Publié le 13 novembre 2018 à 22h59 - Dernière mise à jour le 28 octobre 2022 à 19h10
Pierre Niney, passeur d’émotions
Au centre de la toile on trouve Pierre Niney, méconnaissable en pompier brûlé, là encore, comme dans tous ses films passeurs d’émotion. «J’ai quitté ce personnage avec regret, confie-t-il, car il m’a bouleversé plus qu’un autre joué dans le passé.» Et d’insister sur la longue préparation physique exigée pour la crédibilité du rôle, l’épreuve des heures requises pour le maquillage et le démaquillage, truffant son témoignage d’anecdotes dont une particulièrement cocasse. «J’ai participé en tenue durant des semaines aux interventions des pompiers de Paris et un jour, raconte-t-il, je me suis retrouvé auprès d’un jeune blessé qui disait à ses camarades :” mais c’est un acteur lui !!!” , insistant tellement que les pompiers pour mieux le secourir m’ont demandé de m’éloigner. » En signe de reconnaissance pour son écoute, son engagement auprès d’eux, la puissance de son jeu, les pompiers de Paris ont d’ailleurs promu Pierre Niney au grade de première classe. Une distinction mentionnée non pas par l’acteur lui-même mais par un spectateur impressionné par son travail physique. Unanimement partagée l’impression des Aixois présents au Cézanne fut dithyrambique et remplie de reconnaissance.
Un cinéma de transmission
Frédéric Tellier qui n’a pas manqué de saluer la performance de tous ses comédiens, et en particulier celle d’Anaïs Demoustier d’une justesse inouïe, s’est montré à Aix d’une modestie confondante. Il signe en tout cas un grand film digne qui s’inscrit dans la droite ligne de son travail consistant à se détourner d’un projet visant à simplement divertir mais promouvoir un cinéma de transmission dans ce qu’il a de plus exigeant, de plus solaire et de plus universel.
Jean-Rémi BARLAND
«Sauver ou périr» de Frédéric Tellier. Sortie nationale le 28 novembre