Publié le 26 octobre 2018 à 11h27 - Dernière mise à jour le 28 octobre 2022 à 19h08
Un film coloré
Pour y parvenir Lukas Dhont a d’abord soigné la lumière et porté une attention particulière aux couleurs sublimées ici par le travail du chef opérateur Frank Van den Eeden. Le jaune, propice à symboliser le soleil par lequel Icare (personnage qui a guidé l’écriture du scénario) finira par se brûler, le bleu couleur associée aux garçons, et le rouge l’expression de la douleur et du sang, se croisent dans un va-et-vient permanent mettant en relief le corps et la psychologie de Lara. Le réalisateur a ensuite su diriger les acteurs, et en premier lieu Victor Polster, 15 ans à peine au début du tournage, qui est tout simplement «phénoménal». Magique et qui ne semble pas jouer, mais pour qui, fou de danse néanmoins souffrit le martyre pour faire des pointes. Lukas Dhont le filme au plus près et nous sommes conquis par sa performance physique et mentale. Un immense film où la chorégraphie est enrichie d’un travail exceptionnel sur la musique. Un chef d’œuvre et une leçon de vie.
Jean-Rémi BARLAND