Publié le 13 mars 2020 à 16h05 - Dernière mise à jour le 31 octobre 2022 à 9h48
A quelques jours du scrutin, à la suite de la publication de sondages le 10 mars dans un quotidien régional, le Printemps Marseillais a tenu une conférence de presse pour revenir sur les enjeux de cette campagne, les possibilités qui s’ouvrent pour cette liste et répondre aux attaques subies par Michèle Rubirola, sa tête de liste. Entretiens avec Benoît Payan, porte-parole du Printemps Marseillais, tête de liste dans les 2e et 3e arrondissement et Jean-Marc Coppola, tête de liste dans les 15e et 16e arrondissements.

Destimed: Jean-Marc Coppola, vous êtes tête de liste du Printemps Marseillais dans les 15/16, au cours de cette conférence de presse, des journalistes ont évoqué les arrêts maladie de Michèle Rubirola, vous réagissez comment ? Jean-Marc Coppola: Je constate simplement qu’un certain nombre de candidates et de candidats n’ayant pas grand-chose à proposer aux Marseillaises et aux Marseillais font une campagne de caniveau, de dénigrements, de mensonges à partir de pièces qui sont confidentielles, qui sont ultra-confidentielles. C’est le secret médical… Je trouve cela affligeant car cela ne répond pas aux attentes et aux préoccupations des Marseillaises et des Marseillais. Vous savez je rencontre des familles qui, quand elles se lèvent ne savent pas si elles vont manger, ne savent pas de quoi sera fait le lendemain et je crois qu’il faut répondre surtout à cela sinon cela décrédibilise la politique au sens noble du terme. On a donc besoin d’un débat démocratique et de confrontations et surtout pas de telles attaques auxquelles Michèle Rubirola peut répondre très concrètement et a déjà répondu. (Lire ci-dessous) Vous annoncez espérer obtenir de bons résultats dans toutes les Mairies de secteur, qu’en est-il? En tout cas c’est notre ambition, y parviendra-t-on? Cela dépendra de la mobilisation des Marseillaises et des Marseillais. Surtout de ceux qui s’abstiennent parce qu’ils considèrent que la politique n’est pas utile à leur vie. Donc, jusqu’au bout, nous allons continuer cet effort de conviction, faire du porte à porte. Et nous sommes des centaines et des centaines: des militants, des militantes, des citoyennes qui sont convaincus qu’il faut un changement à Marseille, qu’il faut une gestion d’intérêt général, qu’il faut rattraper tous les retards dans tous les domaines, que ce soit l’école, le logement, les transports ou l’écologie. Jusqu’au bout nous allons essayer de convaincre que le seul vote utile pour qu’il y ait un vrai changement à Marseille c’est celui en faveur du Printemps Marseillais. Les Marseillais viennent de prendre 25 ans de mépris, d’abandon et de stigmatisation. Il y a une circonstance quand même aggravante pour l’abstention, c’est l’épidémie du coronavirus. Cela ne dépend certes pas de vous, mais qu’est-ce que vous avez prévu pour essayer de diminuer, voire d’éviter ce problème ? Déjà il ne faut pas sombrer dans la psychose. Je crois que c’est bien que les gens soient avertis, informés comme ils le sont. Après il ne faut pas dramatiser non plus les choses. Dans les bureaux de vote, les rassemblements ne seront pas imposants et il y a un certain nombre de mesures qui sont prises par l’État, par le gouvernement que ce soit en termes d’hygiène, d’approche entre les uns et les autres. J’allais dire que ce n’est pas plus dangereux et grave que d’être dans un supermarché ou dans un autre lieu de confinement. Donc ne nous faisons pas voler la démocratie à cause d’un virus qui est réel et dont il faut endiguer l’épidémie mais qui ne doit pas nous empêcher de vivre. Justement vous parlez de démocratie, c’est vraiment l’enjeu pour vous ? Oui, l’enjeu est là. Ou la population considère que la politique est utile et donc il y a une vraie vie démocratique avec des citoyens qui choisissent en toute connaissance de cause, ou alors on tombe dans une situation telle celle des États-Unis où 25 % des gens vont voter. Mais qui dirige à la fin? les marchés financiers. Donc, aujourd’hui, je crois que nous mesurons mal, y compris après la journée internationale du droit des femmes, la chance que nous avons de pouvoir décider de notre propre sort de notre propre avenir. Ne gaspillons pas cette chance parce que si on ne va pas voter c’est d’autres qui décident à notre place et donc il faut bien utiliser ce droit.