Rugby Pro D2. Déroute aixoise dans la Drôme 63 – 7 : presque la honte

On savait que le déplacement à Valence-Romans ne serait pas une partie de plaisir pour Provence Rugby face à une formation qui a besoin de points pour se maintenir. On pensait aussi que le retour de certains joueurs majeurs chez les Noirs pouvait permettre d’envisager le meilleur. Espoirs déçus ; et de quelle façon !

Destimed Provence Rugby 5
Totalement désemparé, Mauricio Reggiardo regarde ses hommes prendre essai sur essai sans jamais réagir. (Photo Capture d’écran Canal+)

Une claque monumentale. La défaite 63-7 sur le terrain de Valence-Romans est inacceptable et pourrait laisser des traces. On se disait qu’au retour d’une longue pause de trois semaines consacrée à des vacances, puis à un stage « de cohésion » du côté de Barcelone, avec le retour de certains cadres remis de leurs blessures, la reprise pouvait être heureuse dans la Drôme. Et c’est tout le contraire qui s’’est passé.

Rapidement menés 24-0 (25 ‘) les hommes de Mauricio Reggiardo n’ont jamais été en mesure de reprendre la main sur les événements ; et les sept points inscrits alors que Marrou purgeait un carton jaune chez leurs adversaires ne furent qu’un leurre. Une défense passoire, des fautes de main à tout va, une inconsistance inquiétante : que ce soit avec les titulaires ou avec les finisseurs, les Aixois n’ont jamais pu prendre le jeu à leur compte ou tout simplement réagir. Les quelques pertes de ballon à proximité de la ligne adverse ou au sortir de chevauchées héroïques de Drouet, l’un des seuls à s’être montré sur la pelouse drômoise, ont consacré une inexistence coupable et indigne des ambitions largement affichées par les Aixois.

Ce 63-7 fait désordre, pour le moins, et même si les résultats de la journée laissent Provence Rugby en bonne position en haut du championnat derrière l’intouchable Grenoble, il pourrait y avoir du souci à se faire rapidement si les choses restent en l’état. Gageons que Denis Philipon y sera allé d’une bonne gueulante, dans les minutes ou les heures qui ont suivi cette contre-performance, et que le staff aura de quoi faire à six jours de la réception de Dax. Vu la tête que faisait Mauricio Reggiardo sur le bord de la touche valentinoise vendredi en début de soirée (notre photo), la semaine risque d’être tendue…
Michel EGEA

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