Le temps additionnel a été fatal aux Olympiens qui perdent encore deux points à l’Orange Vélodrome.

Après Toulouse (0-0) et Lille (0-0), Strasbourg a quitté Marseille, malgré le froid, avec le sourire et des regrets car les joueurs de Patrick Vieira auraient pu s’imposer avec plus de réalisme en attaque. La soirée avait pourtant bien commencé pour l’OM qui débloquait le tableau d’affichage grâce à un coup de tête rageur de Samuel Gigot après trois minutes. Dominés, les Alsaciens entraient dans le match et mettaient leur jeu en place après quinze minutes. La seconde mi-temps a été presque une situation d’attaque-défense avec peu d’offensives des avants marseillais. L’OM subissait et perdait Geoffrey Kondogbia sorti blessé. Un coup-franc de Bakwa touchait la transversale de Pau Lopez (86e). Cinq minutes plus tard, le temps additionnel était fatal aux Marseillais. Sebas égalisait pour Strasbourg. Cette égalisation logique sur l’ensemble du match récompensait les efforts des Alsaciens qui auraient pu s’imposer à l’Orange Vélodrome.
Gattuso assume et ne se dérobe pas
Face à la presse, Gennaro Gattuso analyse ainsi le match : « C’est de ma faute. Peut-être que je n’ai pas été assez bon. C’est quelque chose qui s’est déjà produit, ce n’est pas la première fois et ça m’énerve. C’est ma responsabilité, en première mi-temps on a trop défendu et on l’a payé à la 92e minute. C’est ma responsabilité de faire en sorte qu’on progresse sur cela», reconnaît Gennaro Gattuso, qui n’a pas voulu se réfugier derrière les très nombreuses absences qui pèsent sur son effectif, entre les éléments partis à la Coupe d’Afrique des Nations (Chancel Mbemba, Pape Gueye, Amine Harit, Azzedine Ounahi, Iliman Ndiaye, Ismaïla Sarr) et les blessés (Valentin Rongier, Joaquin Correa).
« C’est facile de dire qu’il manque des joueurs mais je ne suis pas comme ça. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’absents, qui auraient pu nous donner quelque chose qualitativement, mais je ne me cache pas derrière ça», insiste-t-il avant d’ajouter : «Bien sûr, les cinq changements peuvent faire la différence et jouer ce genre de match avec la même équipe pendant quatre-vingt-dix minutes, c’est difficile. La CAN nous pénalise parce que les matchs changent après la soixante-dixième minute dans le foot moderne. Si on ne prend pas ce but à la 92e minute, on parlerait du match différemment. » Dimanche prochain, déplacement à Rennes en Coupe de France avant de recevoir Monaco samedi 27 janvier à 21 heures.
Gilbert DULAC