Fos-sur-Mer. Trois ministres pour parler transition énergétique dans la zone industrialo-portuaire

Publié le 18 novembre 2024 à  8h00 - Dernière mise à  jour le 25 novembre 2024 à  12h10

« De  mémoire d’élus et de chefs d’entreprise, entend-on, c’est la première fois qu’autant de ministres se déplacent dans la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer» où bat la décarbonation. En effet, Antoine Armand (Economie), Marc Ferracci (Industrie) et Olga Givernet (Énergie) étaient sur le site d’Elengy, qui exploite trois terminaux méthaniers en France, dont Fos Cavaou et Fos Tonkin en Méditerranée. Le signe que Fos compte désormais dans la politique de réindustrialisation de la France. Que le site sera un acteur essentiel à l’avenir.

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Antoine Armand (Economie), Marc Ferracci (Industrie) et Olga Givernet (Énergie) étaient dans la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer © Joël Barcy

 « On parle de Fos »

 Antoine Armand, le ministre de l’Économie a commencé par saluer l’action du collectif des industriels de Fos-sur-Mer. « Fos-sur-Mer ça parle en l’Europe . Quand je suis à Bruxelles avec mes collègues de l’économie et des finances ça parle. Quand j’ai visité ici le site pilote de construction d’éoliennes en mer, ça parle partout en Europe parce ce qu’on est à la frontière technologique. Cette industrie décarbonée elle est souveraine et elle est pérenne ».

 40 à 50 000 emplois

En ouverture de session avec des élus et des chefs d’entreprise, Jean-Michel Diaz, le président du Groupement maritime et industriel de Fos (GMIF) a fait part des enjeux. « On a fait le choix collectif de la décarbonation sur ce site avant tout le monde. 31 projets sont répertoriés, cela représente 20 milliards d’investissements privés et 10 000 emplois directs. En comptant les emplois indirects on totalise 40 ou 50 000 emplois ». Mais, poursuit-il: «Aujourd’hui, il faut passer la surmultipliée, les infrastructures routières très insuffisantes. Les délais d’autorisation pour les permis et autres sont encore trop longs ». Jean-Michel Diaz rappelle : « La durée de vie d’un projet industriel, c’est 2 à 3 ans . Si on n’est pas capables d’apporter des certitudes aux porteurs de projets, ils iront les faire ailleurs. Si on loupe cette révolution industrielle c’est tout l’avenir de Fos qui est hypothéqué ».

« Une task force »

Message entendu, puisqu’«une task force va être mise en place à Bercy sous ma supervision avec le ministre de l’industrie», indique Antoine Armand. Cette task force aura vocation à aller toquer aux portes de tous les ministères concernés pour faire avancer les dossiers ». Le ministre de l’économie a aussi évoqué la liaison routière Fos – Salon pour laquelle « on devrait trouver des financements originaux et des solutions alternatives ».

« Une reconnaissance »

 Pour René Raimondi, le maire de Fos-sur-Mer, la venue des trois ministres « marque un tournant dans une période où on est sur du positif. Ce qui va être fait à Fos ne s’est jamais vu donc il important que les ministres soient conscients de ce qui se passe ici et des besoins. En tout état de cause Fos commence à être sur la carte et cela me rassure. On fait partie des zones qui doivent être focus sur lesquelles on doit se pencher ». Alors rassuré sur l’avenir ? « Écoutez, ils sont venus on va voir. Je le redit il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour alors on attend les preuves d’amour de nos ministres ».

Le ministre de l’industrie Marc Ferracci sera à nouveau à Fos avant la fin du mois.

Reportage Joël BARCY

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