aussi sous Erlo. Gabriel Bacquier, quatre-vingt-dix printemps cette année, qui disait à cette occasion combien sa carrière et lui-même étaient redevables à « l’archange » qui lui avait confié son premier rôle de Don Giovanni au Festival d’Aix-en-Provence.
Quelques minutes plus tard, c’est ce même Gabriel Bacquier, en pleine forme, qui remettait le prix Gabriel Dussurget à la soprano norvégienne Mari Eriksmoen qui fit les beaux jours de l’Académie Européenne de musique en 2009 et qui embrasse pour la première fois le rôle de Pamina, dans « La Flûte enchantée » qui ouvre le Festival le 2 juillet au Grand Théâtre de Provence. Rappelons que depuis 2006, ce prix récompense de jeunes artistes révélés par l’Académie européenne de Musique et le Festival.
Michel EGEA