Publié le 4 juin 2021 à 22h42 - Dernière mise à jour le 31 octobre 2022 à 18h02
L’entrée est discrète mais elle révèle des trésors. La galerie, La Grande vitrine, offre un superbe panorama de la jeune garde photographique africaine. Implantée au cœur d’Arles, près du quartier général des Rencontres d’Arles, la galerie reflète la vivacité photographique du continent.
L’intériorité des êtres se dévoile
Les travaux des trois artistes présents dans les salles sont multiples mais tous interrogent. Ils explorent les questions d’origine, de construction de soi, se veulent militants et dénoncent les inégalités sociales ou encore dévoilent l’invisible à travers les rides des portraitsAlun Be, l’âme dans les sillons de la peau
Alun Be est originaire de Dakar. Il s’interroge sur notre société et questionne ce qu’elle a de pire, tel que l’oubli ou l’indifférence, ou de meilleur comme la capacité à s’élever dans le respect et l’acceptation de l’autre. Une voie qui, pour l’artiste, apporte une nouvelle conception de soi. Alun BE travaille sur la façon dont le corps retranscrit notre histoire personnelle au travers du mouvement, des expressions, des traits, des sillons de la peau. Empowering Woman met en lumière la femme. Le photographe oppose aux oppressions successives qu’elle a subies au cours de l’histoire, un regard centré sur le visage. Il attire l’attention sur ce qui en révèle l’âme comme pour souligner l’importance que l’on se doit d’accorder à ceux qui sont parfois ou trop souvent invisibles.