Publié le 14 novembre 2018 à 8h16 - Dernière mise à jour le 28 octobre 2022 à 19h10
Huit jours après l’effondrement d’immeubles de la rue d’Aubagne (Marseille, 1er), Martine Vassal, présidente de la métropole Aix-Marseille Provence et du département des Bouches-du-Rhône a annoncé lors du Conseil de territoire Marseille Provence qu’elle proposerait «sous dix jours» un plan à l’ensemble des acteurs locaux afin de résoudre «cette question essentielle de l’habitat indigne.» Avant d’ajouter que la réussite est conditionnée à trois exigences : la mobilisation de tous les acteurs concernés, l’adaptation des textes et des lois, et des moyens humains et financiers considérablement renforcés … Et considère : «Nous devons être impitoyables avec les marchands de sommeils et les syndics voyous.»…
-La mobilisation générale de tous les acteurs concernés : l’État, les collectivités locales, les bailleurs sociaux, les propriétaires privés, les syndics, la CAF, l’Adil. Il faut mettre chacun devant ses responsabilités.
-Une adaptation des textes et des lois est nécessaire pour agir encore plus vite et encore plus fort sur les copropriétés dégradées. Il faut que nous arrivions à simplifier et à alléger les procédures pour réduire les délais.
-Des moyens humains et financiers considérablement renforcés pour une lutte vraiment efficace contre l’habitat indigne et insalubre. Rien ne se fera sans argent.
Ce travail doit se faire dans la sérénité et l’apaisement, loin des polémiques et des outrances politiciennes. Il est hors de question d’entendre vociférer devant les médias quand on a la charge de trouver des résultats rapides, probants et indiscutables. En revanche, il est inadmissible qu’une infime minorité de propriétaires profitent de la misère des gens pour faire tout simplement du fric, j’ai bien dit faire du fric. Nous devons être impitoyables avec les marchands de sommeils et les syndics voyous. J’ai souhaité, au titre de la Métropole, m’associer avec la ville de Marseille pour prendre en charge financièrement une partie de l’audit diligenté par l’État. Je proposerai, sous 10 jours, un plan à l’ensemble des acteurs locaux afin de résoudre cette question essentielle de l’habitat indigne. Le débat d’aujourd’hui vient de nous le prouver : il n’y a aucune fatalité, que nous ne puissions résoudre tous ensemble. Nous avons comme toujours une obligation de moyens mais surtout, en tant qu’élus, une obligation de résultats. Enfin, nous continuerons à aider Marseille et les Marseillais comme nous faisons depuis 3 ans au Département. Avant la fin de l’année, en complément du grand projet habitat, le projet centre-ville sera définitivement présenté et des plans d’actions seront lancés. Alors comme à mon habitude, je vais vous le redire : oui, je suis déterminée ; oui, je ne m’intéresse absolument pas aux calculs politiques à la petite semaine. Je n’ai pas été élue non plus pour mettre la poussière sous le tapis. Jamais je n’oublierai le fil de mon engagement, le fil de ce que je veux faire : travailler et agir tous ensemble pour que l’avenir de notre ville principale, Marseille, et celui de la Provence, soit vraiment assurée.»